Ermitage St-Antoine: un refuge pour l’âme
Par Lucette Bernier, LeBelÂge.ca
L’Ermitage Saint-Antoine, situé à Lac-Bouchette, au sud-ouest du lac Saint-Jean, est un lieu de pèlerinage, de retraite et de prière. Érigé en bordure du lac Ouiatchouan, serti au coeur d’une nature généreuse, le site a su conserver sa vocation première de lieu de retraite et de villégiature. En effet, lorsque l’abbé Elzéar DeLamarre acquiert, en 1906, une propriété de 10 lots face au lac Ouiatchouan, il le fait en souhaitant fuir les bruits de la ville et se reposer…
La petite histoire
En moins de 10 ans, le refuge privé de l’abbé DeLamarre devient un lieu de pèlerinage. Les gens aiment venir pour y prier, et l’abbé fait construire une seconde chapelle au côté de la première. Un jour, au cours de l’une de ses promenades méditatives, l’abbé découvre une grotte qui lui rappelle celle de Lourdes. Dès lors, à la dévotion à Saint-Antoine de Padoue, il ajoute celle dédiée à Notre-Dame de Lourdes.
La ferveur pour l’Ermitage Saint-Antoine prend son essor en 1912 avec l’annonce de la guérison miraculeuse d’un homme atteint d’un cancer, après qu’il eut prié près de la grotte de Lourdes. «Tant pis pour la quiétude!», s’est probablement dit l’abbé DeLamarre, et il décide de faire construire des résidences pour accueillir les pèlerins qui affluent. Après l’érection de l’Hôtellerie de la Grotte, du monastère des pères capucins et de l’Accueil Notre-Dame, ça a été au tour du centre culturel et, plus récemment, des pavillons d’hébergement Béthanie, Nazareth et Emmaüs. Les lieux de culte voient aussi le jour. En plus des chapelles Notre-Dame de Lourdes et celle de Saint-Antoine, il y a la chapelle Mariale, la chapelle en plein air, qui peut accueillir jusqu’à 1 000 personnes, et celle de la Fraternité des capucins.
Distribués sur l’ensemble du site, d’autres lieux de recueillement, plus intimes, sont érigés, comme la grotte de Lourdes, la Scala Santa qui rappelle l’escalier gravi par Jésus lors de la comparution devant Pilate, le chemin de croix et le calvaire, sculpté dans le bois par Louis Jobin.
Ce sont les pères capucins qui poursuivent, depuis l’été 1925, l’oeuvre pastorale de l’Ermitage. Ils sont venus s’y installer à la demande de l’abbé DeLamarre dont les capacités physiques allaient en diminuant à cette époque. Aujourd’hui, une dizaine de capucins, dont plusieurs têtes grisonnantes, tiennent le phare, bien secondés par des religieuses de la communauté des soeurs antoniennes de Marie, et par les employés, qui font un travail remarquable.
N.B. Spiritours organise chaque été un voyage organisé à l’Ermitage de Saint-Antoine au Lac Bouchette, pour plus d’information, cliquez ici.
« Un prêtre se doit de venir à Auschwitz », explique le P. Patrick Desbois
ROME, 19 février 2013 (Zenit.org) – Le voyage d’Auschwitz est un voyage difficile mais nécessaire pour un prêtre : « un prêtre se doit de venir à Auschwitz », explique le P. Patrick Desbois, de retour d’un voyage exceptionnel à Auschwitz, avec des personnalités catholiques et juives, des évêques de France et d’Espagne.
Une délégation conduite par le cardinal André Vingt-Trois s’est en effet rendue au Camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, et a rencontré le cardinal Stanislas Dziwisz, archevêque de Cracovie, et des membres de l’épiscopat polonais au cours de ce voyage dont le P. Patrick Desbois livre quelques clefs aux lecteurs de Zenit dans cet entretien.
Le cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques de France, et le P. Patrick Desbois, président de l’association Yahad – In Unum, et directeur du Service national français pour les relations avec le Judaïsme ont été présents durant l’intégralité du séjour.
Etaient également présentes des personnalités de l’Eglise de France, dont 9 évêques, et des évêques de différents pays, comme Mgr Nasser Gemayel, de l’Éparchie de Notre-Dame du Liban des Maronites, visiteur apostolique des Maronites pour l’Europe septentrionale et occidentale, 2 évêques espagnols, Mgr Afolfo Gonzalez Montes, évêque d’Almeria, président de la Commission épiscopale pour la catéchèse et le catéchuménat, et
À distance, au lu d’un article entre autres, l’Inde peut se voir, se pressentir et se décrire de maintes façons. En fait il y a autant «d’Indes» qu’il y a de visiteurs, chacun en faisant son expérience personnelle.
Le haïku d’entrée en est un exemple. L’inde c’est à la fois l’émerveillement et à la fois sonore… très sonore même. Est-ce à dire qu’il n’y a pas de silence ? Non, mais ils sont rares… il faut savoir les cueillir et, parfois, les cultiver.
Pour quiconque y dépose le pied une première fois il y a aura sûrement un «Ah !» d’allégresse après un si long voyage en avion tout aussi rapidement suivi d’un «Ahhh !» de bonheur au réconfort de la chaleur… puis d’un autre «Ahhhhhh !» rassuré par la prise en charge d’un transport (climatisé, déjà) vers le lieu d’hébergement.
Lors d’une première sortie, il y aura beaucoup de «Oh !» devant le nouveau, devant l’inusité, devant l’inattendu, devant le tumulte, devant la surcharge d’informations et de stimulations tout autant qu’aux incessants contacts causés par cette surpopulation si plus qu’active.
Puis, aux premiers réels efforts de communication, il y aura ces «Hein ?» que l’oreille portera instinctivement à la bouche devant
Dr Christine Angelard accompagne un voyage aux Bahamas sur un yacht privé avec Spiritours. Le programme comprend de la nage avec des dauphins sauvages dans leur milieu naturel, des conférences et des ateliers sur le thème « Laisser être ». Elle a récemment publié l’article suivant sur son blogue : 
Les dauphins sont de plus en plus utilisés pour favoriser des processus de guérison auprès de patients atteints de différents troubles de santé, psychologiques ou même physique.
Il semble que les sons des dauphins, sont un véritable langage, extrêmement complexe et développé, difficilement interprété par les scientifiques, mais parfaitement compris et interprété par la mémoire de nos cellules.
Ces sons de dauphins, de même que le chant des baleines, font partie de ce que l’on appelle le son primordial.
Le son primordial peut-être défini comme un son dont l’origine remonte aux tout début de la création et dont le souvenir est profondément inscrit dans la mémoire de chacune de nos cellules. Ce son vibre en parfaite harmonie avec l’univers.
C’est ce qui est recherché dans les mantras boudhistes ou de culture similaire, répétés sans cesse, ou dans la récitation de certaines prières en araméen: un son le plus proche possible de cette vibration primitive, qui enregistrée dans nos cellules est capable de remettre de la Vie profonde et vivifiante dans notre corps….
Tout est vibration: et notre corps composé de 75 % d’eau conduit et mémorise les vibrations auxquelles il est soumis( cf. les travaux de Masaru Emoto)
L’écoute du son primordial nous permet donc de réveiller les souvenirs enfouis dans
Au cours du synode sur la nouvelle évangélisation tenu à Rome en octobre dernier, le Patriarche de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, a dit: “Un pèlerinage dans les Lieux saints est un excellent moyen de raviver sa foi. Il permet de
mieux connaitre le cadre historique, culturel et géographique où sont nés les Mystères auxquels nous croyons.¨
Il y a 27 ans que j’accompagne et guide des pèlerins en Terre sainte (Israël, Palestine et Jordanie) et j’abonde exactement dans le même sens: la visite des Lieux saints confirme et renforce la foi de ceux et celles qui viennent les découvrir !
À l’agence de voyages Spiritours où je travaille, il nous importe, après une solide préparation et un intense pèlerinage, de faire un retour en groupe sur ce que les gens ont vécu. Et ce qui me frappe, c’est que beaucoup de personnes affirment découvrir, approfondir et même retrouver le goût de lire la Bible. Ils n’entendent plus ce qu’ils lisent personnellement ou écoutent aux célébrations de la même façon, et ce, autant pour l’Ancien que le Nouveau Testament. Ils ont dorénavant des images, des émotions, un vécu à l’intérieur de plusieurs des textes. Aussi les messes prennent un tout autre sens, plus profond, plus expérienciel.
Pour la plupart des pèlerins, ce voyage devient le début ou l’approfondissement très fort d’un parcours spirituel et ils deviennent des ¨porteurs¨ d’une Bonne Nouvelle qu’ils ont reçue et partagée pendant quelques jours auprès
‘’Et si la fin du monde était plutôt le début d’une ère de paix et d’intériorité? »
(article publié dans Le Journal de Rue, Janvier 2013)
Par Josée Godbout, en collaboration avec René Marchand
Avant-propos
Josée Godbout est coach en leadership de vie et créativité. Elle agit entre autre comme formatrice accompagnatrice dans le cadre de voyages de ressourcement en collaboration avec l’agence Spiritours. Elle revient d’un séjour à Riviera Maya, au Mexique, avec 13 autres participants canadiens, au moment historique où la fin d’un cycle du calendrier maya a fait dire à plusieurs qu’il s’agissait de la fin du monde. Josée nous amène plutôt à considérer le point de vue des mayas, à savoir que la fin d’un cycle annonce en fait le début d’un nouveau monde … Ce passage symbolique est un moment opportun pour contempler la vie à l’intérieur et à l’extérieur de nous, de façon à mieux orienter nos vies dans des actions créatrice qui font surtout sens au cœur de nos vies.
Nous avons tous parlé abondamment de la fin du monde comme si, tout à coup, le 21 décembre, tout allait s’arrêter. Et pourtant, nous sommes tous encore là, bien vivants, avec les mêmes enjeux qu’avant. Comme l’affirment les mayas, cette date est d’abord celle d’un passage, de l’ascension vers un nouveau cycle, vers un nouveau monde. Et c’est là un temps, une étape importante pour prendre le temps de se ressourcer, de faire un bilan, de contempler objectivement ce qui a caractérisé les derniers millénaires et ce que nous souhaiterions voir émerger dans un nouveau cycle de 5125 ans.
Un temps idéal pour la contemplation
Dans un monde ou tout bouge à vive allure, où le temps semble s’accélérer, où on se sent parfois prisonnier dans le tourbillon des évènements de la vie et du quotidien ; la contemplation est salutaire. Elle apporte l’équilibre, favorise l’action créatrice, régénère, et procure clairvoyance et sérénité. La contemplation révèle la constante transformation qui s’opère en nous et autour de nous. En prenant conscience de ce qui se transforme, nous sommes plus aptes à nous adapter, à s’ouvrir aux opportunités de la vie et aux changements pour lesquels il serait avisé de se mobiliser.
Le 21 décembre dernier, dans le cadre d’un voyage de ressourcement intitulé : « De la contemplation à l’action créatrice », nous étions 14 canadiens à vouloir vivre ce passage de façon symbolique. J’y agissais à titre de formatrice accompagnatrice. Nous étions en plein territoire maya, plus précisément à la réserve de la biosphère de Sian Kaan, un territoire protégé par l’Unesco. Cet endroit, d’une superficie de 1,3 million d’acres, est le plus grand territoire protégé dans les Caraïbes du Mexique.
Vivre une expérience de contemplation parmi les mayas à cette période particulière de leur histoire, était riche d’enseignements…
Marcher en silence dans le désert est une des plus haute forme de méditation qui existe. Le désert nous propose d’une part, le dénuement complet et, d’autre part, une multitude de richesses insoupçonnées. Il permet de prendre une pause, un temps d’arrêt et de s’extirper de notre mode de vie occidental, mode de vie dit « civilisé ». Le désert, c’est un paysage à couper le souffle, des dunes à perte de vue, un silence. On ressent une grande paix dans le désert où tous nos repères habituels s’évanouissent pour faire place à une nouvelle réalité intérieure.
Ginette Gaudreault
De fines rides apparaissent sur le lit du lac. Le vent se lève.
Ainsi, l’invisible se rend visible à l’oeil…
Mémoire d’un vieux conte zen.
À 600 milles à l’heure1…
Par Guy J. Giguère
C’est un peu là où je me situais, du moins où je pensais me situer, tant personnellement que professionnellement, lorsque j’ai débuté une certaine recherche pour un moment de calme, un lieu de paix.
Février 2004 et je terminais à peine un cycle d’un an qui m’avait apparu infernal : la fin d’une relation avec une personne qui m’était chère, le démarrage d’une petite entreprise de service jumelé au départ prématuré du seul associé, une redéfinition de l’objectif professionnel – une crise et une quête de sens tout à la foi – et, au tournant, la cinquantaine qui commençait à me narguer.
Bref, TOUT allait trop vite et j’avais l’impression de ne rien contrôler, d’être en pleine chute libre. Pour quelqu’un qui aime bien le plancher des vaches, c’est une sensation assez désagréable, parfois affolante… proche de la panique même. Il était temps réduire la vitesse. Mieux encore j’avais besoin d’une pause pour faire le point
J’avais toujours rêvé du Sahara !…Et c’est à ce moment, en furetant sur Internet et en y joignant mes mots clés ¨Sahara, méditation et paix¨ que j’ai découvert Spiritours… des tours pour la spiritualité ? Des voyages de ressourcement…c’était justement ce dont j’avais besoin. Un premier contact amical, une rencontre empreinte de simplicité m’a convaincu de ce désir d’aller marcher dans le désert et retrouver l’essentiel… en moi !
La nature faunique du Kenya est aussi riche que l’imagination puisse le permettre. Certes, il y a les gros félins – « Attention au chat ! » me disait-il en prenant une marche ensemble dans la savane, il avait le sens de l’humour Sinkolio Mpoe – les hordes d’ongulés (gazelles, élans, gnous, zèbres, topis, etc.) les buffles qui n’ont pas le sens de l’humour, les hippopotames, les rhinos, les gracieuses girafes, les oh-très-présents éléphants et les imprenables singes. Et si l’on pouvait se passer de toute cette faune, le Kenya demeurerait le paradis des ornithologues en herbes.
Mais voilà, cette faune a aussi ses difficultés. L’assèchement pour un a vu les lacs (Naïvasha et Nakuru) baisser de quelques pieds en une seule année. Là où je prenais pirogue l’an dernier pour aller à Crescent Island, je pouvais marcher « sous » le quai cette année ; je fais 6pi 2po. Puis le sympathique guépard qui nous a boudé cette année ; semble-t-il qu’il y a un marché pour les parcs privés. Il nous est alors aisé de comprendre la difficulté éthique qu’aurait un gardien de parc devant 10 000$ pour un bébé guépard alors qu’il n’en fait que 500$ ou 600$ par année et qu’il a probablement toute une dépendance à la maison ; rien de prouvé, des rumeurs mais il n’y avait pas de guépard cette année dans les parcs. Puis, l’année dernière, cette levée de l’embargo sur la vente de l’ivoire en stock qui a redonné à certains l’espoir de fructifier rapidement – nécessité et survie obligent – ce qui a donné lieu au braconnage des cornes dans le nord : éléphants et rhinocéros encore une fois victimes du besoin essentiel de certains, de la cupidité des autres.
« QUAND LE VOYAGE AU LOIN DEVIENT UN VOYAGE AU FOND DE SOI »
Comme son nom le suggère, Spiritours est un voyagiste non-conventionnel, spécialisé dans l’organisation de voyages de ressourcement pour petits groupes, dans un souci de tourisme équitable. La mission de l’entreprise est de permettre à des individus de s’arrêter pour faire le point dans leur vie, se ressourcer et favoriser la croissance personnelle et spirituelle
Pour Spiritours l’objectif suggéré est simple : faire un pas de plus, peu importe où chacun est rendu dans son cheminement. Le rythme et la liberté des croyances de chacun sont respectés. Les moments de silence sont encouragés pour un ressourcement en profondeur. Ce sont des voyages thématiques qui offrent des pistes de réflexion et des outils de croissance. Les lieux visités sont choisis avec soin pour favoriser la démarche. La nature occupe une place privilégiée. Elle conduit à la contemplation et elle est souvent le reflet des paysages intérieurs. Le rythme du voyage est plus lent que les circuits traditionnels afin de prendre le temps de se déposer, de s’imprégner des lieux et de se ressourcer. L’accueil mutuel est encouragé à l’intérieur des petits groupes afin que se développent la fraternité, l’estime de soi et des autres, le partage et l’écoute.
Le tourisme est devenu une marchandise alors qu’il devrait être avant tout la RENCONTRE; rencontre d’une autre culture, rencontre de soi et rencontre de l’Autre. Le tourisme équitable et solidaire doit permettre l’épanouissement du voyageur et de l’accueillant. Ses ressources doivent encourager l’économie locale et le développement durable des populations visitées. Afin d’encourager l’économie locale, Spiritours favorise
En ces années de grandes mutations, nous sommes en recherche pour trouver une façon de vivre la foi adaptée à notre aujourd’hui. Nous voudrions que nos eucharisties, par exemple, nous rejoignent davantage… mais aussi
découvrir une façon de témoigner de notre foi auprès de nos contemporains. Une suggestion alors pour nous sortir de nos habitudes, de cette routine qui nous sécularise si bien : prendre la route et retourner aux sources SUR LES PAS DE JÉSUS !
Un pèlerinage, c’est toute autre chose qu’un voyage «culturel» comme on en vit tant. C’est un séjour accompagné (je vous recommande vivement comme guide Mme Théa Van de Kraats de Spiritours) là où se sont déroulés ces événements dont nous entendons parler depuis notre enfance par la lecture de la Parole de Dieu dans nos prières, catéchèses et eucharisties. Bien sûr, rien n’est plus comme au temps où Jésus a marché sur ces chemins… et tant mieux ! Ce n’est pas de l’Histoire que nous allons faire, mais nous venons vivre une catéchèse, un «enseignement priant», là où tout s’est passé. Bien sûr aussi qu’on peut rencontrer Jésus ressuscité partout, et particulièrement auprès des plus démunis… mais quand il est possible de suivre cette démarche, une aventure très intense peut survenir…
Il y a dans ces pèlerinages quelque chose de quasi sacramentel. Lire la Parole tout en voyant le lieu où la tradition la fait se dérouler l’enracine en nous. Imaginez-vous priant le chapelet dans la Maison (grotte) de Marie à Nazareth là où l’ange Gabriel vint la visiter… ou encore, aidant à ouvrir le toit de la maison de Simon Pierre lorsqu’on veut descendre le paralytique devant Jésus… ou apercevant Jésus marchant sur les eaux du Lac de Galilée… ou suivant Jésus qui porte sa croix au milieu de ces foules de Jérusalem occupées à marchander le long des rues… Ceux qui ont vécu le pèlerinage savent de quoi je parle : après le pèlerinage, rien n’est plus pareil lorsque nous écoutons la Parole… Nos eucharisties, nos temps de prière bibliques, nos rosaires nous transportent ! Et les mots nous viennent pour en parler abondamment !
De retour à Montréal après avoir fait l’ascension du Kilimanjaro en Tanzanie, le commandant Robert Piché était fier de son équipe. Les 11 participants à l’expédition et lui-même ont vécu des moments hors du commun et parfois éprouvants en marchant sur la plus haute montagne d’Afrique. Tous les membres de l’expédition et le Commandant lui-même ont atteint le sommet du Mont Kilimandjaro le 2 octobre vers 2h45 dans la joie et l’allégresse.
L’ascension du Kilimanjaro est un exercice de persévérance pour tous ceux qui réalisent ce genre de défi car la montagne culmine à 19 340 pieds soit 5 985 mètres. La préparation d’une telle expédition requiert minutie et professionnalisme. Cela fut le cas avec plusieurs partenaires soucieux de notre bien-être et de notre sécurité comme l’agence Spiritours pour la coordination du voyage et de l’équipe de Tusker Trail responsable de la coordination sur la montagne.
Un gros merci aux participants et collaborateurs pour ce magnifique travail d’équipe puisque plus de 75,000$ ont été amassé au profit de la Fondation Robert Piché, qui vient en aide aux individus ayant des problèmes de dépendance, dans cadre de cette campagne de financement.
Stéphan Schneider, BAA
Fondation Robert Piché
www.fondationrobertpiche.org
[Spiritours: Voici un article publié dans le Journal de Montréal le mardi 16 novembre 2010 suite au colloque sur le tourisme religieux au Palais des Congrès du 13 au 15 novembre 2010.]
Par: Stéphanie Saucier, Agence QMI
Avec la canonisation récente du frère André, les touristes religieux sont plus nombreux que jamais à envisager de plier bagage en direction du Québec et de Montréal. L’Oratoire Saint-Joseph doublera à lui seul son no
mbre de visiteurs au cours des prochaines années, croient des spécialistes. Fondateur et président de la World Religious Travel Assiociation (WRTA), dont l’exposition annuelle a lieu ces jours-ci au Palais des congrès, à Montréal, Kevin J. Wright est sans équivoque: le tourisme religieux prend de l’expansion partout dans le monde.
Comme l’Oratoire Saint-Joseph a été sous les projecteurs lors de la canonisation du saint frère André, M. Wright croit que le tourisme religieux et spirituel vers le Québec augmentera.
| DOSSIER À VOIR ou REVOIR |
«Normalement, quand une personne est canonisée, le nombre de gens qui visite sa ville double au cours des années suivantes. Ça devrait aussi arriver à Montréal», a affirmé M. Wright. Selon lui, ce n’est pas nécessairement le nombre de croyants qui a augmenté, mais plutôt la façon dont ceux-ci vivent leur foi. «Dans les années 1980, 1% des films, de la musique et des livres laissaient la place à la religion. Aujourd’hui, c’est 5%. Les croyants ont décidé qu’ils voulaient lire et voir des films portant sur la foi, et maintenant, ils veulent voyager», a-t-il expliqué. Ainsi, selon M. Wright, l’industrie du tourisme religieux s’est diversifiée. Certaines églises ont commencé à développer des programmes de voyages et produisent aussi de la documentation.
Propriétaire de l’agence de voyages de ressourcement Spiritours, à Montréal, Anne Godbout a vu sa clientèle passer de 100 à 1500 voyageurs en sept ans. «Notre volet de pèlerinage chrétien est très populaire et c’est probablement parce qu’on a renouvelé l’image du pèlerinage. On attire les jeunes, les adultes et les aînés, mais 80% de notre clientèle est composée de femmes», a indiqué Mme Godbout, qui croit elle aussi que la canonisation du saint frère André aura un impact positif sur l’industrie.
Conscients de ce regain d’intérêt envers la Belle Province, des sanctuaires du Québec travaillent en collaboration avec des associations touristiques régionales.
Siham Jamaa, analyste au réseau de veille en tourisme de l’école des sciences de la gestion de l’UQÀM, nous confiait récemment que le tourisme religieux est en croissance un peu partout dans le monde.
On remarqué aussi que certains préjugés et mythes tombent comme la croyance qu’il s’agit d’un tourisme rudimentaire et éprouvant et qu’il n’attire que des croyants fervents.
« On se rend compte que l’offre en matière d’hébergement peut être luxueuse et que les touristes ont des motivations diverses et variées: un défi physique, mentale ou son développement personnel. »
Spiritours vous invite à visiter le site du réseau de veille pour découvrir les nouvelle tendances ainsi que de nombreuses analyses pertinentes touchant le domaine du tourisme en général, dont trois analyses très intéressantes sur le tourisme religieux.
Spiritours est fière de permettre annuellement à des milliers de voyageur de réaliser leurs rêves en s’envolant aux quatre coins du monde. Toutefois, la préservation de la couche d’ozone et de l’environnement nous préoccupe grandement. C’est pourquoi, depuis l’automne dernier (2010), tous nos formulaires d’inscription offre l’option d’acheter des « crédits de compensation » lorsque les destinations incluent un trajet aérien.
Mais qu’est-ce qu’un « crédit de compensation » au juste? Le Crédit de compensation d’émission de carbone est un concept né au cours de la dernière décennie en Europe. C’est une monnaie non visible, échangeable, un peu comme le sont les actions à la bourse. Il est le cœur d’un système de compensation remarquable.
Illustrons le tout : vous utilisez votre voiture à essence tous les jours et, ce faisant, vous ajoutez une certaine quantité de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère. L’invention du crédit compensatoire (aussi appelé crédit de carbone) vous permet dorénavant de compenser cette pollution. Il suffit simplement d’acheter un nombre de crédits correspondant à la quantité de pollution que vous avez émise. L’argent versé sert ensuite à financer des projets qui réduisent autant la quantité de gaz à effet de serre que la quantité que vous avez ajoutée. Bref, au bout du compte, vous aurez eu un effet neutre dans l’atmosphère. Brillant n’est-ce pas ?
Mais dans quel projet Spiritours investi-elle cet argent? Disons d’abord que Spiritours ne sert que d’intermédiaire dans ce processus. Celui qui émet réellement ces crédits et qui reçoit, en échange, l’argent perçu par Spiritours, est un organisme sans but lucratif qui s’appelle Planetair.
Véronique Morin est directrice de projets chez Planetair. Nous lui avons demandé de nous en dire plus sur l’entreprise pour laquelle elle travaille. « Notre OSBL développe des projets d’efficacité énergétique et d’énergie renouvelable. Nous travaillons, par exemple, au nord du Madagascar, à démanteler un parc de génératrices très polluantes, fonctionnant au diésel, servant à l’alimentation électrique des habitants. Nous les remplaçons par un parc d’éoliennes qui produit de l’énergie renouvelable et non polluante. »
En tout, Planetair investit les sommes récoltées dans une dizaine de projets internationaux comme celui de Madagascar. « On s’occupe aussi de produire de l’électricité par biomasse en Inde, de construire une mini centrale hydroélectrique en Indonésie, etc. Chaque projet doit engendrer des retombés économiques locales comme la formation de la population touchée et la création d’emplois à long terme. « Car, précise-t-elle, les projets sont pris en charge par la population locale et non par des organisations internationales ».
« Toute personne sensibilisée à son impact dans l’environnement peut ainsi acheter des crédits sur notre site internet ou par l’un de nos partenaires (comme Spiritours). Que ce soit la personne qui conduit sa voiture ou celle qui voyage en avion, tout le monde peut faire une différence » ajoute Mme Morin.
Fait à noter, Spiritours offre à sa clientèle la possibilité de compenser les effets néfastes de leur vol aérien soit en totalité ou partiellement. C’est ainsi que l’on espère sensibiliser de plus en plus de voyageurs sur le rôle qu’il peut jouer afin d’assurer aux générations à venir qu’elles hériteront elles aussi d’une planète propre et féconde.
Inspiré du Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, ce genre de parcours s’est développé au Québec depuis une douzaine d’années. Bien que les pèlerinages revêtent un caractère religieux, tout marcheur peut participer, peu importe ses croyances religieuses ou les raisons qui le motivent. Le CHEMIN DES OUTAOUAIS longe la rivière des Outaouais, suit généralement des bords de routes peu fréquentées et des sentiers pédestres. Les marcheurs logent dans des locaux municipaux ou chez des communautés religieuses. Il y a 25 jours de départ à raison de six marcheurs par jour; et il est obligatoire de s’inscrire à l’avance puisque les lieux d’hébergement sont déjà établis pour les pèlerins-marcheurs.
CHEMIN DES OUTAOUAIS
L’itinéraire prend son départ à la basilique-cathédrale Notre-Dame, à Ottawa en Ontario, passe par le sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes, à Rigaud au Québec, tout en longeant la rivière des Outaouais, et prend fin à l’oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, à Montréal, le sanctuaire fondé par le saint frère André, canonisé par Benoit XVI en octobre dernier. L’itinéraire peut se prolonger jusqu’au sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré (375 km), situé à 30 kilomètres à l’est de la ville de Québec, en s’inscrivant au Chemin des Sanctuaire Montréal – Sainte-Anne-de-Beaupré.
Longueur : 230 km
Nombre de jours : 12
Période des départs : du 25 mai au 18 juin
Renseignements : 819 777-6023

Nous ne nous en rendons pas toujours compte mais nous sommes profondément marqués par l’idéologie dans laquelle nous baignons, celle du capitalisme. Nous prenons en achetant ce qu’on nous fait désirer par la publicité; nous exigeons puisque nous payons; et nous voulons tout, tout de suite Il en va de même en voyage : nous exigeons et prenons les services que nous avons choisis et pour lesquels nous avons payés. C’est ce qu’on appelle le «tourisme» capitaliste.
Mais ce n’est pas la seule façon de voyager. On peut choisir de partir dans un tout autre esprit : celui de recevoir. Au lieu d’exiger, de prendre, de tout planifier, de nous méfier de tout et de tous, … nous pouvons au contraire aller avec un esprit qui attend, qui patiente, qui espère, qui cherche à rencontrer soi-même, les autres et aussi Dieu; un esprit qui croit que tout est possible même quand cela paraît improbable ! C’est un tout autre esprit, c’est l’esprit du véritable «pèlerinage» dans la communion.
Et cet Esprit nous vient du Seigneur Jésus lui-même. Lorsque nous contemplons sa vie à travers la Parole, les Évangiles particulièrement, nous constatons que jamais le Seigneur ne demande ni n’exige pour lui; au contraire, il attend tout de son Père et des autres. Jésus n’a pas été un «touriste» sur la terre mais l’authentique «Pèlerin».
Un pèlerinage dans l’esprit chrétien, peu importe où nous allons (Charlevoix, monastère, désert, Compostelle, Terre sainte, etc…), c’est essentiellement un moment reçu pour redécouvrir ou approfondir la spiritualité avec le Christ : vivre comme lui, nous «recevant» tout entier de son Père, chacun dans les nécessités de son état de vie. Après cette expérience de dépaysement, c’est notre vie de tous les jours qui peut, en contradiction avec le monde, devenir pèlerinage ! Bonne route…
Christian Bourgault, ptre
L’émission C’est ça la vie a présenté le tourisme spirituel comme une tendance, vendredi 11 mars dernier à l’antenne de Radio-Canada. (photo ci-dessus: l’animatrice Marcia Pilote avec Anne Godbout, directrice générale de Spiritours).
Vous pouvez visionner l’émission en ligne : www.tou.tv/c-est-ca-la-vie/S2010E120
Résumé de l’émission:
Le tour du monde à pied avec Jean Béliveau
Le 18 août 2000, jour de son 45e anniversaire, Jean Béliveau a entamé un tour du monde à pied. Vivant une déprime aiguë, il a entrepris ce voyage pour trouver un sens à sa vie. Depuis son départ, il a marché près de 75 000 km, pendant 4000 jours, dans 64 pays… et usé une cinquantaine de paires de souliers! Il témoigne aujourd’hui de ce périple un peu fou, mais riche en découvertes, sur le plan tant humain que culturel.
Le tourisme spirituel
Vous connaissez probablement des gens dans votre entourage qui ont fait le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle ou tout autre type de marche spirituelle. Le tourisme spirituel est en vogue et, avec l’influence du yoga et de la méditation, les gens se rendent de plus en plus loin pour se recueillir. Notre reporter Evelyne Asselin a rencontré trois résidents d’Edmonton qui se sont rendus au printemps dernier à Bangkok, en Thaïlande, pour une retraite de méditation. Une expérience de partage loin des cloisons religieuses.
Une agence pour voyages spirituels
Les agences de voyages ne s’y trompent pas en offrant de nouveaux produits, notamment des voyages spirituels ou de ressourcement, qui sont de plus en plus populaires auprès des voyageurs. Nous accueillons aujourd’hui Anne Godbout, fondatrice de Spiritours, une agence basée à Montréal qui offre de nombreux pèlerinages. Du yoga en Inde ou en Californie à la méditation en Thaïlande, d’une visite de sites toltèques en Amérique latine à des séjours en Terre sainte, là où la religion occupe une place centrale, nous vous invitons à sortir des sentiers battus!
Par l’abbé Christian Bourgault
Au matin de Pâques (Évangile de la nuit de Pâques), Jésus dit aux femmes venues au tombeau : «Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront.» (Mt 28, 10)
Avant d’envoyer ses disciples partout dans le monde, le Seigneur ressuscité les renvoie en Galilée; pourquoi ? Pour qu’ils se souviennent de tout ce qu’il leur a enseigné. Et Celui qui va leur faire souvenir de toutes ces Paroles de vie, c’est l’Esprit. (Jn 14, 26).
C’est toujours touchant lorsque nous vivons un pèlerinage sur les Pas de Jésus de voir comment l’Esprit nous touche ! En effet, nous entendons les Évangiles depuis longtemps, nous cherchons à les vivre… Mais en Galilée, dans ces lieux qui ont pourtant bien changé depuis deux mille ans; ces endroits parfois où il y a trop de monde et de bruit à notre goût… L’Esprit est là et désormais nous ne pouvons plus entendre ces Paroles de la même façon. Il y a une «connexion» qui se fait chez bien des gens. C’est certainement ce que les Apôtres ont eux-mêmes vécu et qui les a aussi poussés à revenir à Jérusalem pour là aussi se «ressouvenir», faire mémoire. Et l’annoncer. Ce n’est pas pour rien que depuis les commencements, les chrétiens ont gardé précieusement la mémoire de ces lieux où Jésus est passé. En parcourant leur histoire on voit comment ils ont été préservés pour servir de lieux kérygmatiques et catéchétiques au moment favorable.
Je n’ai encore rien dit de l’Esprit Saint… En fait, je ne peux que témoigner de sa Présence là-bas… pour l’avoir «rencontré». Je sais que je n’écoute plus l’Évangile de la même façon, que je ne prie plus le chapelet ou le Chemin de Croix de la même façon. Jésus est vivant aujourd’hui et lorsque nous prenons ce temps uniquement pour lui en sortant de chez nous, pour le rencontrer, pour entendre sa Parole, alors oui l’Esprit n’est pas un discours si théologique soit-il… mais Quelqu’un même de la Trinité qui vient en nous pour nous faire connaître Jésus et son Père.
Christian Bourgault, prêtre au diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et guide spirituel de l’Assemblée des Ordinaires Catholiques de la Terre Sainte
L’abbé Christian Bourgault accompagnera un pèlerinage en Terre Sainte avec Spiritours du 24 octobre au 5 novembre 2011 Pour information : 514-374-7965, 1-866-331-7965, www.spiritours.com
C’est avec beaucoup d’enthousiasme que les quatre sanctuaires nationaux du Québec et les quatre associations touristiques régionales (ATR) concernées réalisent un premier plan de commercialisation touristique conjoint de leurs lieux de culte soit l’Oratoire Saint-Joseph, le Sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré, le Sanctuaire de Notre-
Dame-du-Cap et l’Ermitage Saint-Antoine de Lac-Bouchette. Ce plan a permis notamment d’avoir pour une première fois un kiosque a l’exposition annuelle de la World Religious Travel Association (WRTA) tenue du 13 au 16 novembre 2010 au Palais des congres a Montréal, de mettre en ligne un site Internet conjoint (www.sanctuairesquebec.com) et de produire une brochure promotionnelle commune en français et en anglais. L’objectif vise par le déploiement de ce plan d’action dynamique est évidemment de faire du Québec une des destinations de tourisme religieux les plus prisées du monde de par la qualité de son patrimoine unique, a commencer par ses quatre sanctuaires. Selon des données récentes, les quatre grands sanctuaires nationaux du Québec attirent ensemble chaque année quelque trois millions de visiteurs, devenant ainsi la première attraction touristique du Québec!
(extrait du communique L’Ami du frère André, publie par L’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal)
Le 17 avril dernier, Madame Anne Godbout présentait, à la cathédrale de Québec, une conférence intitulée « Le tourisme spirituel et religieux contemporain » dans le cadre de la sixième et dernière Conférence Notre-Dame de la saison 2011.
La directrice et fondatrice de Spiritours y a d’abord rappelé ce qui l’a amené à créer, voilà huit ans, une agence entièrement dédiée aux voyages de ressourcement. Puis elle a donné quelques exemples de ce qu’est le tourisme spirituel et religieux contemporain. Dans son exposé d’une quarantaine de minutes, elle a également apporté un éclairage particulier aux concepts d’économie de communion, de spiritualité, de pèlerinage, de tourisme religieux et de tourisme équitable.
Madame Godbout, dont l’agence fait maintenant voyager en moyenne 1500 personnes par année, a conclu son allocution en soulignant l’influence majeure que le mouvement des Focolari a exercé dans sa vie et dans sa manière d’entrer en relation avec ses employés, ses fournisseurs, ses clients et même ses compétiteurs… Un entretien à voir et à revoir sur le portail média ECDQ en cliquant ici.
Par: Marilyne Arpin, accompagnatrice sur le Chemin de Compostelle avec Spiritours
À 20 ans, je prenais un billet d’avion ouvert un an pour l’Europe dans le but de me découvrir. Cinq jours avant mon départ, quelqu’un me parla du Chemin de Compostelle et je décidai que ce pèlerinage ferait parti de mon aventure.
Par ce témoignage, je n’ai pas la prétention de vous dire que faire le Chemin est LA route à suivre, mais plutôt, je viens vous livrer mon expérience, de comment il a su me transformer. Pourquoi ce besoin d’aller chercher au loin ce que nous pouvons trouver dans notre salon? Lorsque nous enjambons cette route conduisant à Jacques, nous ne sommes plus M./ Mme untel, exerçant telle profession, mais devenons un homme/ femme, marchant vers un but encore lointain, ne laissant pour choix d’autres conditions que celle de pèlerin. Cette soif inexplicable d’entreprendre le long chemin menant à Santiago, chacun a certes ses raisons de marcher et suivre cet appel vers l’apôtre. Isolé de toutes distractions de la vie quotidienne, Compostelle nous permet de renouer avec soi et de faire le vide du tourbillon de la vie en permettant de se remplir du silence qu’offre le Chemin.
Les ampoules ont accompagné mes premiers jours de marche, et j’ai appris que vouloir, ce n’est pas toujours pouvoir. Mais, j’avais le choix; prendre le premier train et rebrousser chemin, ou encore, repousser mes limites et apprendre à me surpasser. J’y ai découvert la force de croire et de faire confiance que le Camino m’offrirait ce dont j’avais besoin, que ce soit d’un lit une fois arrivée à bon port ou quelque chose me mettre sous la dent chemin faisant.
Selon moi, Le Chemin commence une fois qu’on le croit terminé. Ce que l’on ressent, les leçons de vie que l’on apprend, ne sont pas tangibles; toutefois, elles demeurent en nous et les expériences vécues contribuent à changer notre perception de la vie. Aujourd’hui encore, je reste à l’écoute de ma voie intérieure, avec qui j’ai dialogué sur les sentiers et qui m’a indiquée les flèches à suivre, pour poursuivre mes projets du quotidien. À vous, chez lecteurs, je vous le demande à mon tour : en quoi êtes-vous à l’écoute des signes qui vous entourent afin de parcourir votre propre Pèlerinage?
Parlons-nous de tourisme spiritu
el ou de tourisme religieux fut l’une des premières questions de Franco Nuovo lors de ma participation à l’émission Sans préliminaires le 26 juillet dernier. Je lui ai répondu que selon moi les deux vont de pair puisque spiritualité et religion sont intimement liés quoiqu’il soit important de faire la distinction entre ces deux réalités. Mathieu Boisvert, professeur en sciences des religions à l’UQAM et invité aussi à la même émission, disait que tout ce qui est religieux est spirituel, je suis d’accord sur ce point, et que tout ce qui est spirituel est religieux, alors là je ne suis pas d’accord et je suis encore étonnée de cette affirmation de la part d’un professeur en sciences des religions. J’aimerais bien qu’il me donne sa définition de la religion (je l’ai d’ailleurs invité à participer à ce blogue). Selon mes connaissances et mon expérience, la spiritualité est plus large que la religion en ce sens qu’elle concerne tout ce qui donne un sens à la vie, tout ce qui touche le plus profond et le plus authentique de l’être humain. Spiritualité vient du mot spiritus, qui veut dire esprit, elle ne peut ni se voir ni se toucher mais on peut en percevoir les effets dans notre vie, elle implique aussi l’idée de croissance personnelle. Il est possible de ressentir le besoin d’une vie spirituelle et de s’engager dans une démarche de croissance intérieure sans pour autant appartenir à une religion ou être pratiquant. Le besoin religieux prend sa source et peut s’approfondir dans une démarche spirituelle alors que le besoin spirituel peut se situer et s’épanouir hors du religieux. En posant cette distinction, nous voulons tout simplement nous ouvrir à la vérité du cheminement spirituel qui rejoint tout l’être et collabore à son mieux-être.
Nous voici donc à
l’automne. L’été est passé avec ses nouvelles pousses; l’hiver s’en vient avec ses courtes journées et sa froidure. Mais aujourd’hui c’est l’automne ! Plein des fruits, de graines, sont tombés sur le sol… et sont déjà promesses de nouvelles pousses au printemps prochain !
Ça me fait penser à notre Église… Elle vient d’avoir, les plus anciens s’en souviennent, un Été rempli de vie pastorale en notre société; il y a en vue un Hiver qui n’est pas encore arrivé… Mais nous sommes présentement dans un Automne. Nous avons cueilli plein de fruits au Concile Vatican II comme dans nos synodes diocésains et ceux-ci nous aideront à passer l’Hiver, encore une fois. Et reviendra un Printemps où l’Évangile, semé dans les sillons de notre culture - qui change beaucoup, et ce n’est pas fini ! -, lui donnera nourriture de sens… Jésus a dit qu’il sera toujours avec nous jusqu’à la fin des saisons (Mt28, 20)… et l’Église a traversé bien d’autres Hivers avec Lui !
L’automne, c’est aussi le temps de labourer les champs qui seront semés au printemps suivant. Un des moyens pastoraux qui nous font espérer l’avenir, ce sont les pèlerinages. Par ceux-ci, nous «labourons» notre cœur, nous le rendons ouvert à recevoir la Parole ! Aller au Tombeau du Christ ou sur celui des Apôtres, visiter les sanctuaires dédiés aux saints et saintes, s’arrêter dans les cimetières où reposent ceux et celles qui nous ont donné la vie et transmis la foi… Tous ces hauts lieux nous font garder l’espérance ! Et on le voit concrètement avec ces gens qui témoignent et s’engagent au retour de ces Sorties de foi…
Oui notre monde a changé, encore une fois. Mais la Parole de Dieu est toujours semée en notre terre par le Seigneur (Mc 4, 1-20). Que cet Automne de l’Église soit rempli de réserves pour l’Hiver et du désir d’un Printemps avec encore de nouvelles pousses !
Christian Bourgault, ptre
Guide spirituel de l’Assemblée des Ordinaires Catholiques de la Terre Sainte et de la Commission épiscopal des pèlerinages chrétiens et prêtre-accompagnateur de Spiritours
Par le Père Néhémie Prybinski, ofm, animateur spirituel pour Spiritours
30 sept : Arrivée à l’aéroport Jean-Paul II en fin d’après-midi où nous attendait Agnieszka, notre guide polonaise et qui, dans un français impeccable, nous parle de Cracovie en route vers l’hôtel Monopol. Tout le groupe s’y retrouve et déjà notre guide nous invite avant le repas du soir à venir découvrir le Vieux Cracovie qui est ceinturé par un parc (non pas linéaire mais bien circulaire) et qui passe en face de notre hôtel. Nous sommes à moins de 10 minutes de marche de la grande Place publique.
1 oct : En avant-midi, nous reprenons le Tour de ville débuté hier et, à pied nous traversons l’espace vert qui entoure le Vieux-Cracovie et qui fait 4 km. Une particularité : un joueur de trompette lance quelques notes à toutes les heures (24h/24, 7j/7) du haut d’un clocher de l’église Notre-Dame en direction des 4 points cardinaux. Ce geste rappelle à la mémoire des gens la sentinelle qui avertissait la population de dangers telles les attaques d’ennemis en sonnant de la trompette et qui est mort d’une flèche tirée dans le cou. Agnieszka, notre guide, nous raconte la légende du dragon Wawelski, qui dévorait les femmes vierges et qui a finalement explosé grâce à un subterfuge d’un paysan.
En après-midi, nous nous rendons en autocar au Sanctuaire où se tiendra jusqu’au 5 octobre le 2ième Congrès Mondial Apostolique sur la Miséricorde de Dieu. Une quinzaine de minutes nous séparent de l’endroit où Sr Faustine Kowalska a terminé ses jours, celle qui a eu la révélation de l’image de Jésus Miséricordieux et les mots suivants : « Jésus, j’ai confiance en Toi ! »
2 oct : Dimanche, jour du Seigneur, toute la journée s’est passée au Sanctuaire de la Miséricorde située à Łagiewniki, à moins de 10 km de l’hôtel. Ce site, nous le découvrons au fil des jours autant au niveau du sol
et aussi en s’élevant dans une tour comptant près de 300 marches et aussi 2 ascenseurs. Cette tour représente un mât d’un navire car l’ensemble du bâtiment symbolise un bateau de croisière avec Jean-Paul II à la proue et qui semble dire : « N’ayez pas peur, avancez au large ! »
Analyse rédigée Par: Siham Jamaa (Réseau de veille en tourisme de l’UQAM)
Malgré la baisse de la pratique religieuse dans le monde occidental, nous assistons au développement du tourisme religieux. Comment expliquer ce paradoxe et quelle est l’ampleur de ce phénomène? Une étude d’Amadeus indique que 55% des spécialistes du voyage interrogés lors d’une enquête attribuent à ce marché de niche un réel potentiel de développement et de croissance.
Le tourisme religieux, reflet d’une spiritualité moderne
Dans les sociétés occidentales contemporaines, la laïcité et la remise en question de la pertinence des institutions et des pratiques religieuses favorisent l’éclosion d’une dévotion dépourvue de toute pression sociale. La religiosité devient une démarche personnelle par laquelle les individus façonnent leur propre spiritualité en s’inspirant de différents courants philosophiques, religieux ou mystiques.
À l’image de la pratique religieuse, le tourisme religieux s’individualise et reflète une spiritualité plus contemporaine. Il vit une mutation et plusieurs experts prévoient que les visites aux lieux de culte évolueront plus ou moins avec la même intensité que dans le passé.
Le christianisme en Amérique du Nord
Pour mieux comprendre le potentiel de développement du tourisme religieux, il est nécessaire de considérer la place de la religion dans ces sociétés. Les États-Unis sont probablement un des rares pays occidentaux où l’Église continue d’être aussi présente dans la vie des gens. Voici quelques chiffres marquants.
La « révolution tunisienne » du 14 janvier 2011 a permis à la Tunisie de se démocratiser et d’acquérir plus de liberté pour les citoyens, notamment la liberté totale d’information et la levée de l’interdiction d’activité des
organisations de défense des droits de l’homme. Ce sont de très bonnes nouvelles pour le peuple tunisien! Que d’espoir pour un avenir rayonnant. Toutefois l’économie du pays souffre de la baisse du tourisme. Les tunisiens ont besoin de nos visiteurs maintenant plus que jamais!
Une journaliste de Tourisme Plus, Anne-Marie Parent, s’est rendue sur place en décembre 2011, en compagnie de Néji Gouider, directeur pour le Canada de l’Office national du tourisme tunisien, et de deux autres journalistes dans le but de rassurer les professionnels du tourisme et les voyageurs que la destination est tout à fait sécuritaire. Nous désirons partager avec vous certaines de ses impressions:
« Il semble que le tourisme ait repris à près de 50 % par rapport à l’an dernier. Ça remonte, mais il n’est pas encore rétabli, en raison de perceptions qu’ont les touristes potentiels… Le tourisme est assurément une des clés au redressement économique.
Afin de faire part aux professionnels du voyage et à leurs clients de la situation stable au pays, nous logeons à l’hôtel Africa, directement sur l’avenue Bourguiba, là où les manifestations ont eu lieu l’hiver dernier.
« Business as usual », diraient les Américains. Les Tunisiens sont nombreux à marcher sur la promenade de ce long boulevard; ils rigolent, parlent au téléphone cellulaire, s’arrêtent prendre un
Le 28 août 2011, le Ciel a accueilli un grand homme qui a laissé un héritage extraordinaire aux Québecois et à toute l’humanité. Jean Monbourquette, auteur de nombreux best-sellers, prêtre,o.m.i. et psychologue, a consacré une grande partie de sa vie a transmettre par ses livres et conférences, le fruit de ses études et de son expérience de vie, principalement sur le deuil, la mission de vie, l’estime de soi et le pardon.
Son livre A chacun sa mission m’a profondément marquée. C’est en faisant les exercices suggérés dans son ouvrage que j’ai eu l’inspiration de fonder Spiritours. On me l’avait offert en l’an 2000 alors que j’étais à un carrefour de ma vie et ne savais plus dans quelle direction m’orienter. Je suis partie en voyage avec ce livre dans lequel je me plongeais quotidiennement. Jean Monbourquette affirme justement que : « il est essentiel, surtout aux moments de transition de la vie, de se retirer de ses activités habituelles pour entrer en soi-même et réfléchir sur le rêve de son âme » et c’est justement ce que j’ai fait. L’expérience d’une immersion dans une autre culture combinée avec les réalités que je découvrais grâce au livre A chacun sa mission m’ouvrait les yeux, le coeur et l’esprit sur de nouveaux horizons du monde et de mon monde intérieur. Plus tard c’est devenu le slogan de Spiritours, mais c’est vraiment ce que j’ai vécu. Trois ans plus tard, en 2003, j’ai fondé Spiritours, un voyagiste spécialisé dans l’organisation de voyages de ressourcement afin de permettre à des individus de s’arrêter, de faire le point dans leur vie et de se ressourcer.
En 2007, je suis allée rencontrer Jean Monbourquette lors d’une conférence qu’il donnait au Centre Saint-Pierre afin de le remercier pour le cadeau qu’il m’avait fait à travers son livre et pour qu’il sache quels fruits il avait fait naître. Je l’ai invité à participer à un de nos voyages comme invité spécial et conférencier. Il a accepté, mais malheureusement, environ 10 jours avant le départ son médecin lui a interdit de faire ce voyage à cause de son anévrisme. Tous étaient très déçus, lui le premier. Heureusement une dame formée par Jean Monbourquette, Thérèse Landry, animait les ateliers et nous avons pu visionner une vidéo du père Monbourquette sur le thème de l’unique conférence qu’il devait donner. Deux ans plus tard il est venu nous rencontrer aux bureaux de Spiritours à Montréal avec Isabelle d’Aspremont. Nous planifions un voyage en France sur le thème du pardon, mais ce voyage fut, hélas, annulé. J’ai en souvenir une vidéo promotionnelle que nous avions montée avec lui et Télévision Sel et Lumière pour ce voyage. Il croyait en la mission de Spiritours et ça m’a beaucoup touché. Il va me manquer!
Anne Godbout
Pour une deuxième année consécutive, la croisière Vivre est un Cadeau aux Caraïbes nous a fait vivre des moments remplis de bonheur et d’émotions. En tant que co-animateur avec David Bernard, je fût ravi des invités et de leur participation aux ateliers. Le circuit de la croisière nous a fait visiter des lieux pittoresques et la température fût extraordinaire. Et grâce à l’excellente organisation Spiritours, tout était en place pour obtenir des comment
aires comme ceux-ci:
J’ai fait une croisière extraordinaire parce que j’étais avec des gens extraordinaires. C’est un de mes plus beaux voyages jusqu’à maintenant dans ma vie. Lucie, Montréal
J’ai ce matin tout plein de gratitude et d’amour parce que nous avons fait une superbe expérience de vie en participant à la belle croisière¨Vivre est un cadeau¨. Nous avons participé à de beaux ateliers qui nous ont faits comprendre encore plus la vie et nous en sommes ressortis avec de beaux gros souvenirs mais surtout avec beaucoup de gratitude que lorsque tu crois en toi, en tes rêves et que tu as la persévérance d’aller jusqu’au bout de ceux-ci tu reçois que de beaux cadeaux de toi-même mais encore plus de la vie.
Pour mon conjoint et moi, cette croisière est notre cadeau de reconnexion et d’un nouveau départ pour aussi longtemps que nous vivions. Lucie, Labrador City
Merci à Anne et son équipe et au plaisir de vous voir à la prochaine croisière en décembre 2012!
Cordialement,
Yves Groleau
Etreheureux.ca
Lorsque j’annonce à mes proches que je pars pour un pèlerinage en Terre Sainte les gens me souhaitent bonne vacances ou bien me disent : reposez-vous M. le curé, profitez-en bien!
Tout cela me touche mais en même temps me fait réfléchir sur le sens que je donne à accompagner des groupes pour leur faire vivre des pèlerinages. Cela m’amène toujours à me poser la question : pourquoi j’organise ce genre d’expérience?
Pour moi un pèlerinage c’est une grande aventure qui m’amène à méditer sur le sens même de ma vie et comment ma foi en est le fondement.
Nous portons tous de grands questionnements à l’intérieur de nous. En ce sens nous sommes tous dans la même barque, le même bateau, celui de la vie. Où va notre vie, dans quel sens le vent nous entraine-t-il? La vie va vite comme on dit souvent. Le temps passe à une vitesse vertigineuse et nous sommes souvent étourdis, pressé par ce temps. Nous n’avons pas le temps de comprendre où nous mène le temps. Voilà pourquoi un pèlerinage devient une source extraordinaire pour s’arrêter, pour prendre du bon temps. Un peu comme Jésus disait à ses amis : Venez à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu. (Marc 6, 30-33)
Un pèlerinage c’est un temps que je me donne pour aller à l’écart, pour prendre
Ils étaient 11 prêtres du diocèse de Québec à voyager en Terre Sainte en compagnie de leur archevêque, Mgr Gérald Cyprien Lacroix, pour vivre une retraite sacerdotale financée en partie par la Fondation À Dieu Va. De retour depuis le 21 février 2012, l’abbé Alain Pouliot nous partage son expérience.
« Notre objectif ultime était de revivre les moments clés de la vie de Jésus et de prendre le temps de s’imprégner des lieux. Nous avons vécu des moments d’une grande richesse spirituelle, historique et archéologique, notamment grâce aux commentaires du père Christian Eeckhout qui nous a accompagné lors du trajet gravitant autour de Tibériade et de Jérusalem.
Ce rendez-vous avec l’histoire chrétienne nous a permis également de rencontrer Mgr Fuad Twal, Patriarche de Jérusalem. Un échange qui permit, entre autre, de prendre conscience de la situation difficile que vivent les Palestiniens et les chrétiens de la Terre Sainte.
Tous reviennent inspirés par la parole de Dieu, les textes de l’Ancien Testament et de la Bible prennent encore plus de sens après avoir marché sur les pas de Jésus ».
(Photo prise au Patriarcat de Jérusalem lors de la rencontre avec Mgr Fuad Twal. Étaient présents : Mgr Donald Lapointe et 11 prêtres du diocèse de Saint-Jérôme ainsi que Mgr Gérald Cyprien Lacroix et 11 prêtres du diocèse de Québec).
Notre accompagnatrice Josée Gaudreau nous fait part de ces impressions sur le voyage de ressourcement Thailande, Laos et Cambodge, « L’art de la compassion » qu’elle accompagne du 11 au 25 mars 2012.
« Nous voici rendu sur le bord du Mékong, sur la charmante terrasse du River Side hotel. Vraiment, vous avez trouvé des endroits très coquets et confortables pour nous loger! Les voyageuses sont ravies!
On continue de faire un bon voyage et tout se déroule bien. Une belle entente s’est instantanément installée entre nous et tout est simple, tout comme le peuple, à l’éternel sourire d’ailleurs!
Avant-hier, on a dormi chez « l’habitant » d’un village reculé où nous avons abouties vers 16h00, après 2 hres de marche dans la forêt… à 35 celcius. Les villageois étaient très gentils. Les voyageuses ont trouvé ça sympa, quoiqu’elles étaient un peu « mal à l’aise » par rapport à la relation commerciale « population locale-touristes » (au petit matin : artisanat étalé partout devant nos yeux pour nous vendre) mais bon, il faut bien ce qu’il faut pour le développement…ce qui amène l’éternelle question autour de la table : est-ce bon pour eux? Sommes-nous là en intrus, etc, etc…Au moins, ça fait questionner!
La balade à dos d’éléphants a fait bien rire, ainsi que la descente en bateau de bambou dans ce méandre sinueux tranquille et coquet. Janie et moi nous nous sommes improvisées capitaines!! Pour les voyageuses, c’était « l’aventure » ces 2 jours, tout comme de dormir dans cette cabane sous le filet anti-moustiques. Je leur ai fait faire une session de Taïchi en pleine forêt tropicale. C’était un beau moment…
De retour en ville, on continue de croiser partout des moines bouddhistes en habits jaunes…Leurs regards est tellement lumineux. J’aimerais passer plus de temps dans l’un de ces paisibles temples. Ce fut émouvant de leur donner à manger ce matin, avec une dame qui est là chaque matin devant l’hôtel, avec plein de provisions qu’elle nous donnait à leur remettre.
Nous faisons un excellent voyage et les filles sont ravies jusqu’à présent.
Je te laisse là-dessus, non sans t’envoyer un rayon du coucher de soleil sur le Mékong… »
A bientôt,
Josée Gaudreau
Guide de voyages / Ciné-conférencière
Je m’appelle Jean-Noël André, né en France, immigré au Québec depuis bientôt 23 ans, ingénieur, et amoureux de la grande nature. Je suis engagé au sein d’une corporation inter-culturelle, établie à Neuville, proche de Québec sur la rive nord du Saint-Laurent, Espace Art Nature, qui promeut l’action artistique et culturelle. Une question est au cœur de mon travail, de ce que j’engage depuis 35 ans, « Et si la beauté pouvait sauver le monde? ». C’est cette phrase qui guide la plus part de mes choix et les risques professionnels que je prends chaque jour. Aujourd’hui, je suis guide en plein air et en nature sauvage, et dans un domaine connexe, je conçois et dirige des projets de développement culturel et inter-culturel.
Depuis des années, je suis interpelé par la question de l’inter-culturalité d’une façon bien concrète puisque j’ai commencé mon apprentissage à la vie en Amérique du Nord avec des amérindiens, de la nation des innus sur la Côte-Nord.
Il y a plus de vingt ans, j’ai rencontré ces innus à Pessamit, et nous avons osé un rêve fou ensemble, nous avons réalisé un film où des enfants, innus, québécois et français sont les uniques acteurs et vivent selon leur cœur la première rencontre. À la fin de ce film, les quelques héros des trois peuples se retrouvent autour du chef du village, et ils décident de partir ensemble vers un territoire où l’on ne se sépare jamais. Aujourd’hui, à travers des voyages où nous cultivons le souci d’une vraie rencontre avec les amérindiens, peut-être pouvons-nous en partie contribuer à réaliser cette prophétie.
Il faut avouer que
te autochtone d’Amérique du Nord. Kateri choisit d’aller vivre dans un village mohawk chrétien, là où se trouve aujourd’hui Kahnawake, dans le diocèse de Saint-Jean-Longueuil, au Québec. C’est là qu’elle mourut à l’âge de 24 ans.Spiritours fut le voyagiste responsable de la logistique de plus 900 pèlerins lors de l’organisation du pèlerinage à Rome pour la canonisation du Frère André en octobre 2010, en partenariat avec l’Oratoire Saint-Joseph.
Comme certains le savent déjà, aura lieu un voyage cet été: sur les pas de Marie Madeleine , en Provence, ou comment retrouver le chemin du coeur, voyage organisé par Spiritours… Je viens ici donner quelques précisions: En effet retrouver le chemin du coeur ne nécessite pas de partir forcément quelque part : c est un chemin qui peut se faire n’importe où et parfois même sans sortir de chez soi: les plus grands voyages sont intérieurs, mais aller dans des lieux chargés d’histoire et riches d’énergie ne peut que nous aider à entreprendre ce Voyage intérieur…
Marie Madeleine est le principe féminin oublié, malmené surtout, dans la tradition chrétienne; après des siècles de machisme dans la tradition judéo chrétienne, on a consenti à faire une place et une grande place à la divinité mère: Sara, Marie…mais pas vraiment de place à la femme… Et si la place de Marie, de l’amour inconditionnel dans l’acceptation totale de quelque chose d’immense et inconnu qui se met en place à travers Elle, est un modèle d’abandon et de grâces , le principe féminin est effacé; La fonction maternante d’abandon et d’acceptation prend toute la place. Marie madeleine est un autre aspect de la femme aimante : la femme soignante: elle prend soin de la VIE qu elle perçoit toute Autre chez “l’enseigner “: Celui qui chemine sur les routes à son époque et qu’on appelle Jésus. Elle est celle qui connait les
(Récit du voyage au Mexique : Riviera Maya, janvier 2012)
Par Josée Godbout, accompagnatrice de Spiritours
Ce voyage fut une invitation au dépassement de soi. Une opportunité rêvée de rencontrer ses propres limites qui sont éveillées par ce qui arrive à l’extérieur de soi. Une autonomie à dû être cultivé pour arriver à bien viv
re ce voyage quelque peu dépaysant puisque nous étions loin des formules tout-incluses avec chambres de luxe et salle de bain privée … Et pourtant, tout était présent pour le corps et l’âme.
Nous avons été émus par le peuple mexicain. La qualité des guides locaux, leur dévouement, leur passion nous a appris à voir les choses différemment. Les guides mayas ont une expérience de la vie et de la nature qui est très inspirante et qui ramène à nos racines. Avec eux nous avons découvert des sites archéologiques et des cenotes spectaculaires. Le sentiment d’être petits sur cette planète et le respect des lieux sacrés nous amènent presqu’à s’incliner.
Les plats typiques étaient succulents, simples, avec des produits frais et de l’amour dans la préparation et le service. Les différents intervenants et le personnel étaient attentifs et nous appelaient par notre nom! La bonté et la chaleur de la famille maya où nous sommes allés manger nous ramène à l’essentiel du bonheur simple dans la relation humaine.
La nature et ses odeurs enivrantes nous entouraient constamment avec sa flore luxuriante, le bruit de la mer omniprésent, le
Ce palmarès vous emportera dans les pays lointains étant le lieu culte de certaines religions dans le monde. D’autres lieux sont un havre de beauté, sérénité et paix qui porteront votre esprit dans un cheminement inoubliable. Plusieurs de ces pays ont des monuments et sites classés dans le patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.
Voici le top 10 des destinations à faire dans une quête spirituelle.
1. Jérusalem en Israël
Jérusalem est au cœur de l’histoire sainte de la vie du Christ de par sa vie, sa mort et sa résurrection. Les textes de la nouvelle bible prennent un nouveau sens grâce à l’empreinte de chaque lieu ainsi que les symboles présents dans la ville. C’est la découverte de la diversité et la richesse des chrétiens de par leurs rites, leurs mœurs, les traditions. Un pèlerinage dans la Terre sainte reste l’un des plus beaux voyages.
2. La Mecque en Arabie Saoudite
Une grande ville située à l’ouest de l’Arabie Saoudite à quelques dizaines de kilomètres de la mer rouge. C’est dans cette ville que se trouve la grande mosquée Masjid Al-Haram. La Mecque est le foyer de la vie religieuse musulmane. L’un des cinq piliers de l’islam tout croyant doit faire un pèlerinage dans ce lieu saint au moins une fois dans le cheminement d’une vie.
3. Vatican
Faire un pèlerinage de quelques jours en passant par Rome afin de visiter le Vatican. Cette place offre également des visites culturelles, des découvertes ludiques spécialement intéressantes si vous faites le périple avec des jeunes.
4. Tibet
Accomplir un pèlerinage bouddhiste sur les sites sacrés vous donnera projection d’avenir et une grande sérénité. Peut importe votre niveau d’engagement un voyage au Tibet est exceptionnelle tant par la spiritualité légendaire des moines tibétains ainsi que leur guide spirituel le Dalaï-Lama.
En direct de Dublin, le 15 juin 2012: « J’ai enfin le temps de vous écrire quelques mots sur le 50eme congrès eucharistique
international. Je suis ici avec un groupe de 86 pèlerins principalement du diocèse de Québec, mais aussi de Montréal, St-Hyacinthe, Trois-Rivières, Sherbrooke, Gatineau, North Bay (Ontario), Saint-Paul (Alberta)… Nous vivons une très belle expérience de communion profonde avec l’Église et avec le Christ, ce n’est pas juste un thème, on le vit concrètement. Aujourd’hui j’étais émue jusqu’aux larmes quand les centaines, voir les milliers de prêtres présents se sont retournés vers la foule pour l’imposition des mains, ensuite ils ont donné le sacrement des malades à ceux qui le désiraient et des milliers de personnes ont pu recevoir ce sacrement. Un autre geste qui m’a profondément touché lundi dernier fut le renouvellement des voeux
À 82 ans, l’abbé Marier revient, bouleversé, de Compostelle
Publié le 26 Septembre 2012
Hélène Ruel, La Nouvelle Union
Jamais, l’abbé Gérard Marier n’aurait pensé qu’un jour il se dirait si «fier» de lui. Et pour cause! À 82 ans, il arrive tout juste… et toujours aussi droit, d’une longue marche de 300 kilomètres sur le caillouteux chemin de Compostelle. «Dans ma vie, j’ai beaucoup appris par les livres. Je ne pensais pas qu’on pouvait en apprendre autant par les pieds, par ce mouvement si simple et répétitif des pieds!», dit-il.
Parti le 31 août avec un groupe de la Communauté du Désert, il a marché, trois semaines durant, à raison d’une vingtaine de kilomètres par jour, de Burgos en Espagne jusqu’à la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Au dernier jour de son pèlerinage, le 19 septembre, au terme d’une longue marche de 6 heures et demie, l’abbé Marier dit avoir pleuré devant la cathédrale. Bouleversé de reconnaissance.
«J’ai fait quelque chose par la grâce de Dieu», dit-il. Tout au long de sa randonnée, l’abbé Marier, parfois à l’écart du groupe, priait Dieu. Lui demandant le souffle, la puissance et l’énergie selon qu’il devait monter, descendre ou avancer sur des plateaux de chemin graveleux.
«J’ai déployé beaucoup d’énergie avec la carte de crédit de Dieu», dit encore l’abbé Marier.
On peut s’attendre, tel qu’on le connaît, à ce qu’il se mette à l’écriture, au récit de ce pèlerinage, tant il en a été renversé. «J’ai le sentiment qu’en septembre, je suis passé de l’automne à l’été. Comme si tout mon paysage intérieur avait changé.»
Par Yves Guézou, TOURISME PLUS.com (le portail des professionnels du voyage)

Spiritours aura 10 ans en 2013. Ce voyagiste non conventionnel présentait hier soir (2 octobre) sa nouvelle brochure à l’Auberge de l’Oratoire Saint Joseph. Au programme, des voyages de ressourcement thématiques et une rencontre avec soi-même!
C’est donc sous le thème Ouvrez vos yeux, votre cœur et votre esprit que Spiritours et sa directrice Anne Godbout ont présenté leurs voyages de ressourcement pour petits groupes, voyages dans lesquels la spiritualité tient une place importante.
« Les voyages de ressourcement et les pèlerinages ne sont pas toujours ce que les gens en pensent, expliquait Théa Van de Kraats, guide accompagnatrice. Bien sûr, nous privilégions la spiritualité et il se peut que nous célébrions une messe le matin. Mais nous allons la célébrer dans un champ ou une grotte! Nous organisons des voyages de plaisir qu’accompagne la foi. »
Parmi les voyages proposés par Spiritours, on retrouve bien sûr des destinations classiques telles que la Terre Sainte ou la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, mais le voyagiste offre également des destinations et des activités inattendues. Laisser être, tel est donc le thème d’un voyage de 7 jours proposé dans les Bahamas : une rencontre avec les dauphins!
« Les dauphins sont des enseignants extraordinaires, affirme le docteur Christine Angelard, accompagnatrice pour ce séjour. Ils ont…
L’ Église que nous formons en a traversé des crises de foi depuis ses 2000 ans d’existence! Et il semble qu’à tous les 500 ans, il en arrive une majeure : à la chute de l’Empire romain, après l’An mille, à la Renaissance… et maintenant! C’était de grands bouleversements dans les sociétés et cela s’est accompagné d’indifférence religieuse, comme si on n’avait plus besoin de Dieu, comme si la foi théologale n’était plus importante. On mettait tout au rencart. Mais lorsque venait le temps favorable, lorsque les mentalités étaient prêtes et qu’on voyait bien que ça ne pouvait plus continuer, l’Esprit Saint a soufflé et il y a eu des personnes qui se sont levées pour ramener le coeur des hommes à la foi en Dieu et à la vie de l’Évangile: les moines aux VIe et VIIe siècles; les Ordres mendiants aux XIIe et XIIIe siècles; les communautés religieuses aux XVIe et XVIIe siècles… Tous ces grands mouvements d’évangélisation qui montrent bien que le monde change, mais que Dieu veille et que lorsque les champs sont prêts, Il peut enfin semer sa Parole avec abondance, et tout recommence.
Nous sommes parvenus à un autre cycle de 500 ans…









