Archives de septembre 2010

De plus en plus de voyageurs se lassent des formules tout inclus et désirent voyager autrement. Les voyages de ressourcement et les voyages initiatiques sont de plus en plus tendance et répondent au besoin vital de prendre un temps d’arrêt, vu le train de vie effréné des temps modernes. Peut-on faire confiance aux organismes qui les offre ? Qu’est ce qui défini ce type de voyages ? Anne Godbout, directrice de Spiritours, nous donne son avis sur ces différentes questions d’actualités.

Voyages initiatiques ? De quoi parle-t-on au juste?

« Le principe du voyage initiatique est d’apporter « un plus » à celui qui le vît. Ce « plus » peut se situer à de nombreux niveaux et dans de nombreux domaines, le principal étant de permettre à l’initié de gravir un échelon dans la connaissance des autres, du monde et surtout de soi, de lui. L’expression « les voyages forment la jeunesse » en est la parfaite illustration, car il n’y a rien de mieux que de voyager pour découvrir, comparer, relativiser ce que nous sommes, où et comment nous vivons. Il s’agit d’un principe philosophique dont le but ultime est d’arriver à la connaissance de la vérité absolue (la philosophie est entre autres une méthode permettant normalement d’atteindre aussi ce but), ainsi qu’à la sagesse. » (texte de Lionel Dupuy à propos du tour du monde en 80 jours de Jules Verne). Par définition, tout voyage peut donc être initiatique, encore faut-il être prêt à le vivre comme tel… on peut croire que c’est le but poursuivi qui va le plus souvent distinguer un voyage initiatique d’un autre type de voyage, mais c’est peut-être davantage les rencontres et l’ouverture aux imprévus qui vont permettre une découverte intérieure, un « éveil », une expérience mystique ou tout simplement une meilleure connaissance de soi.

Quand le voyage au loin devient un voyage au fond de soi.

Ce qui caractérise principalement les voyages organisés de type initiatique est le fait qu’il y a un thème, des ateliers, des enseignements ou des méditations pour susciter la réflexion, favoriser l’ouverture du cœur et de l’esprit et donner des outils de croissance personnelle. Pour Spiritours l’objectif suggéré est simple : faire un pas de plus, peu importe où chacun est rendu dans son cheminement. Le pas de plus peut être simplement de prendre conscience de ses limites… L’accompagnateur doit être très respectueux du rythme et de la liberté de croyance de chacun et ne rien imposer. Les moments de silence et même de solitude sont encouragés pour reprendre contact avec soi-même et avec le Soi. Les lieux visités sont choisis avec soin pour favoriser la démarche. La nature occupe une place privilégiée, car elle favorise la contemplation, la paix intérieure et elle est souvent le reflet des paysages intérieurs. Le rythme du voyage sera plus lent que les circuits traditionnels afin de prendre le temps de se déposer, de s’imprégner des lieux et de se ressourcer. On ne cherchera plus à voir le plus de choses possibles à la course et superficiellement, on va se concentrer sur les lieux les plus importants pour aller plus en profondeur et rencontrer la population locale.

On a fait du tourisme une marchandise alors que cela devrait être une occasion de rencontrer l’autre, de connaître une autre culture et de s’enrichir mutuellement de nos différences. Il serait incohérent pour Spiritours de faire des voyages qui ont pour objectif d’aider les individus à devenir de meilleurs êtres humains tout en encourageant un tourisme de masse dominé par les multinationales, qui ne respecte pas l’environnement ni les populations locales. La réponse à cette préoccupation fut trouvé dans le tourisme équitable, qui cherche à encourager l’économie locale et le développement durable des populations visitées. « Le voyage est un moyen privilégié de lien et de compréhension entre les peuples. Il doit permettre l’épanouissement du voyageur et de l’accueillant sur les plans personnels, culturels et économiques. » (Chartre du tourisme équitable, www.world-tourism.org).

12 septembre 2010 - Publié par Anne Godbout

Vers une spiritualité de la solidarité


Dès mon premier voyage au Nicaragua, il y a de cela plus de 13 ans, j’ai été charmé par ce pays de l’Amérique centrale : pays que l’on dit constitué de Lacs et de volcans.

Je me rappelle de la chaleur que nous avons éprouvée, en descendant de notre oiseau d’acier.

Après avoir laissé sa fraicheur, nous marchions sur le tarmac, ravis par le paysage et impressionnés par les chauds rayons du soleil. Sortant de l’aéroport, nous nous sommes mis en route vers une petite ville du nom de Nandaime. Là nous attendait une autre sorte de chaleur, celle de personnes qui nous accueillaient pour partager leur quotidien, leur nourriture et même leurs modestes maisons.

Cette rencontre a été un tournant dans ma vie. J’avais déjà voyagé en Europe, au Honduras. Mais ce qui fait toute la différence, au Nicaragua, a eu trait à la rencontre, le partage, l’écoute et le respect réciproque. Je décelais chez ceux qui m’accueillaient et avec qui je vivais cette grande ouverture aux autres et à la spiritualité.

- Publié par Anne Godbout

Par Claudie Pfeifer
Qui n’a pas rêvé de partir dans un désert ?

J’ai eu ce privilège de vivre un voyage de ressourcement dans le Sahara marocain organisé par Spiritours, avec un groupe de douze personnes, en tant qu’animatrice.

Je souhaite partager quelques moments précieux qui emplissent mon cœur encore aujourd’hui.

La découverte

Lorsque je me retrouve dans l’avion pour Casablanca, je dois me pincer. Et oui, je pars marcher dans le désert pendant plus d’une semaine. Ce rêve est en train de devenir réalité!

Neuf heures plus tard, nous nous retrouvons dans un dépaysement qui ne fait que commencer. La langue arabe sonne délicieusement à mes oreilles. Lors de la récupération des bagages, je vois arriver un homme habillé dans une magnifique gandoura bleue avec un turban sur la tête. C’est notre guide Mohamed, un berbère, qui est venu nous chercher à l’aéroport. Après les salutations d’usage, nous voilà tous dans une grande jeep, en route vers Zagora.

Les paysages défilent, tous plus grandioses que les autres. Les maisons sont en terre séchée couleur ocre. Les dattiers sont gorgés de fruits prêts à être cueillis.

Un premier choc culturel.

Lors de notre arrivée à Zagora, dans un hôtel décoré de tapis et de coussins brodés, nous sommes tous invités dans la famille de notre guide pour y déguster un couscous royal.

5 septembre 2010 - Publié par Anne Godbout

La nature faunique du Kenya est aussi riche que l’imagination puisse le permettre. Certes, il y a les gros félins – « Attention au chat ! » me disait-il en prenant une marche ensemble dans la savane, il avait le sens de l’humour Sinkolio Mpoe – les hordes d’ongulés (gazelles, élans, gnous, zèbres, topis, etc.) les buffles qui n’ont pas le sens de l’humour, les hippopotames, les rhinos, les gracieuses girafes, les oh-très-présents éléphants et les imprenables singes. Et si l’on pouvait se passer de toute cette faune, le Kenya demeurerait le paradis des ornithologues en herbes.

Mais voilà, cette faune a aussi ses difficultés. L’assèchement pour un a vu les lacs (Naïvasha et Nakuru) baisser de quelques pieds en une seule année. Là où je prenais pirogue l’an dernier pour aller à Crescent Island, je pouvais marcher « sous » le quai cette année ; je fais 6pi 2po. Puis le sympathique guépard qui nous a boudé cette année ; semble-t-il qu’il y a un marché pour les parcs privés. Il nous est alors aisé de comprendre la difficulté éthique qu’aurait un gardien de parc devant 10 000$ pour un bébé guépard alors qu’il n’en fait que 500$ ou 600$ par année et qu’il a probablement toute une dépendance à la maison ; rien de prouvé, des rumeurs mais il n’y avait pas de guépard cette année dans les parcs. Puis, l’année dernière, cette levée de l’embargo sur la vente de l’ivoire en stock qui a redonné à certains l’espoir de fructifier rapidement – nécessité et survie obligent – ce qui a donné lieu au braconnage des cornes dans le nord : éléphants et rhinocéros encore une fois victimes du besoin essentiel de certains, de la cupidité des autres.

1 septembre 2010 - Publié par Anne Godbout

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Ce blogue est une gracieuseté du Groupe Spiritours