Archives de février 2019

Qu’est ce que les journées mondiales de la Jeunesse m’ont appris sur l’amour?

Arrivée à l’aéroport de Rio Hato, Panama nous a accueillis de son soleil et sa chaleur. À partir du moment où j’ai mis le pied dehors, j’ai senti l’énergie du pays, des jeunes et des JMJ. Nous avons pris un bus qui nous a amené à Panama city. Nous étions plus d’une centaine de jeunes répartis dans deux gros bus. Les jeunes de mon bus étaient dynamiques et leur énergie était un avant-goût de ce qui m’attendait cette semaine. De Rio Hato à Panama city c’était deux heures de route. Mais dans ce bus c’était deux heures de chants, de plaisirs et de fous rires.
À notre arrivée à l’église de San Mateo, nous avons été accueillis par des chants et de la danse. C’était déjà la fête! On nous a présenté aux familles qui ont généreusement accepté de nous héberger et chaque pèlerin est reparti dans sa famille d’accueil. C’est à ce moment-là que j’ai fait la rencontre de la femme que j’allais appeler ma « maman du Panama », son anglais était moyen et mon espagnol aussi, mais on se comprenait et on s’aimait déjà. J’ai vue l’amour de Dieu à travers les nombreux bénévoles par la façon dont ils nous ont accueilli, dans leur pays, dans leur église et dans leur maison. Cela aura été mon introduction à la leçon d’amour qui m’attendait.
Le lendemain, c’était la messe d’ouverture avec le pape François. Durant son discours il a dit : « Nous venons de cultures et de peuples différents, nous parlons des langues différentes, nous portons des vêtements différents. Chacun de nos peuples a vécu des histoires et des événements différents. Que de choses peuvent nous différencier ! Mais rien de tout cela n’a empêché de pouvoir nous rencontrer et de nous sentir heureux d’être ensemble. Cela est possible parce que nous savons qu’il y a quelque chose qui nous unit, il y a quelqu’un qui nous rapproche. Chers amis, vous avez fait beaucoup de sacrifices afin de pouvoir vous rencontrer et vous devenez ainsi de véritables maîtres et artisans de la culture de la rencontre. Par vos gestes et vos attitudes, par vos regards, vos désirs et surtout par votre sensibilité vous refusez et désavouez tous ces discours qui se focalisent et s’efforcent de semer la division, à exclure ou rejeter ceux “qui ne sont pas comme nous”. Et cela parce que vous avez ce flair qui sait pressentir que « L’amour véritable n’efface pas les différences légitimes, mais les harmonise en une unité supérieure ».
Ce fût ma deuxième leçon sur l’amour. Aux Journées Mondiales de la Jeunesse nous étions plus de 500 000 milles jeunes provenant de plus de 140 pays! Ça ne nous a pas empêcher de nous sentir comme des membres d’une même et grosse famille, au contraire. Car c’est ce que nous sommes, nous avons tous le même Père, mais on l’oublie souvent.
Pape François continue en disant : Un saint de cette terre (Oscar Romero) aimait dire : « Le christianisme n’est pas un ensemble de vérités qu’il faut croire, de lois qu’il faut respecter, ou d’interdictions. Il deviendrait ainsi repoussant. Le christianisme est une Personne qui m’a beaucoup aimé, qui réclame et demande mon amour. Le christianisme c’est le Christ ». C’est réaliser le rêve pour lequel il a donné sa vie : aimer du même amour dont il nous a aimés.
J’ai compris que Dieu est amour. C’est aussi simple que ça. Quiconque rencontre l’amour véritable, rencontre Dieu. L’amour de Dieu c’est : « Un amour qui ne “contraint” pas ni n’écrase, un amour qui ne marginalise pas ni ne réduit au silence, un amour qui n’humilie pas ni n’asservit. C’est l’amour du Seigneur, amour quotidien, discret et respectueux, amour de liberté et pour la liberté, amour qui guérit et qui relève. C’est l’amour du Seigneur qui apprend plus à redresser qu’à faire chuter, à réconcilier qu’à interdire, à donner de nouvelles chances qu’à condamner, à regarder l’avenir plus que le passé. C’est l’amour silencieux de la main tendue dans le service et le don de soi qui ne se vante pas. » – Pape François
Puis Il y a eu la vigile. Ça aura été l’expérience des JMJ qui m’a les plus marquée. Samedi, nous nous sommes rendus au lieu de la viellée de prière et la messe de clôture avec le Saint-Père. Nous avons marché cinq heures. Cinq heures sous le soleil et la chaleur, mais dans la bonne humeur car nous marchions ensemble vers un but et un rêve commun. Sur notre chemin on a croisé des jeunes de partout, avec qui on a chanté, pris des photos, et échanger des souvenirs. En marchant dans les rues et les quartiers de la ville, les Panaméens nous attendaient à l’extérieur de leur maison. Ils nous encourageaient, nous donnaient de l’eau et nous arrosaient. Là encore une fois j’ai rencontré l’amour de Dieu dans ces personnes. Une fois arrivée à destination, le nombre de jeunes pèlerins m’a étonné, mais ce qui m’a le plus surprise c’était le nombre de bénévoles! J’avais hâte de revoir le Pape François et surtout d’entendre le message qu’il avait pour nous.
À son arrivée, je pouvais sentir sa joie de nous voir si nombreux et si enthousiastes. Ce jour-là il nous a dit : « Qu’il est difficile, souvent, de comprendre l’amour de Dieu ! Mais, quel don c’est de savoir que nous avons un Père qui nous embrasse au-delà de toutes nos imperfections! ».
Je suis née dans une famille catholique et j’ai toujours cru en Dieu, cependant je n’ai pas toujours « pratiqué ». Par pratiquer je veux dire que je ne vivais pas selon la parole. Je la connaissais, mais je ne comprenais pas son importance. Durant les mois qui ont précédé les JMJ, je me suis mise à lire la parole de plus en plus. Petit à petit j’ai commencé à reconnaitre l’amour que Dieu avait pour moi. Son amour transparaissait dans tous les aspects de ma vie. J’ai finalement compris. J’ai compris qu’il n’y a pas d’amour plus grand et plus fort que le sien. À partir du moment où j’ai réalisé ça, j’ai eu l’impression que ma vie avait changé. Pourtant ce n’était pas le cas. C’est mon cœur et mon esprit qui avaient changé, grâce à mon Père éternel. Pape François a aussi dit ce jour-là : « Seul l’amour nous rend plus humains, plus complets, tout le reste sont des placebos, bons mais vides. ». Je sais maintenant qu’il n’y a rien de plus vrai.
Pour moi cette expérience des Journées Mondiales de la Jeunesse aura été l’expérience que j’avais besoin de vivre pour me donner la motivation et le courage d’affirmer ma foi et de la vivre pleinement. Les JMJ ont duré une semaine, mais l’énergie, la joie et l’amour dont j’ai été témoin durant cette semaine restera avec moi pour toujours. Je souhaite à quiconque lisant mon témoigne de connaitre l’amour véritable. Je vous laisse avec la phrase qui m’a le plus marqué : « seul ce qui est aimé peut être sauvé. » – Pape François JMJ 2019

Audrey Marebe, Montréal QC

22 février 2019 - Publié par Anne Godbout

La vertu du mois février : l’amour

Cette injonction de l’abbé Pierre sonne comme le commandement du Christ : « tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Matthieu 22-39)

Faisons ensemble quelques pas avec l’abbé Pierre, celui qui quarante années durant chemina au nom d’un idéal simple et exigeant « Sers en premier le plus souffrant ». Il est l’une des grandes figures caritatives de notre temps, habité d’une tendresse et d’une bonté plus qu’humaines, il a donné au siècle écoulé tant d’amour.

Déjà les premiers philosophes le disaient, Pythagore avait pour devise « Plus que tout, respecte-toi toi-même » et plus tard c’est Aristote qui nous dira « l’homme vertueux a le devoir de s’aimer lui-même ».

La source de l’amour, ce qui lui donne son énergie, est dans l’amour de soi, voilà ce qui à mon sens est essentiel à comprendre, l’amour de soi est le fondement de l’amour.
On ne partage que ce que l’on a et puis s’aimer peut nous porter à ce degré de confiance où l’on ne craint plus la vie et où donner est source de joie.

5 février 2019 - Publié par Anne Godbout

Marcher, marcher à mon rythme sur les pas de Claire et François d’Assise
De la Foresta à La Verna.
M’installer, me déposer à Assise, me blottir en ce lieu béni.
User à mon tour les pierres polies de cette cité médiévale.
M’imprégner de la beauté de ses ruelles fleuries,
de son ciel clair et lumineux,
de son large horizon ouvrant sur la Plaine de l’Ombrie,
des clochers de ses Basiliques rappelant la vie de Claire et François.
Admirer la « Rocca » témoin encore de l’histoire guerrière de cette ville.
Me balader joyeusement à travers ces boutiques,
espérant y trouver un précieux souvenir qui me ferait plaisir
ainsi qu’à mes amis.

Parcourir ces ruelles cahoteuses vers les lieux de prière
Respirant le Souffle nouveau de Claire et François.

Porter en ma prière tous les enfants du monde
en ce lieu où naquit François.

Être émue en pénétrant les grottes profondes où François se réfugiait
pour s’ouvrir « pauvre de cœur» devant son Dieu et recevoir son amour.

1 février 2019 - Publié par Anne Godbout

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