Archives de décembre 2019

Les premières heures du début du mois de décembre avaient à peine sonné que les chansons du temps des fêtes résonnaient. Elles avaient été devancées par les étalages des supermarchés et la nouveauté du vendredi fou. On veut profiter des super aubaines. Et j’allais oublier le souci de ne pas se tromper dans la planification des «partys» de Noël. Mais au fond, tout ceci n’a rien de nouveau.

Un prêtre prédicateur de retraite, ainé d’une famille de seize enfants, racontait qu’étant adolescent, quand on lui posait la question : comment ça va? Il répondait : On attend du nouveau!

Tandis que des pays divisés aimeraient dire : on attend du neuf… mais les sauveurs marchands d’illusions se succèdent et ne font que susciter un espoir éphémère. Pendant que des occasionnels viennent encore à l’église le 24 décembre au soir pour remuer le souvenir  de rêves d’antan qui passeront le surlendemain aux oubliettes jusqu’à l’an prochain.

Pour attendre du neuf, certains s’interrogent: et si Noël venait chercher ce qu’il y a de plus sain dans le cœur de l’humain… Voilà une démarche d’ouverture épanouissante. Toutefois, ça demande que notre pensée éclipse momentanément ce qui scintille pour aller chercher une «Grande Ourse» qui oriente, une étoile naissance que seul découvre celui qui s’adonne à l’émerveillent dont seuls sont capables les tout petits. Les Mages, qu’on disait érudits, ont été capables de cette démarche intérieure et se sont mis en marche. 

Nous retrouvons  alors ce que devait être l’état originel du paradis perdu, de ce que le Créateur avait rêvé et qu’il refait dans le Dieu fait enfant couché dans une crèche, dit la tradition. Dans leur simplicité et dans leur limpidité, nos enfants n’en sont qu’un pâle reflet. Ils nous enseignent ce que nos prétendus cœurs d’adultes hésitent à accueillir : le «… devenir comme des petits enfants –rappelait Jésus- pour entrer   dans le royaume des cieux». (Mat. 18,3)…)

Concrètement ça pourrait vouloir dire de s’initier à vivre dans l’admiration. Commençons par la nature. Comme François d’Assise elle nous mènera à approfondir le message de la crèche qui conduit à l’approfondissement du mystère de notre salut, de notre santé. Sans oublier notre vocation comme étant de à «rendre compte de notre espérance» (1 Pi. 3, 13)…thème de notre Avent 2019.

Jean-Guy Paradis ptre,
Animateur spirituel –voyage : Aux sources de la foi 2020.
Portugal-Espagne-Lourdes, 4 au 17 mai 2020,

12 décembre 2019 - Publié par Anne Godbout

“Écoute-ton coeur, il saura te guider.”
Une phrase que nous entendons si souvent lorsque nous devons prendre une décision.
Une phrase que je répète sans cesse à qui a besoin de l’entendre, incluant moi-même.
La voix du coeur, je l’écoute chaque jour davantage.
La voie du coeur, elle me guide si bien depuis que je lui laisse l’espace de s’exprimer en toute confiance.
Bien sûr, par moment, la tête, la raison, viennent freiner cet élan du coeur qui semble si fou, si irrationnel, si insécurisant ! Une pause qui m’aide à me réaligner, à écouter et à ressentir ce que mon Être tente de me communiquer.
Entre le coeur et la tête, le chemin est parfois congestionné, mais lorsque nous prenons le temps d’appuyer sur pause pour être dans le moment présent, tout redevient clair et fluide.
“Le chemin le plus long qu’un homme ait à parcourir au cours de sa vie est le chemin allant de la tête à son coeur.” Proverbe indien

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Il y a quatre ans, j’ai eu l’audace d’écouter la voix de mon coeur qui me criait si fort qu’il était temps de réaliser ce rêve de partir vivre à l’étranger pour embrasser ce qui est devenu un chemin spirituel. Avec le recul, je me rappelle que le doute venait de l’extérieur, des gens qui me transmettaient leurs insécurités, puisqu’au fond de mon être, je ressentais profondément que j’étais guidée à entreprendre ce grand changement de vie.

Ces appels du coeur ne sont pas le fruit du hasard. Que ce soit l’envie de découvrir un pays, de changer de carrière, d’entreprendre un projet pour se sentir utile, ces idées sont guidées. Les sensations de chaleur au coeur, les frissons qui remontent accompagnés d’un immense sourire au moment d’en parler, les signes de “coïncidences” qui se multiplient sont d’excellents indicateurs que nous vibrons en harmonie avec notre Être Supérieur, en harmonie avec l’Univers, en harmonie avec ce qui nous est destiné.

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Il est plus facile d’avoir le sentiment de contrôler notre vie que de laisser la magie du destin intervenir.
Nous voulons à la fois de la stabilité et du changement.
Nous disons avoir la foi tout en ayant si peur de nous tromper.
Nous cherchons à être logique tout en écoutant notre petite voix.
Nous souhaitons trouver notre propre équilibre entre persévérer et lâcher-prise.
C’est seulement quand nous faisons le premier pas nécessaire pour suivre cet élan dicté par le coeur que nous comprenons pourquoi la vie nous a guidé vers cette voie. Et c’est à ce moment que peu à peu, nous sommes davantage en mesure de s’abandonner, à se faire confiance, à faire confiance à ce qui se présente.
Les dernières années à vivre comme nomade en Asie du Sud-Est ont grandement renforci ma foi. Je suis partie sans aucun plan excepté celui d’arriver à Bali et voilà que quatre ans plus tard, j’organise des retraites spirituelles à Bali, au Népal et en Inde au cours desquelles je partage la sagesse du Yoga et des cultures de ce coin du monde qui m’inspirent tant. Ces lieux m’ont choisi et le reste a suivi.
J’ai choisi de suivre le vent de l’intuition et de laisser la magie de la synchronicité se manifester. Quand nous avons la foi, tout se met en place sans pouvoir l’expliquer.
Puisque ce n’est pas de l’expliquer qui compte, mais de le vivre, de le ressentir, de l’expérimenter pour y croire. Croire que tout est possible malgré les vagues de doutes et de peurs.

Nathalie Richard
Kerala, Inde du Sud
11 décembre 2019

11 décembre 2019 - Publié par Jessica Malbet

Récemment mon accompagnateur spirituel m’a invitée a redécouvrir les dons que j’ai reçus de Dieu. J’ai pris conscience que mon plus grand don est la foi. Il m’a alors invitée à écrire sur le thème: « la foi, qu’est-ce pour moi? » de façon spontanée, en laissant l’inspiration me guider. Il me fait plaisir de vous partager ce texte, témoignage de mon expérience personnelle.

Pour moi la foi est la confiance que Dieu existe et qu’il est amour, qu’il m’aime personnellement d’un amour profond et inconditionnel.

La foi est ce feu qui brûle en moi, l’amour de Dieu qui me fait chanter et danser de joie et que je suis appelée à partager…un feu que je désire profondément garder vivant, un feu que je veux nourrir et entretenir pour réchauffer et éclairer les cœurs par la grâce.

La foi, quand je la laisse agir en moi, me transforme et transforme la vie autour de moi. Elle purifie tout, elle chasse le péché, elle attire les hommes en quête de vérité.

La foi est cette confiance que l’Esprit-Saint me guide, qu’il marche avec moi, qu’il m’inspire, qu’il me parle à travers les personnes autour de moi ou parfois dans le secret de mon cœur quand je prends le temps de l’écouter. La foi peut bouger les montagnes de la peur. La foi peut ouvrir les yeux, le cœur et l’esprit.

La foi c’est Jésus qui me dit: « Suis-moi, maintenant, j’ai besoin de toi ». Il me tend la main pour me sortir des flots mouvementés de la peur et m’appeler à nouveau à la confiance.

La foi c’est parfois marcher sur les eaux avec Jésus, c’est garder les yeux fixés sur lui et croire que tout est possible avec lui, avec sa grâce. La foi c’est parfois faire un saut dans le vide et s’abandonner à la providence.

La foi c’est vivre dans la plénitude, la paix du cœur, la joie profonde, avec l’assurance que Dieu est là, même dans la souffrance et l’adversité.

La foi c’est parfois sentir très fort sa présence pleine d’amour, si fort qu’on tombe à genoux…. et souvent, la foi c’est avancer et croire même sans rien ressentir, dans la confiance qu’il est toujours là.

De la foi naît l’espérance, cette confiance en la bonté de Dieu, comme disait Charles de Foucauld. La foi c’est le côté lumineux de mon existence.

Merci Seigneur pour ce don précieux!

Anne Godbout,
Fondatrice de Spiritours,

2 décembre 2019 - Publié par Jessica Malbet

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