Archives de janvier 2020

J’ai envie de vous parler à cœur ouvert même si vous ne me connaissez pas. Je suis une femme en pleine crise du mi-temps de la vie. J’ai 47 ans et jamais je n’aurais pensé me retrouver dans cet état intérieur, moi qui chemine spirituellement depuis 30 ans.

J’ai toujours fait face aux remises en question. Toutefois, le tsunami qui prend place depuis plusieurs mois dans ma quête de sens m’a prise au dépourvu. Et je réalise que vivre, c’est accepter qu’à un moment, tout ce qui faisait tellement de sens pour soi n’en fait plus.

Je constate que la vie n’est pas une pente montante ou une montagne dont j’atteindrai le sommet un jour. C’est une idée bien inconsciente pour la plupart d’entre nous qui découle du principe de la dualité. Sans nous en rendre compte, nous avançons dans le quotidien en travaillant, en aimant, en se donnant et surtout en espérant qu’un jour, nous vivrons le bien-être dont nous avons toujours rêvé.

Grâce à mes relations et à mes lectures des derniers temps, j’ai commencé à voir les choses sous un autre angle, dans une autre perspective. Et si mon cheminement personnel était un cercle de danse plutôt qu’une pente montante linéaire? Et si chaque instant était un pas de danse plutôt qu’une enjambée pour gravir une montagne?

Je laisse cette nouvelle perception faire son chemin en moi, comme un éclat de lumière qui se pointe dans la noirceur. Mon corps et mon intellect s’habituent à cette vision des choses. Étonnamment, confiance et sérénité ont émergé au cœur de cette émancipation de ma conscience. Telles de précieuses grâces de l’esprit divin.

Depuis, je saisis que la confiance et la sérénité se développent au sein de notre vulnérabilité. Dans ces situations et ces événements où nous sentons que tout nous échappe. Quand notre volontarisme et notre positivisme ne suffisent plus. Quand il n’y a pas de recettes miracles ou de solutions rapides.

J’ai accepté de plonger dans ma vulnérabilité ainsi que dans mon impuissance. Pas seule cependant. Je le vis dans la conscience qu’un Plus Grand que moi m’accompagne. Je le vis en étant aussi guidée par un mentor spirituel.

Je dois vous avouer franchement que je ne savais pas ce qu’était la sérénité auparavant. Elle s’apparentait à ma puissance, au fait d’exercer un certain contrôle pour que tout aille bien. Si tout allait bien, je pouvais bénéficier d’un état de calme. C’est tellement plus que cela.

La sérénité m’a trouvée lorsque j’ai enfin consenti à ma vulnérabilité. Telle une danse dans les profondeurs de mon être, la relation entre l’une et l’autre crée un mouvement, une énergie qui me tient du dedans et qui me donne une force que je ne me connaissais pas.

En ce début d’année 2020, je demande à ce que la sérénité émerge au sein de toutes les vulnérabilités de ce monde et fasse ainsi naître de nouvelles possiblités et de nouvelles réalités. Oui, que la sérénité nous trouve!

Marie-Josée Arel

N.B. Marie-Josée accompagne un groupe en Tunisie sur le thème « Sérénité au coeur de l’Être » avec Spiritours du 13 au 23 mai 2020. et animera une retraite « Plus grand que soi » au monastère des Augustines du 12 au 14 juin 2020

14 janvier 2020 - Publié par Anne Godbout

Partir en pèlerinage, se faire pèlerin consiste à sortir de chez soi pour se mettre en route à la suite d’une longue lignée d’hommes et de femmes ayant quitté leur habitude, leur confort, leur routine et tout ce qui fait la douceur ou la difficulté de la vie quotidienne pour répondre à l’appel de Dieu. C’est tout ce qui fait la différence entre une simple démarche touristique et une vraie démarche pèlerine…car nous répondons d’abord à l’appel de Dieu dans notre vie. Nous allons cheminer non pas pour voir uniquement des belles choses en bonne compagnie mais nous allons cheminer avec le Christ qui nous initie à la beauté de la création du Père des cieux, notre monde !

Partir en pèlerinage, se faire pèlerin, c’est vivre un certain renoncement de soi pour vivre l’Evangile du Christ Seigneur et approcher l’amour inconditionnel que Dieu a pour nous.

La démarche du pèlerinage, expérience de vie, qu’elle soit courte ou longue, nécessite parfois une certaine adaptation, de la souplesse voire des sacrifices pour accueillir l’Autre ou découvrir une autre terre que la sienne, cette terre que Dieu aime et a donné aux hommes. C’est vivre une fraternité « éphémère » avec des personnes que l’on ne connait pas forcément, c’est composer une communauté de croyants, une expérience d’Eglise où chacun chemine à son rythme, tout en enrichissant l’autre dans lesquelles la prière et l’eucharistie, fortifient cette communauté temporaire. C’est vivre avec le Christ au milieu de nous.

« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » Mt 18, 20

Partir en pèlerinage, se faire pèlerin, c’est vivre le pèlerinage au-delà du pèlerinage. C’est profiter de cette pause donnée pour accepter et accueillir que le Christ vienne nous toucher, nous parler, nous transformer ou nous convertir intérieurement à l’exemple de quelques figures de sainteté qui à travers le monde, avec leur pleine humanité faite de défauts et de qualités, ont embrassé la vie du Christ (St Pierre et Paul de Terre Sainte à Rome, St François d’Assise, Ste Thérèse de l’Enfant Jésus à Lisieux, St André Kim en Corée, Ste Marie de l’Incarnation au Québec ou encore St Charbel au Liban et tant d’autres plus ou moins célèbres par toute la terre, mais tellement fils et filles de Dieu !)

Cette transformation sera peut-être plus ou moins visible et se situera certainement sur plusieurs plans, humain, ecclésial, spirituel…Par exemple, La découverte de la Terre Sainte peut renouveler la manière de lire la Bible. Le christianisme étant la religion de l’Incarnation, partir à la rencontre d’autres communautés chrétiennes parfois du bout du monde, des œuvres d’art qu’elles ont produites permet de toucher du doigt l’universalité de l’Eglise en la vivant de façon concrète. Ces visages d’Eglise peuvent être ceux de catholiques d’autres pays ou d’autres continents, ou bien de chrétiens d’autres confessions ou d’autres rites ; façon de vivre l’œcuménisme. C’est aussi manifester notre proximité de vie et de prière avec ceux qui à travers le monde souffrent et vivent de moments très difficiles…

Ainsi sous tous ses aspects multiples, le pèlerinage a toujours été, est et restera pour l’Eglise un merveilleux don de grâce pour celui qui veut s’enraciner en Christ !

Laissons la conclusion à saint Jean-Paul II :

« Les pèlerinages sont devenus, avant, pendant et après leur déroulement, un moment original de la catéchèse en église (…).

Le pèlerinage symbolise notre vie, l’homme en route vers le Royaume. »

Bonne et Sainte Année 2020

François GARNIER

François accompagnera les pèlerinages suivants en 2020 avec Spiritours :

Pèlerinage au Liban, « Le pays de Canaan », 7 au 17 mai 2020,
Pèlerinage au Québec, 16 au 27 juin 2020,

13 janvier 2020 - Publié par Anne Godbout

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Ce blogue est une gracieuseté du Groupe Spiritours