Articles de la catégorie Compostelle

Un nouveau récit sur le thème du pèlerinage à COMPOSTELLE vient de voir le jour: UN PÈLERIN DANS LA BOUE, de Michel Bouvrette.

« J’avais envie de vivre une expérience au-delà d’un touriste marcheur, j’ai opté pour un voyage de pèlerin afin d’apprendre plus sur ma propre vie », explique l’auteur Michel Bouvrette dans son livre autoédité Un pèlerin dans la boue. Alors qu’il avait besoin de vivre pleinement le deuil de sa mère, Michel est parti rejoindre deux amis sur le chemin de Compostelle. Des copains de longue date avec qui il a participé à de nombreuses randonnées dans le cadre d’un groupe formé pour parler de paternité. Ils ont ainsi choisi de célébrer leur dixième anniversaire de la création de cette formation en vivant un voyage en France et en Espagne.

Croyant avoir tout prévu, il s’est fait surprendre par les aléas de Dame Nature. « J’ai choisi le titre d’un pèlerin dans la boue, parce que j’ai vécu dix jours de pluie sur 14, ça m’a affecté, mais j’ai malgré tout retrouvé la lumière et mon ombre au bout de ce chemin », raconte-t-il.

Réflexions et désillusions s’entremêlent aux joies vécues au rythme du chemin. Ses amitiés ébranlées survivront-elles ? Que découvrira Michel au sommet de O Cebreiro ?

Ce magnifique récit vous fera entrer dans une profonde expérience humaine et spirituelle.

Son style à la fois prosaïque et poétique vous fera découvrir une autre facette du pèlerinage.

Pour plus d’informations: https://bouquinbec.ca/boutique/un-pelerin-dans-la-boue.html

Et pour de l’information sur les voyages à COMPOSTELLE de Spiritours (un des compagnons dans le récit est accompagnateur sur le Chemin de Compostelle avec Spiritours): http://spiritours.com/compostelle/

 

17 mai 2018 - Publié par Anne Godbout

Publié le 26 Septembre 2012
Hélène Ruel, La Nouvelle UnionJamais, l’abbé Gérard Marier n’aurait pensé qu’un jour il se dirait si «fier» de lui.

Jamais, l’abbé Gérard Marier n’aurait pensé qu’un jour il se dirait si «fier» de lui. Et pour cause! À 82 ans, il arrive tout juste… et toujours aussi droit, d’une longue marche de 300 kilomètres sur le caillouteux chemin de Compostelle. «Dans ma vie, j’ai beaucoup appris par les livres. Je ne pensais pas qu’on pouvait en apprendre autant par les pieds, par ce mouvement si simple et répétitif des pieds!», dit-il.

Parti le 31 août avec un groupe de la Communauté du Désert, il a marché, trois semaines durant, à raison d’une vingtaine de kilomètres par jour, de Burgos en Espagne jusqu’à la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Au dernier jour de son pèlerinage, le 19 septembre, au terme d’une longue marche de 6 heures et demie, l’abbé Marier dit avoir pleuré devant la cathédrale. Bouleversé de reconnaissance.

«J’ai fait quelque chose par la grâce de Dieu», dit-il. Tout au long de sa randonnée, l’abbé Marier, parfois à l’écart du groupe, priait Dieu. Lui demandant le souffle, la puissance et l’énergie selon qu’il devait monter, descendre ou avancer sur des plateaux de chemin graveleux.

«J’ai déployé beaucoup d’énergie avec la carte de crédit de Dieu», dit encore l’abbé Marier.

On peut s’attendre, tel qu’on le connaît, à ce qu’il se mette à l’écriture, au récit de ce pèlerinage, tant il en a été renversé. «J’ai le sentiment qu’en septembre, je suis passé de l’automne à l’été. Comme si tout mon paysage intérieur avait changé.»

1 octobre 2012 - Publié par Anne Godbout

CompostellePar: Marilyne Arpin, accompagnatrice sur le Chemin de Compostelle avec Spiritours

À 20 ans, je prenais un billet d’avion ouvert un an pour l’Europe dans le but de me découvrir. Cinq jours avant mon départ, quelqu’un me parla du Chemin de Compostelle et je décidai que ce pèlerinage ferait parti de mon aventure.

Par ce témoignage, je n’ai pas la prétention de vous dire que faire le Chemin est LA route à suivre, mais plutôt, je viens vous livrer mon expérience, de comment il a su me transformer. Pourquoi ce besoin d’aller chercher au loin ce que nous pouvons trouver dans notre salon? Lorsque nous enjambons cette route conduisant à Jacques, nous ne sommes plus M./ Mme untel, exerçant telle profession, mais devenons un homme/ femme, marchant vers un but encore lointain, ne laissant pour choix d’autres conditions que celle de pèlerin. Cette soif inexplicable d’entreprendre le long chemin menant à Santiago, chacun a certes ses raisons de marcher et suivre cet appel vers l’apôtre.  Isolé de toutes distractions de la vie quotidienne, Compostelle nous permet de renouer avec soi et de faire le vide du tourbillon de la vie en permettant de se remplir du silence qu’offre le Chemin.

Les ampoules ont accompagné mes premiers jours de marche, et j’ai appris que vouloir, ce n’est pas toujours pouvoir. Mais, j’avais le choix; prendre le premier train et rebrousser chemin, ou encore, repousser mes limites et apprendre à me surpasser. J’y ai découvert la force de croire et de faire confiance que le Camino m’offrirait ce dont j’avais besoin, que ce soit d’un lit une fois arrivée à bon port ou quelque chose me mettre sous la dent chemin faisant.

Selon moi, Le Chemin commence une fois qu’on le croit terminé. Ce que l’on ressent, les leçons de vie que l’on apprend, ne sont pas tangibles; toutefois, elles demeurent en nous et les expériences vécues contribuent à changer notre perception de la vie. Aujourd’hui encore, je reste à l’écoute de ma voie intérieure, avec qui j’ai dialogué sur les sentiers et qui m’a indiquée les flèches à suivre, pour poursuivre mes projets du quotidien. À vous, chez lecteurs, je vous le demande à mon tour : en quoi  êtes-vous à l’écoute des signes qui vous entourent afin de parcourir votre propre Pèlerinage?

14 juillet 2011 - Publié par Anne Godbout
compostelle centré
Le département de théologie de l’Université Concordia innove cette année en offrant, au semestre d’été 2011, un tout premier cours sur le thème du « Pèlerinage ».

Les enseignements et travaux prévus seront conçus pour consolider une expérience très concrète de pèlerinage qui sera vécue, durant 22 jours, sur le chemin de Compostelle, en Espagne, en mai 2011, sous la direction du Dr. Matthew Anderson.

Spiritours est fier d’être le voyagiste officiel retenu par l’Université Concordia pour assurer la logistique et le succès du pèlerinage qui sera vécu par un maximum de 20 étudiants.

Pour plus d’information cliquez ici

7 janvier 2011 - Publié par Michel Lizotte

La spiritualité sur le camino


Nombreux sont ceux qui, partis en randonneurs, se déclarent pèlerins à l’arrivée devant la cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle. Au départ de mon périple, je n’avais que deux attentes. Je voulais me dépasser physiquement et aller le plus loin possible au fond de moi-même. J’étais habité par ce besoin du dépassement, je voulais aller au delà de mes peurs, de mes faiblesses, de mes limites. Je n’avais aucune idée comment tout ça allait se réaliser, mais je partais confiant étant assuré que les seules issues possibles seraient, d’une manière ou d’une autre, positives.

Porté par l’euphorie des premiers jours reliée à une liberté toute nouvelle, au contact avec la grande nature, à la grandeur du défi relevé, à la beauté des paysages et des personnes rencontrées, j’ai marché les premières centaines de kilomètres un peu comme un touriste, comme un randonneur, comme un sportif.

Après une dizaine de jours, j’ai commencé à sentir la graduelle descente dans mon pays intérieur. À partir de là, j’ai compris que ce n’est qu’au fil de longues journées de marche et de silence que s’amorce la descente au plus profond de soi. Il faut marcher, seul avec soi-même, plusieurs kilomètres par jour, pendant plusieurs jours pour jouir des bienfaits de la démarche entreprise.

Faire la route vers Saint-Jacques de Compostelle, c’est choisir de faire une pause dans sa vie, dans le train-train quotidien, pour prendre le gros risque d’entendre et d’écouter la vie. C’est se mettre en mode « écoute ». C’est se donner suffisamment de temps pour aller loin, très loin sur la route et au fond de soi.

La Vie nous parle toujours et partout. Peu importe où nous sommes, peu importe ce que nous faisons, la Vie nous parle. La déficience est dans notre capacité d’écoute. La vie nous charrie de plus en plus vite, dans un tourbillon de plus en plus rapide, dans un tintamarre de plus en plus fort et dans des activités de plus en plus vides de sens.

Un jour quelqu’un a écrit un livre auquel il a donné le titre : »Arrêtez la terre de tourner, je veux descendre ». Sur la route vers Compostelle, j’ai arrêté de tourner et je suis descendu.

1 mai 2010 - Publié par Anne Godbout

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Ce blogue est une gracieuseté du Groupe Spiritours