Articles de la catégorie Pèlerinage

En ce temps pascal, Dieu nous invite à faire don de nous par amour : un amour absolu pour soi et pour l’autre.
C’est avec cet amour inconditionnel que Marguerite Bourgeoys a œuvré : Marguerite au grand cœur !! Née le 17 avril 1620 (c’est son anniversaire aujourd’hui), cette femme a quitté sa Champagne natale, a bravé l’Atlantique en 1653 pour prendre soin des autres et pour les conduire sur le chemin de Dieu.

Pionnière du Nouveau-Monde, elle participe, aux côtés de Jeanne Mance et Paul de Chomedey au développement de Ville-Marie (actuel Montréal). Première enseignante de Montréal, elle œuvre pour une société chrétienne modèle où Français canadiens et Amérindiens vivraient en harmonie ; fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, elle prêche pour une vie fraternelle, juste, dans la prière et la célébration du Seigneur.

Elle accueille les « Filles du Roy » et les prépare à leur future vie en Nouvelle-France. Elle participe activement à relever la croix du Mont-Royal et à fonder la chapelle Notre-Dame-De-Bon-Secours.

Un engagement sans faille sous l’égide de Marie afin de participer à bâtir une Église et une société meilleure. « Avoir Jésus dans le cœur » : aimer, laisser Jésus agir en soi, lui parler… Marguerite nous dit que la prière « doit partir du cœur qui est son centre ». Elle nous parle de Dieu « auquel on s’attache inséparablement ». Propos de Louise Côté, CND.

Nous aussi, aimons notre Prochain : un sourire, une parole, une action, une pensée, une prière. Tout est bon quand il s’agit de laisser parler son cœur !

Laurence Maurin

N.B. Nous offrons un pèlerinage en France (à Troyes) sur les pas de Marguerite Bourgoys du 21 au 29 avril 2020 avec l’abbé Guy Chapdelaine, O.M.M., C.d., Q.H.C. C’est une belle occasion de souligner, tous ensemble, le 400e anniversaire de naissance de sainte Marguerite Bourgeoys, femme d’exception dont les valeurs rejoignent encore les hommes et les femmes d’aujourd’hui.

Nous pourrons visiter ensemble les lieux qui ont marqué la vie de cette troyenne qui a grandement contribué à la fondation de Montréal, sous le vocable de Ville-Marie à l’époque. Fondatrice de la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours et de la Congrégation de Notre-Dame, Marguerite fut la première enseignante de Montréal.
Pour info : https://spiritours.com/boutique/aux-sources-de-la-foi/france-avril-2020/
Carole Golding, Responsable de la Pastorale
Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours à Montréal

 

 

17 avril 2019 - Publié par Anne Godbout

Qu’est ce que les journées mondiales de la Jeunesse m’ont appris sur l’amour?

Panama nous a accueillis avec son soleil et sa chaleur. Les deux heures de route de l’aéroport Rio Hato jusqu’à la capitale furent agrémentées de chants, de plaisir et de fous rires.Les jeunes qui voyageaient avec moi étaient dynamiques, leur énergie était un avant-goût de ce qui m’attendait cette semaine.
En arrivant à notre paroisse d’accueil, nous avons été reçus avec des chants et de la danse. C’était déjà la fête! On nous a présenté aux familles qui ont généreusement accepté de nous héberger et chaque pèlerin est reparti dans sa famille d’accueil. J’ai fait la rencontre de la femme que j’allais appeler ma « maman du Panama », son anglais était moyen et mon espagnol aussi, mais on se comprenait et on s’aimait déjà. J’ai vu l’amour de Dieu à travers les nombreux bénévoles par la façon dont ils nous ont accueillis, dans leur pays, dans leur église et dans leur maison. Cela aura été mon introduction à la leçon d’amour qui m’attendait.
Le lendemain, c’était la messe d’ouverture avec le pape François. Ses paroles m’ont touchée, il disait: « Nous venons de cultures et de peuples différents, nous parlons des langues différentes, nous portons des vêtements différents. Chacun de nos peuples a vécu des histoires et des événements différents. Que de choses peuvent nous différencier ! Mais rien de tout cela n’a empêché de pouvoir nous rencontrer et de nous sentir heureux d’être ensemble. Cela est possible parce que nous savons qu’il y a quelque chose qui nous unit, il y a quelqu’un qui nous rapproche.
22 février 2019 - Publié par Anne Godbout

Marcher, marcher à mon rythme sur les pas de Claire et François d’Assise
De la Foresta à La Verna.
M’installer, me déposer à Assise, me blottir en ce lieu béni.
User à mon tour les pierres polies de cette cité médiévale.
M’imprégner de la beauté de ses ruelles fleuries,
de son ciel clair et lumineux,
de son large horizon ouvrant sur la Plaine de l’Ombrie,
des clochers de ses Basiliques rappelant la vie de Claire et François.
Admirer la « Rocca » témoin encore de l’histoire guerrière de cette ville.
Me balader joyeusement à travers ces boutiques,
espérant y trouver un précieux souvenir qui me ferait plaisir
ainsi qu’à mes amis.

Parcourir ces ruelles cahoteuses vers les lieux de prière
Respirant le Souffle nouveau de Claire et François.

Porter en ma prière tous les enfants du monde
en ce lieu où naquit François.

Être émue en pénétrant les grottes profondes où François se réfugiait
pour s’ouvrir « pauvre de cœur» devant son Dieu et recevoir son amour.

1 février 2019 - Publié par Anne Godbout

(finaliste de notre concours 15ème anniversaire, catégorie 1; comment un voyage de Spiritours a transformé votre vie)

Août 2018. Je m’apprêtais à disposer de mes vieilles BOTTINES de marche, usées, trouées, avachies d’avoir tant cheminées. Étrangement, juste avant de m’en débarasser, je décidai de leur dédier une dernière réflexion.  Un geste aussi banal prenait une dimension toute particulière. Une manière de revisiter le CHEMIN me permettant  de réaliser l’essentiel, la TRANSFORMATION de la personne que je suis devenue.  Je me devais de les remercier. Un simple MERCI aurait été suffisant. Pas question! D’abord, elles ont été choisies soigneusement et je m’y suis attachée.  Dès la période d’entraînement préparatoire, parce qu’elles  m’ont accompagnées si précieusement, je leur en saurai toujours gré. Parce qu’ENSEMBLE, en avril 2013, nous avons posé le pas sur notre première coquille, emblème du chemin mythique de St-Jacques-de-Compostelle. Ensemble nous y avons laissé nos empreintes sur des centaines de kilomètres de sentiers empruntés  et marché sur de nombreux parvis et planchers d’églises. Ensemble nous avons reçu la Compostella et foulé le sol de  la majestueuse cathédrale de St-Jacques. Mes PIEDS ont bénéficié à maints égards de leur support. Mes bottines m’ont permis d’affronter des sols rocheux, boueux, des champs glaiseux, des ponts de pierre, des routes asphaltées, plusieurs journées de pluie, et j’en passe. Mes déplacements à pied de PÉLERIN, protégés par ces chaussures, se déroulaient en une marche  confortable. Et pourtant, malgré tous ces bons services, je les ai malmenées. La JOIE de défaire ses chaussures après une longue journée de marche, je me permettais souvent de les laisser dans leur coin, isolées, permettant ainsi à mes pieds un massage ou simplement de se délasser dans l’eau, redécouvrant  leur  LIBERTÉ et légèreté. Apprendre à les laisser représenta un exercice difficile au début du périple, et encore aujourd’hui, je les laisse aller avec une certaine nostalgie.  Développer une telle relation de confiance avec une paire de bottines… m’apprendra beaucoup sur l’attention porté où je me mets les pieds.  Je rigole d’écrire ces pensées en lien avec des chaussures défraichies.  Cependant à chaque jour,  je me donne rendez-vous pour aller à ma rencontre. J’affirme mes marches et souvent je débute en choisissant une intention du moment.   Voilà que maintenant,  cinq belles années se sont écoulées. Je me définis comme une marcheuse sereine. Marcher quotidiennement en PRÉSENCE DE SOI s’inscrit dans ma routine de bien-être. Sur le Chemin de Compostelle au printemps 2013, mon BONHEUR a été de constater que dans le simple geste de MARCHER, la vie me porte toujours à avancer. Quelqu’un m’a dit un jour : « On ne revient jamais tout à fait du chemin… ». Encore  habitée  par l’essence  ce CHEMIN, je sais maintenant que la vie place sur ma route plein de belles rencontres qui me permettent de GRANDIR et  me NOURRIR au sens large dans les diverses sphères de ma vie.  Vivre l’expérience de marcher sur le chemin de St-Jaques aura été un chemin d’ombres et de lumières. À la recherche de clarté dans ma vie embrouillée, j’ai reçu le plus beau CADEAU que l’on nomme PRÉSENT.

17 octobre 2018 - Publié par Anne Godbout

(Mention spéciale, finaliste de notre concours 15ème anniversaire, catégorie 1; comment un voyage de Spiritours a transformé votre vie)

Ma sœur, médecin, a pris une année sabbatique qui se terminera début septembre 2018. Pendant cette période de repos, elle voulait que nous fassions une escapade ou un petit voyage, juste toutes les deux. Nous sommes assez proche l’une de l’autre. Elle m’a proposé quelques endroits mais j’étais toujours hésitante. Un voyage divertissant à New York ou en Californie ne m’attirait pas vraiment. De plus, j’avais résolu de me servir de ma  paie de vacances pour rencontrer mes obligations financières. Mercredi matin, le 16 mai, je me suis levée avec cette idée extravagante que j’ai partagé avec mon conjoint : «Chéri, je sais ou j’aimerais aller avec ma sœur; en Terre sainte ». J’étais consciente que c’était une idée for peu réalisable en raison des places disponibles et des coûts que cela impliquaient. J’aurais beaucoup à raconter sur la façon dont ce projet a pris vie, mais je me contenterai de vous dire que j’ai obtenu la confirmation que nous pouvions nous joindre au groupe de voyageurs un jour avant le grand départ. Tout s’est passé si vite. La seule chose que je savais, c’est que nous partions en Terre sainte… mais le fait que c’était un pèlerinage m’avait complètement échappé.

Quelle expérience inoubliable! C’était mon premier pèlerinage. Le groupe a été accueilli à l’aéroport de Tel Aviv par le frère Christian Eeckhout, notre guide. Un homme tout à fait hors du commun, qui savait nous communiquer sa joie, sa foi et son savoir. Un vrai puits de science, aucune question ne restait sans réponse. Nous nous attroupions autour de lui comme des canetons suivant leur maman. Il faisait constamment preuve d’une grande générosité en nous instruisant, nous racontant l’Histoire et le sens du message qui s’y rattachait. Quelle inspiration! Chaque jour, nous assistions à une messe, ce qui nous permettait d’intérioriser la richesse spirituelle à laquelle nous étions exposés. Nous étions accompagnés par un guide spirituel, le Père Henri Boulad. Un homme saint c’est le moins qu’on puisse dire! Sa présence, son regard, ses prières, son enseignement surpassaient largement les plus beaux paysages qu’il nous était donné d’admirer.

22 septembre 2018 - Publié par Anne Godbout

(Texte de notre gagnante au concours 15ème anniversaire, catégorie 1)

La vie est parfois difficile, il s’agit d’un constat de l’existence humaine. Mais même si la vie est parfois difficile, j’ai toujours cru, au plus profond de mon être, qu’elle pouvait aussi être belle, très belle même.  Cependant, voir et ressentir la beauté de la vie comporte, à mon avis, une condition « sine qua non » et cette condition consiste à avoir un cœur pur, un cœur ouvert.

En 2017, la cinquantaine bien sonnée, je pris conscience que « avoir un cœur pur et ouvert » signifiait pour moi d’aller au fond des choses. Je devais absolument revenir à la source, retrouver qui j’étais. Il me fallait partir pour faire la paix, à la fois au passé et au présent.  Bref, je devais me retrouver, marcher dans mes bottines, afin de (finalement!) pouvoir vivre en fonction de mes valeurs profondes.

- Publié par Anne Godbout

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Ce blogue est une gracieuseté du Groupe Spiritours