Articles de la catégorie Pèlerinage

Qu’est ce que les journées mondiales de la Jeunesse m’ont appris sur l’amour?

Arrivée à l’aéroport de Rio Hato, Panama nous a accueillis de son soleil et sa chaleur. À partir du moment où j’ai mis le pied dehors, j’ai senti l’énergie du pays, des jeunes et des JMJ. Nous avons pris un bus qui nous a amené à Panama city. Nous étions plus d’une centaine de jeunes répartis dans deux gros bus. Les jeunes de mon bus étaient dynamiques et leur énergie était un avant-goût de ce qui m’attendait cette semaine. De Rio Hato à Panama city c’était deux heures de route. Mais dans ce bus c’était deux heures de chants, de plaisirs et de fous rires.
À notre arrivée à l’église de San Mateo, nous avons été accueillis par des chants et de la danse. C’était déjà la fête! On nous a présenté aux familles qui ont généreusement accepté de nous héberger et chaque pèlerin est reparti dans sa famille d’accueil. C’est à ce moment-là que j’ai fait la rencontre de la femme que j’allais appeler ma « maman du Panama », son anglais était moyen et mon espagnol aussi, mais on se comprenait et on s’aimait déjà. J’ai vue l’amour de Dieu à travers les nombreux bénévoles par la façon dont ils nous ont accueilli, dans leur pays, dans leur église et dans leur maison. Cela aura été mon introduction à la leçon d’amour qui m’attendait.
Le lendemain, c’était la messe d’ouverture avec le pape François. Durant son discours il a dit : « Nous venons de cultures et de peuples différents, nous parlons des langues différentes, nous portons des vêtements différents. Chacun de nos peuples a vécu des histoires et des événements différents. Que de choses peuvent nous différencier ! Mais rien de tout cela n’a empêché de pouvoir nous rencontrer et de nous sentir heureux d’être ensemble. Cela est possible parce que nous savons qu’il y a quelque chose qui nous unit, il y a quelqu’un qui nous rapproche. Chers amis, vous avez fait beaucoup de sacrifices afin de pouvoir vous rencontrer et vous devenez ainsi de véritables maîtres et artisans de la culture de la rencontre. Par vos gestes et vos attitudes, par vos regards, vos désirs et surtout par votre sensibilité vous refusez et désavouez tous ces discours qui se focalisent et s’efforcent de semer la division, à exclure ou rejeter ceux “qui ne sont pas comme nous”. Et cela parce que vous avez ce flair qui sait pressentir que « L’amour véritable n’efface pas les différences légitimes, mais les harmonise en une unité supérieure ».
Ce fût ma deuxième leçon sur l’amour. Aux Journées Mondiales de la Jeunesse nous étions plus de 500 000 milles jeunes provenant de plus de 140 pays! Ça ne nous a pas empêcher de nous sentir comme des membres d’une même et grosse famille, au contraire. Car c’est ce que nous sommes, nous avons tous le même Père, mais on l’oublie souvent.
Pape François continue en disant : Un saint de cette terre (Oscar Romero) aimait dire : « Le christianisme n’est pas un ensemble de vérités qu’il faut croire, de lois qu’il faut respecter, ou d’interdictions. Il deviendrait ainsi repoussant. Le christianisme est une Personne qui m’a beaucoup aimé, qui réclame et demande mon amour. Le christianisme c’est le Christ ». C’est réaliser le rêve pour lequel il a donné sa vie : aimer du même amour dont il nous a aimés.
J’ai compris que Dieu est amour. C’est aussi simple que ça. Quiconque rencontre l’amour véritable, rencontre Dieu. L’amour de Dieu c’est : « Un amour qui ne “contraint” pas ni n’écrase, un amour qui ne marginalise pas ni ne réduit au silence, un amour qui n’humilie pas ni n’asservit. C’est l’amour du Seigneur, amour quotidien, discret et respectueux, amour de liberté et pour la liberté, amour qui guérit et qui relève. C’est l’amour du Seigneur qui apprend plus à redresser qu’à faire chuter, à réconcilier qu’à interdire, à donner de nouvelles chances qu’à condamner, à regarder l’avenir plus que le passé. C’est l’amour silencieux de la main tendue dans le service et le don de soi qui ne se vante pas. » – Pape François
Puis Il y a eu la vigile. Ça aura été l’expérience des JMJ qui m’a les plus marquée. Samedi, nous nous sommes rendus au lieu de la viellée de prière et la messe de clôture avec le Saint-Père. Nous avons marché cinq heures. Cinq heures sous le soleil et la chaleur, mais dans la bonne humeur car nous marchions ensemble vers un but et un rêve commun. Sur notre chemin on a croisé des jeunes de partout, avec qui on a chanté, pris des photos, et échanger des souvenirs. En marchant dans les rues et les quartiers de la ville, les Panaméens nous attendaient à l’extérieur de leur maison. Ils nous encourageaient, nous donnaient de l’eau et nous arrosaient. Là encore une fois j’ai rencontré l’amour de Dieu dans ces personnes. Une fois arrivée à destination, le nombre de jeunes pèlerins m’a étonné, mais ce qui m’a le plus surprise c’était le nombre de bénévoles! J’avais hâte de revoir le Pape François et surtout d’entendre le message qu’il avait pour nous.
À son arrivée, je pouvais sentir sa joie de nous voir si nombreux et si enthousiastes. Ce jour-là il nous a dit : « Qu’il est difficile, souvent, de comprendre l’amour de Dieu ! Mais, quel don c’est de savoir que nous avons un Père qui nous embrasse au-delà de toutes nos imperfections! ».
Je suis née dans une famille catholique et j’ai toujours cru en Dieu, cependant je n’ai pas toujours « pratiqué ». Par pratiquer je veux dire que je ne vivais pas selon la parole. Je la connaissais, mais je ne comprenais pas son importance. Durant les mois qui ont précédé les JMJ, je me suis mise à lire la parole de plus en plus. Petit à petit j’ai commencé à reconnaitre l’amour que Dieu avait pour moi. Son amour transparaissait dans tous les aspects de ma vie. J’ai finalement compris. J’ai compris qu’il n’y a pas d’amour plus grand et plus fort que le sien. À partir du moment où j’ai réalisé ça, j’ai eu l’impression que ma vie avait changé. Pourtant ce n’était pas le cas. C’est mon cœur et mon esprit qui avaient changé, grâce à mon Père éternel. Pape François a aussi dit ce jour-là : « Seul l’amour nous rend plus humains, plus complets, tout le reste sont des placebos, bons mais vides. ». Je sais maintenant qu’il n’y a rien de plus vrai.
Pour moi cette expérience des Journées Mondiales de la Jeunesse aura été l’expérience que j’avais besoin de vivre pour me donner la motivation et le courage d’affirmer ma foi et de la vivre pleinement. Les JMJ ont duré une semaine, mais l’énergie, la joie et l’amour dont j’ai été témoin durant cette semaine restera avec moi pour toujours. Je souhaite à quiconque lisant mon témoigne de connaitre l’amour véritable. Je vous laisse avec la phrase qui m’a le plus marqué : « seul ce qui est aimé peut être sauvé. » – Pape François JMJ 2019

Audrey Marebe, Montréal QC

22 février 2019 - Publié par Anne Godbout

Marcher, marcher à mon rythme sur les pas de Claire et François d’Assise
De la Foresta à La Verna.
M’installer, me déposer à Assise, me blottir en ce lieu béni.
User à mon tour les pierres polies de cette cité médiévale.
M’imprégner de la beauté de ses ruelles fleuries,
de son ciel clair et lumineux,
de son large horizon ouvrant sur la Plaine de l’Ombrie,
des clochers de ses Basiliques rappelant la vie de Claire et François.
Admirer la « Rocca » témoin encore de l’histoire guerrière de cette ville.
Me balader joyeusement à travers ces boutiques,
espérant y trouver un précieux souvenir qui me ferait plaisir
ainsi qu’à mes amis.

Parcourir ces ruelles cahoteuses vers les lieux de prière
Respirant le Souffle nouveau de Claire et François.

Porter en ma prière tous les enfants du monde
en ce lieu où naquit François.

Être émue en pénétrant les grottes profondes où François se réfugiait
pour s’ouvrir « pauvre de cœur» devant son Dieu et recevoir son amour.

1 février 2019 - Publié par Anne Godbout

(finaliste de notre concours 15ème anniversaire, catégorie 1; comment un voyage de Spiritours a transformé votre vie)

Août 2018. Je m’apprêtais à disposer de mes vieilles BOTTINES de marche, usées, trouées, avachies d’avoir tant cheminées. Étrangement, juste avant de m’en débarasser, je décidai de leur dédier une dernière réflexion.  Un geste aussi banal prenait une dimension toute particulière. Une manière de revisiter le CHEMIN me permettant  de réaliser l’essentiel, la TRANSFORMATION de la personne que je suis devenue.  Je me devais de les remercier. Un simple MERCI aurait été suffisant. Pas question! D’abord, elles ont été choisies soigneusement et je m’y suis attachée.  Dès la période d’entraînement préparatoire, parce qu’elles  m’ont accompagnées si précieusement, je leur en saurai toujours gré. Parce qu’ENSEMBLE, en avril 2013, nous avons posé le pas sur notre première coquille, emblème du chemin mythique de St-Jacques-de-Compostelle. Ensemble nous y avons laissé nos empreintes sur des centaines de kilomètres de sentiers empruntés  et marché sur de nombreux parvis et planchers d’églises. Ensemble nous avons reçu la Compostella et foulé le sol de  la majestueuse cathédrale de St-Jacques. Mes PIEDS ont bénéficié à maints égards de leur support. Mes bottines m’ont permis d’affronter des sols rocheux, boueux, des champs glaiseux, des ponts de pierre, des routes asphaltées, plusieurs journées de pluie, et j’en passe. Mes déplacements à pied de PÉLERIN, protégés par ces chaussures, se déroulaient en une marche  confortable. Et pourtant, malgré tous ces bons services, je les ai malmenées. La JOIE de défaire ses chaussures après une longue journée de marche, je me permettais souvent de les laisser dans leur coin, isolées, permettant ainsi à mes pieds un massage ou simplement de se délasser dans l’eau, redécouvrant  leur  LIBERTÉ et légèreté. Apprendre à les laisser représenta un exercice difficile au début du périple, et encore aujourd’hui, je les laisse aller avec une certaine nostalgie.  Développer une telle relation de confiance avec une paire de bottines… m’apprendra beaucoup sur l’attention porté où je me mets les pieds.  Je rigole d’écrire ces pensées en lien avec des chaussures défraichies.  Cependant à chaque jour,  je me donne rendez-vous pour aller à ma rencontre. J’affirme mes marches et souvent je débute en choisissant une intention du moment.   Voilà que maintenant,  cinq belles années se sont écoulées. Je me définis comme une marcheuse sereine. Marcher quotidiennement en PRÉSENCE DE SOI s’inscrit dans ma routine de bien-être. Sur le Chemin de Compostelle au printemps 2013, mon BONHEUR a été de constater que dans le simple geste de MARCHER, la vie me porte toujours à avancer. Quelqu’un m’a dit un jour : « On ne revient jamais tout à fait du chemin… ». Encore  habitée  par l’essence  ce CHEMIN, je sais maintenant que la vie place sur ma route plein de belles rencontres qui me permettent de GRANDIR et  me NOURRIR au sens large dans les diverses sphères de ma vie.  Vivre l’expérience de marcher sur le chemin de St-Jaques aura été un chemin d’ombres et de lumières. À la recherche de clarté dans ma vie embrouillée, j’ai reçu le plus beau CADEAU que l’on nomme PRÉSENT.

17 octobre 2018 - Publié par Anne Godbout

(Mention spéciale, finaliste de notre concours 15ème anniversaire, catégorie 1; comment un voyage de Spiritours a transformé votre vie)

Ma sœur, médecin, a pris une année sabbatique qui se terminera début septembre 2018. Pendant cette période de repos, elle voulait que nous fassions une escapade ou un petit voyage, juste toutes les deux. Nous sommes assez proche l’une de l’autre. Elle m’a proposé quelques endroits mais j’étais toujours hésitante. Un voyage divertissant à New York ou en Californie ne m’attirait pas vraiment. De plus, j’avais résolu de me servir de ma  paie de vacances pour rencontrer mes obligations financières. Mercredi matin, le 16 mai, je me suis levée avec cette idée extravagante que j’ai partagé avec mon conjoint : «Chéri, je sais ou j’aimerais aller avec ma sœur; en Terre sainte ». J’étais consciente que c’était une idée for peu réalisable en raison des places disponibles et des coûts que cela impliquaient. J’aurais beaucoup à raconter sur la façon dont ce projet a pris vie, mais je me contenterai de vous dire que j’ai obtenu la confirmation que nous pouvions nous joindre au groupe de voyageurs un jour avant le grand départ. Tout s’est passé si vite. La seule chose que je savais, c’est que nous partions en Terre sainte… mais le fait que c’était un pèlerinage m’avait complètement échappé.

Quelle expérience inoubliable! C’était mon premier pèlerinage. Le groupe a été accueilli à l’aéroport de Tel Aviv par le frère Christian Eeckhout, notre guide. Un homme tout à fait hors du commun, qui savait nous communiquer sa joie, sa foi et son savoir. Un vrai puits de science, aucune question ne restait sans réponse. Nous nous attroupions autour de lui comme des canetons suivant leur maman. Il faisait constamment preuve d’une grande générosité en nous instruisant, nous racontant l’Histoire et le sens du message qui s’y rattachait. Quelle inspiration! Chaque jour, nous assistions à une messe, ce qui nous permettait d’intérioriser la richesse spirituelle à laquelle nous étions exposés. Nous étions accompagnés par un guide spirituel, le Père Henri Boulad. Un homme saint c’est le moins qu’on puisse dire! Sa présence, son regard, ses prières, son enseignement surpassaient largement les plus beaux paysages qu’il nous était donné d’admirer.

22 septembre 2018 - Publié par Anne Godbout

(Texte de notre gagnante au concours 15ème anniversaire, catégorie 1)

La vie est parfois difficile, il s’agit d’un constat de l’existence humaine. Mais même si la vie est parfois difficile, j’ai toujours cru, au plus profond de mon être, qu’elle pouvait aussi être belle, très belle même.  Cependant, voir et ressentir la beauté de la vie comporte, à mon avis, une condition « sine qua non » et cette condition consiste à avoir un cœur pur, un cœur ouvert.

En 2017, la cinquantaine bien sonnée, je pris conscience que « avoir un cœur pur et ouvert » signifiait pour moi d’aller au fond des choses. Je devais absolument revenir à la source, retrouver qui j’étais. Il me fallait partir pour faire la paix, à la fois au passé et au présent.  Bref, je devais me retrouver, marcher dans mes bottines, afin de (finalement!) pouvoir vivre en fonction de mes valeurs profondes.

- Publié par Anne Godbout

J’ai participé à une messe spéciale pour les amis du Frère André avec une collègue de travail. Cette dernière m’a demandé, à cette même occasion, si j’aimerais l’accompagner en Terre Sainte, avec le prêtre de sa paroisse comme animateur spirituel. Elle m’a parlé du programme de ce pèlerinage qui était organisé par Spiritours, ça me semblait intéressant et j’ai dit oui.

J’ai eu la chance de visiter Jérusalem, Bethléem, Nazareth et même de faire une incursion en Jordanie; une marche dans le désert du Wadi-Rum, une visite à Pétra ainsi qu’une baignade dans la Mer Morte. Comme nous étions en pèlerinage, une messe était célébrée chaque jour dans des lieux symboliques. J’ai redécouvert les textes de la Bible lors des célébrations eucharistiques. Le fait d’être sur les lieux mêmes où certains des événements de l’Évangile se sont déroulés m’a permis de voir ma religion sous un autre angle.  

J’ai retrouvé une sérénité lors de ce voyage; c’est au Mont des Béatitudes que j’ai laissé sortir cet immense chagrin que je n’avais pas réussi à évacuer depuis la perte de mon père. Je suis donc revenue de la Terre Sainte avec une paix intérieure.

3 juin 2018 - Publié par Anne Godbout

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Ce blogue est une gracieuseté du Groupe Spiritours