Articles de la catégorie Pèlerinage

Un grand merci pour continuer de nous garder informés et de nous soutenir, nous de la famille élargie de Spiritours. C’est un baume pour l’âme que de se savoir partie intégrante même à distance, mais toujours si près du cœur. 

J’ai tellement de précieux souvenirs imprégnés au fond du cœur et de mon âme, que ce soit en Terre Sainte avec Robert Lebel, au Costa Rica avec Frédéric Lenoir ou en Provence avec Christine Angelard, que je ne peux que faire monter un chant de gratitude chaque fois que ces doux souvenirs remontent à la surface.  Chacun de ces voyages au loin m’ont amené toujours plus près de mon être profond et m’ont fait cheminer comme aucune autre école de croissance personnelle n’aurait pu le faire. C’est toujours avec le recul du temps que l’on  peut apprécier à sa plus juste valeur les bienfaits que l’âme reconnaît avoir reçus et accueillis en toute gratuité. 

Je parle encore aujourd’hui de ces voyages et de mes expériences enrichissantes comme si c’était hier, tellement la joie ressentie sur chacun des chemins empruntés est toujours aussi nourrissante… comme si elle avait été incrustée jusque dans les cellules du corps aussi bien que dans ma mémoire émotionnelle. Et je sais que rien, ni personne  ne pourra jamais me les enlever ou les faire disparaître.  Les événements vécus en compagnie de d’autres pèlerines et pèlerins avaient un goût d’infini, d’ éternité qui ont comblé l’âme en quête d’ absolu… Ce sont ces moments bénis qui m’aident aujourd’hui, dans ces temps plus difficiles, à continuer la route portant ma petite lampe allumée pour les compagnes et compagnons de route de mon milieu et de mon quotidien…que je les rejoigne dans la contemplation par la prière ou encore dans l’action par des  échanges virtuels ou par les autres moyens de communication à ma disposition. Même au loin, je n’ai jamais été aussi près de mes proches, famille et amis. 

Une marche solitaire à la Grotte de Sainte Marie-Madeleine, comme une longue montée vers l’Absolu dans une forêt enchanteresse…


…qui parle et ne cesse d émerveiller l âme à l’écoute…

En terme de conclusion, je veux tout simplement réitérer ma plus vive reconnaissance à toi et à toute votre équipe pour nous avoir permis de vivre de tels moments de plénitude, de béatitude…et de garder la communion des cœurs.

Soyez bénis abondamment  vous  de  la grande famille Spiritours où que vous soyez aux quatre coins de la planète!

Dans l’espérance de pouvoir continuer la route au loin et au fond de moi, en la compagnie  bienveillante de Spiritours, je vous serre très fort sur mon cœur dans l’attente, un jour, de vous ouvrir les  bras…*

De tout coeur.

Michelle Michael

25 mai 2020 - Publié par Anne Godbout

Partir en pèlerinage, se faire pèlerin consiste à sortir de chez soi pour se mettre en route à la suite d’une longue lignée d’hommes et de femmes ayant quitté leur habitude, leur confort, leur routine et tout ce qui fait la douceur ou la difficulté de la vie quotidienne pour répondre à l’appel de Dieu. C’est tout ce qui fait la différence entre une simple démarche touristique et une vraie démarche pèlerine…car nous répondons d’abord à l’appel de Dieu dans notre vie. Nous allons cheminer non pas pour voir uniquement des belles choses en bonne compagnie mais nous allons cheminer avec le Christ qui nous initie à la beauté de la création du Père des cieux, notre monde !

Partir en pèlerinage, se faire pèlerin, c’est vivre un certain renoncement de soi pour vivre l’Evangile du Christ Seigneur et approcher l’amour inconditionnel que Dieu a pour nous.

La démarche du pèlerinage, expérience de vie, qu’elle soit courte ou longue, nécessite parfois une certaine adaptation, de la souplesse voire des sacrifices pour accueillir l’Autre ou découvrir une autre terre que la sienne, cette terre que Dieu aime et a donné aux hommes. C’est vivre une fraternité « éphémère » avec des personnes que l’on ne connait pas forcément, c’est composer une communauté de croyants, une expérience d’Eglise où chacun chemine à son rythme, tout en enrichissant l’autre dans lesquelles la prière et l’eucharistie, fortifient cette communauté temporaire. C’est vivre avec le Christ au milieu de nous.

« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » Mt 18, 20

Partir en pèlerinage, se faire pèlerin, c’est vivre le pèlerinage au-delà du pèlerinage. C’est profiter de cette pause donnée pour accepter et accueillir que le Christ vienne nous toucher, nous parler, nous transformer ou nous convertir intérieurement à l’exemple de quelques figures de sainteté qui à travers le monde, avec leur pleine humanité faite de défauts et de qualités, ont embrassé la vie du Christ (St Pierre et Paul de Terre Sainte à Rome, St François d’Assise, Ste Thérèse de l’Enfant Jésus à Lisieux, St André Kim en Corée, Ste Marie de l’Incarnation au Québec ou encore St Charbel au Liban et tant d’autres plus ou moins célèbres par toute la terre, mais tellement fils et filles de Dieu !)

Cette transformation sera peut-être plus ou moins visible et se situera certainement sur plusieurs plans, humain, ecclésial, spirituel…Par exemple, La découverte de la Terre Sainte peut renouveler la manière de lire la Bible. Le christianisme étant la religion de l’Incarnation, partir à la rencontre d’autres communautés chrétiennes parfois du bout du monde, des œuvres d’art qu’elles ont produites permet de toucher du doigt l’universalité de l’Eglise en la vivant de façon concrète. Ces visages d’Eglise peuvent être ceux de catholiques d’autres pays ou d’autres continents, ou bien de chrétiens d’autres confessions ou d’autres rites ; façon de vivre l’œcuménisme. C’est aussi manifester notre proximité de vie et de prière avec ceux qui à travers le monde souffrent et vivent de moments très difficiles…

Ainsi sous tous ses aspects multiples, le pèlerinage a toujours été, est et restera pour l’Eglise un merveilleux don de grâce pour celui qui veut s’enraciner en Christ !

Laissons la conclusion à saint Jean-Paul II :

« Les pèlerinages sont devenus, avant, pendant et après leur déroulement, un moment original de la catéchèse en église (…).

Le pèlerinage symbolise notre vie, l’homme en route vers le Royaume. »

Bonne et Sainte Année 2020

François GARNIER

François accompagnera les pèlerinages suivants en 2020 avec Spiritours :

Pèlerinage au Liban, « Le pays de Canaan », 7 au 17 mai 2020,
Pèlerinage au Québec, 16 au 27 juin 2020,

13 janvier 2020 - Publié par Anne Godbout

En ce temps pascal, Dieu nous invite à faire don de nous par amour : un amour absolu pour soi et pour l’autre.
C’est avec cet amour inconditionnel que Marguerite Bourgeoys a œuvré : Marguerite au grand cœur !! Née le 17 avril 1620 (c’est son anniversaire aujourd’hui), cette femme a quitté sa Champagne natale, a bravé l’Atlantique en 1653 pour prendre soin des autres et pour les conduire sur le chemin de Dieu.

Pionnière du Nouveau-Monde, elle participe, aux côtés de Jeanne Mance et Paul de Chomedey au développement de Ville-Marie (actuel Montréal). Première enseignante de Montréal, elle œuvre pour une société chrétienne modèle où Français canadiens et Amérindiens vivraient en harmonie ; fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, elle prêche pour une vie fraternelle, juste, dans la prière et la célébration du Seigneur.

Elle accueille les « Filles du Roy » et les prépare à leur future vie en Nouvelle-France. Elle participe activement à relever la croix du Mont-Royal et à fonder la chapelle Notre-Dame-De-Bon-Secours.

Un engagement sans faille sous l’égide de Marie afin de participer à bâtir une Église et une société meilleure. « Avoir Jésus dans le cœur » : aimer, laisser Jésus agir en soi, lui parler… Marguerite nous dit que la prière « doit partir du cœur qui est son centre ». Elle nous parle de Dieu « auquel on s’attache inséparablement ». Propos de Louise Côté, CND.

Nous aussi, aimons notre Prochain : un sourire, une parole, une action, une pensée, une prière. Tout est bon quand il s’agit de laisser parler son cœur !

Laurence Maurin

N.B. Nous offrons un pèlerinage en France (à Troyes) sur les pas de Marguerite Bourgoys du 21 au 29 avril 2020 avec l’abbé Guy Chapdelaine, O.M.M., C.d., Q.H.C. C’est une belle occasion de souligner, tous ensemble, le 400e anniversaire de naissance de sainte Marguerite Bourgeoys, femme d’exception dont les valeurs rejoignent encore les hommes et les femmes d’aujourd’hui.

Nous pourrons visiter ensemble les lieux qui ont marqué la vie de cette troyenne qui a grandement contribué à la fondation de Montréal, sous le vocable de Ville-Marie à l’époque. Fondatrice de la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours et de la Congrégation de Notre-Dame, Marguerite fut la première enseignante de Montréal.
Pour info : https://spiritours.com/boutique/aux-sources-de-la-foi/france-avril-2020/
Carole Golding, Responsable de la Pastorale
Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours à Montréal

 

 

17 avril 2019 - Publié par Anne Godbout

Qu’est ce que les journées mondiales de la Jeunesse m’ont appris sur l’amour?

Panama nous a accueillis avec son soleil et sa chaleur. Les deux heures de route de l’aéroport Rio Hato jusqu’à la capitale furent agrémentées de chants, de plaisir et de fous rires.Les jeunes qui voyageaient avec moi étaient dynamiques, leur énergie était un avant-goût de ce qui m’attendait cette semaine.
En arrivant à notre paroisse d’accueil, nous avons été reçus avec des chants et de la danse. C’était déjà la fête! On nous a présenté aux familles qui ont généreusement accepté de nous héberger et chaque pèlerin est reparti dans sa famille d’accueil. J’ai fait la rencontre de la femme que j’allais appeler ma « maman du Panama », son anglais était moyen et mon espagnol aussi, mais on se comprenait et on s’aimait déjà. J’ai vu l’amour de Dieu à travers les nombreux bénévoles par la façon dont ils nous ont accueillis, dans leur pays, dans leur église et dans leur maison. Cela aura été mon introduction à la leçon d’amour qui m’attendait.
Le lendemain, c’était la messe d’ouverture avec le pape François. Ses paroles m’ont touchée, il disait: « Nous venons de cultures et de peuples différents, nous parlons des langues différentes, nous portons des vêtements différents. Chacun de nos peuples a vécu des histoires et des événements différents. Que de choses peuvent nous différencier ! Mais rien de tout cela n’a empêché de pouvoir nous rencontrer et de nous sentir heureux d’être ensemble. Cela est possible parce que nous savons qu’il y a quelque chose qui nous unit, il y a quelqu’un qui nous rapproche.
22 février 2019 - Publié par Anne Godbout

Marcher, marcher à mon rythme sur les pas de Claire et François d’Assise
De la Foresta à La Verna.
M’installer, me déposer à Assise, me blottir en ce lieu béni.
User à mon tour les pierres polies de cette cité médiévale.
M’imprégner de la beauté de ses ruelles fleuries,
de son ciel clair et lumineux,
de son large horizon ouvrant sur la Plaine de l’Ombrie,
des clochers de ses Basiliques rappelant la vie de Claire et François.
Admirer la « Rocca » témoin encore de l’histoire guerrière de cette ville.
Me balader joyeusement à travers ces boutiques,
espérant y trouver un précieux souvenir qui me ferait plaisir
ainsi qu’à mes amis.

Parcourir ces ruelles cahoteuses vers les lieux de prière
Respirant le Souffle nouveau de Claire et François.

Porter en ma prière tous les enfants du monde
en ce lieu où naquit François.

Être émue en pénétrant les grottes profondes où François se réfugiait
pour s’ouvrir « pauvre de cœur» devant son Dieu et recevoir son amour.

1 février 2019 - Publié par Anne Godbout

(finaliste de notre concours 15ème anniversaire, catégorie 1; comment un voyage de Spiritours a transformé votre vie)

Août 2018. Je m’apprêtais à disposer de mes vieilles BOTTINES de marche, usées, trouées, avachies d’avoir tant cheminées. Étrangement, juste avant de m’en débarasser, je décidai de leur dédier une dernière réflexion.  Un geste aussi banal prenait une dimension toute particulière. Une manière de revisiter le CHEMIN me permettant  de réaliser l’essentiel, la TRANSFORMATION de la personne que je suis devenue.  Je me devais de les remercier. Un simple MERCI aurait été suffisant. Pas question! D’abord, elles ont été choisies soigneusement et je m’y suis attachée.  Dès la période d’entraînement préparatoire, parce qu’elles  m’ont accompagnées si précieusement, je leur en saurai toujours gré. Parce qu’ENSEMBLE, en avril 2013, nous avons posé le pas sur notre première coquille, emblème du chemin mythique de St-Jacques-de-Compostelle. Ensemble nous y avons laissé nos empreintes sur des centaines de kilomètres de sentiers empruntés  et marché sur de nombreux parvis et planchers d’églises. Ensemble nous avons reçu la Compostella et foulé le sol de  la majestueuse cathédrale de St-Jacques. Mes PIEDS ont bénéficié à maints égards de leur support. Mes bottines m’ont permis d’affronter des sols rocheux, boueux, des champs glaiseux, des ponts de pierre, des routes asphaltées, plusieurs journées de pluie, et j’en passe. Mes déplacements à pied de PÉLERIN, protégés par ces chaussures, se déroulaient en une marche  confortable. Et pourtant, malgré tous ces bons services, je les ai malmenées. La JOIE de défaire ses chaussures après une longue journée de marche, je me permettais souvent de les laisser dans leur coin, isolées, permettant ainsi à mes pieds un massage ou simplement de se délasser dans l’eau, redécouvrant  leur  LIBERTÉ et légèreté. Apprendre à les laisser représenta un exercice difficile au début du périple, et encore aujourd’hui, je les laisse aller avec une certaine nostalgie.  Développer une telle relation de confiance avec une paire de bottines… m’apprendra beaucoup sur l’attention porté où je me mets les pieds.  Je rigole d’écrire ces pensées en lien avec des chaussures défraichies.  Cependant à chaque jour,  je me donne rendez-vous pour aller à ma rencontre. J’affirme mes marches et souvent je débute en choisissant une intention du moment.   Voilà que maintenant,  cinq belles années se sont écoulées. Je me définis comme une marcheuse sereine. Marcher quotidiennement en PRÉSENCE DE SOI s’inscrit dans ma routine de bien-être. Sur le Chemin de Compostelle au printemps 2013, mon BONHEUR a été de constater que dans le simple geste de MARCHER, la vie me porte toujours à avancer. Quelqu’un m’a dit un jour : « On ne revient jamais tout à fait du chemin… ». Encore  habitée  par l’essence  ce CHEMIN, je sais maintenant que la vie place sur ma route plein de belles rencontres qui me permettent de GRANDIR et  me NOURRIR au sens large dans les diverses sphères de ma vie.  Vivre l’expérience de marcher sur le chemin de St-Jaques aura été un chemin d’ombres et de lumières. À la recherche de clarté dans ma vie embrouillée, j’ai reçu le plus beau CADEAU que l’on nomme PRÉSENT.

17 octobre 2018 - Publié par Anne Godbout

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Ce blogue est une gracieuseté du Groupe Spiritours