Articles de la catégorie psycho-spirituel

Dès nos premiers mouvements, nous utilisons notre volonté afin de diriger les vibrations captées pour bouger, être dans l’action, dont respirer.  Du moment de notre gestation, dès notre naissance, jusqu’à notre mort, par notre respiration nous vivons cette magie.  Nous vibrons à la vie qui est là, puissante et mobilisante, débutant notre quête d’être soi. 

En ce temps de distanciation, du fait d’être obligé de mettre de la distance physique, de l’espace entre soi, dévoile peut-être cette distanciation qui est en soi.  Révélant un entre-deux remplit d’espoir ou de désespoir.  Cet entre-deux, pertes de repères ou repère par la foi.  En fait, cette perte de liberté peut vous ouvrir à la magie qu’éveille les mouvements du processus d’Être Soi : 

  • Ouvrant à la conscientisation, 
  • Bougant par l’émancipation, 
  • Vibrant à la syntonisation,
  • Vivant par la régénération;
  • Tout en riant et bénissant la célébration pour Être Soi. 

Loin d’être vécue comme un gage de sécurité, cette distanciation sociale peut exarcerber les inquiétudes tout comme renforcir cette assurance et cette sécurité en soi.  En fait, chaque crise fait ressurgir et dévoiler ce qui en soi n’était pas découvert pleinement. J’ai lu quelque part que les difficultés viennent vers nous pour ouvrir les possibilités, pour découvrir la potentialité qui s’activent en soi face à ses vibrations pour être dans l’action, en mouvement.  Comme la respiration ouvre le chemin de la vie en soi, la distanciation, cette vibration mondiale, ouvre la voie au mouvement de la consicentisation offant ainsi une possibilité de bouger par l’émancipation pour nous syntoniser. Distanciation, montre-moi ta magie !  Ouvre-moi la voie par la foi d’Être Soi ensemble.

Cette perte de contact, de sensation physique, de liberté en situation de vulnérabilité impacte la santé psychique, cognitive et même physique.  Des chercheurs de l’Université de McGill ont découvert que la souffrance qu’engendre l’isolement modifie même l’anatomie du cerveau et la communication entre les diverses régions de celui-ci.  Ce poids de la solitude d’isolement impacte réellement la vie des gens qui vivent cette souffrance versus ceux et celles qui ne ressentent pas cette charge émotionnelle.  Dans cet entre-deux, l’écart et les inégalités peuvent se creuser encore plus, d’où l’importance de prendre conscience de soi, de sa foi et des autres pour que chacun puisse se sentir être en relation. Comme la respiration l’être humain a besoin de cette relation avec l’autre pour vivre. Cette magie de la relation ouvre et permet de saisir les possibilités, de se révéler pour éclairer la voie et tendre la main à celui ou celle qui souffre de cet isolement.  

Cet entre-deux, fracture sociale ou cohésion et fraternité est une possibilité de s’unir pour une entraide entre tous.  Il n’est plus question d’exclure ou d’isoler les plus vulnérables mais de s’unifier par la foi.   Ce qui importe en ce moment, plus que tout, c’est de continuer de se sentir en relation avec les autres, avec le Soi, Dieu, le Divin.  S’unir ensemble pour solidifier cette énergie de sécurité, de guérison par l’entraide.  Au travers cet appauvrissement du tissus social par cette distanciation sociale que nous devons mettre entre nous, nous avons besoin plus que jamais de la magie de la relation, de nous entraider, de se sentir « ensemble ».  

Pour ma part, j’aime la solitude mais je n’ai pas choisi l’isolement.  J’aime être seule mais pas me sentir isolée, exclue ou rejetée.  Cet espace de perte de liberté, d’exclusion soulève en moi le manque et lors, la tristesse peut me submerger.  Pour une personne qui subit la solitude d’isolement qu’elle n’a pas choisie et qui perd ses repères voit progressivement ses forces intérieures s’appauvrir. Comme si la capacité de nouer des liens diminue, que la peur ou la honte immobilise, on observe même des phénomènes de repli et de désespérance.  Je découvre cet écart entre choisir la solitude et vivre de l’isolement.  

Pour moi, cette  impression de solitude isolée, je l’ai ressenti en étant entourée, au milieu d’un groupe, comme une sensation d’être ailleurs, comme un manque qui éveille une tristesse en moi.  Présentement, au milieu de ce chaos, même entourée et supportée par l’environnement, est-il possible que ce sentiment vous assaille ? Comment continuer à se sentir en relation avec les autres ? Comment utilisez-vous la magie de la distanciation pour éclairer la voie par votre foi ? Que puisez-vous dans vos profondeurs intérieures ? 

Cette perte de liberté du choix d’être en présence de l’autre, de ce contact de corps brisé par une injonction extérieure, ouvre les possibilités des relations sacrées pour saupoudrer la magie de l’enchantement dans nos vies.  Au coeur de ce chaos pouvant pour certain entrainer une perte d’identité et d’égalité, ouvrons nos coeurs, dansons par des nouveaux pas de danse, au son d’un rythme différent.  Soyons conscient de ces impacts et ayons cette volonté, la foi, de tendre la main, de séparer le pain et de boire de son vin.  Dans cette attente, cet entre-deux, la compassion est de mise, envers soi, les autres et sa propre foi.  En conscientisant, en vous émancipant, même à distance, se syntoniser pour se dépasser et vivre la charité envers son prochain, envers soi-même et peut-être même son Dieu, la vie, ou tout autre nom qu’il porte pour vous.  Les signes d’amitié et les actes de bienveillances sont possibles et peuvent faire toute la différence.  Saupoudrons cette magie d’amour pour apporter ce qui est juste et bien, pour créér ensemble ce réenchantement par le sacré de la relation avec la vie. 

Il est peut-être temps, dans cet entre-deux, de saisir cette occasion pour se retrouver en tête à tête avec Dieu.  De retrouver ses repères par la foi en plongeant dans nos profondeurs pour saisir ce qui en soi permet d’Être Soi, ensemble.  Dans ce silence intérieur, j’y ai découvert un grand pouvoir, celui de ma foi, qui me permet d’être dans un entre-deux, de saisir cette immobilité pour me permettre de plonger en moi.  Comme si un voile s’était déchiré, comme si ma foi par sa vibration m’ouvrait un monde plus léger, plus clair, tout comme plus épais de colère, de tristesse, avec des intensités variées.  Tout cela en moi me révèle la symphonie de la vie.  Que ces vibrations provenant de l’extérieur résonne en moi, que je respire au travers en mourrant et vivant à chaque instant.  Dès lors, une sorte de poussée intérieure, une force vivante dont aucun mot ne peut exprimer, un pure enthousiasme, une pure nostalgie comme aucun raison d’y être, sans cause, émerge en moi comme une volonté qui est là, comme ma respiration.  Cette relation sacrée en moi, me régénère et je me sens bénie.  Ce qui rend cela encore plus enchanteur, plus magique c’est l’humilité de son partage par la relation avec mon amie Marie-Josée Arel.  

Au lieu d’être prisonnière de mon esprit conceptuel, des commentaires qui tourbillonnent dans ma tête, des émotions qui veulent m’ensevelir comme du sable mouvant, je choisis d’être en relation avec la vie au lieu d’y réagir sans conscience.  Ce qui permet cela, c’est justement la relation sacrée que je laisse vivre de plus en plus dans ma vie.  Je me remémore la volonté lors de la naissance et je permet au processus d’Être Soi d’être en mouvement comme la respiration et m’ouvre à ce qui est sacré par le mystère de la foi, de la vie d’être en relation.

Marie-Josée Arel et moi, par notre relation avons ouvert un espace d’être en relation où nous laissons la magie des 5 mouvements réenchanter notre vie pour qu’ensemble nous partagions avec d’autres cette bénédiction.  Vous pouvez vous joindre à nous sur cette communauté virtuelle sur Facebook gratuitement https://www.facebook.com/groups/amesagesse.

Ce qui nous lie, c’est notre foi et l’amour du Divin, de plus grand que nous.   S’unir, se réunir, surtout ne pas exclure, isoler l’autre par sa différence, non justement révéler sa beauté au monde.  Un nouveau rythme résonne pour tous, trouvons notre notre pour syntoniser ensemble par la foi et s’unir au monde par cette régénération et dansons, célébrons cette bénédiction de la vie en chacun de nous !  Respirons ! 

Prendre un moment pour respirer et être ici maintenant !

Nancy Marcoux, T.Éd., B.Éd., DÉSS, ACC

Coach management ICF, Consultante experte en psychométrie « MPO »      

www.leadershipinspirant.ca

24 décembre 2020 - Publié par Anne Godbout

La vertu du mois février : l’amour

Cette injonction de l’abbé Pierre sonne comme le commandement du Christ : « tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Matthieu 22-39)

Faisons ensemble quelques pas avec l’abbé Pierre, celui qui quarante années durant chemina au nom d’un idéal simple et exigeant « Sers en premier le plus souffrant ». Il est l’une des grandes figures caritatives de notre temps, habité d’une tendresse et d’une bonté plus qu’humaines, il a donné au siècle écoulé tant d’amour.

Déjà les premiers philosophes le disaient, Pythagore avait pour devise « Plus que tout, respecte-toi toi-même » et plus tard c’est Aristote qui nous dira « l’homme vertueux a le devoir de s’aimer lui-même ».

La source de l’amour, ce qui lui donne son énergie, est dans l’amour de soi, voilà ce qui à mon sens est essentiel à comprendre, l’amour de soi est le fondement de l’amour.
On ne partage que ce que l’on a et puis s’aimer peut nous porter à ce degré de confiance où l’on ne craint plus la vie et où donner est source de joie.

5 février 2019 - Publié par Anne Godbout

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