Articles de la catégorie Récits de voyage

Mon premier voyage en Asie s’est déroulé en l’an 2000, alors que j’étais dans la vingtaine. Je suis partie en sac à dos avec une amie pendant trois mois. Jusque-là, mes voyages s’étaient limités à l’Europe de l’Ouest et à l’Amérique latine; c’était donc la première fois que je voyageais dans un pays où la religion principale n’était pas le christianisme. Quand j’ai visité un premier temple bouddhiste à Bangkok, l’amie qui m’accompagnait s’est assise en lotus et s’est mise à méditer. J’étais un peu confuse, ne sachant trop si la religion catholique me permettait de me recueillir là, devant une statue de Bouddha… Au bout d’un long moment, j’ai fermé les yeux et j’ai simplement parlé à Bouddha en lui disant que, pour moi, le Dieu d’amour révélé par Jésus Christ était l’unique Dieu, le créateur et le père de tous les êtres humains, mais que je rendais hommage à ce qu’il avait accompli sur cette Terre et à l’héritage qu’il avait laissé, notamment celui de cultiver la paix intérieure et la compassion. Plus tard pendant le voyage, j’ai eu la chance de rencontrer des moines bouddhistes et d’échanger avec eux. Je trouvais qu’ils dégageaient une authentique paix intérieure, qu’ils étaient lumineux.
13 juillet 2018 - Publié par Anne Godbout

Nous sommes parfois confrontés, à certains moments de notre vie, à de grands bouleversements, qui peuvent nous faire perdre nos repères, par exemple l’annonce d’une mauvaise nouvelle, la perte d’un emploi, une rupture amoureuse, une trahison, un échec, un déménagement dans un environnement différent ou toute autre situation qui apporte un changement important dans notre vie. En nous retrouvant ainsi désorienté, nous ressentons soit une certaine angoisse, soit un lâcher-prise.

Accepter de perdre ses repères peut être une opportunité de croissance et même un outil de développement personnel. Cela peut effrayer certaines personnes, mais c’est un état qui permet au mental de relâcher son contrôle, pour faire place à du nouveau, pour élargir et enrichir notre vision du monde.

Le voyage permet ce type d’expérience. Le fait de se retrouver dans un environnement différent et surtout d’être immergé dans une culture différente, peut être parfois déconcertant. Mon expérience personnelle m’a appris à devenir plus souple, à mieux accepter les situations imprévues, à être moins dans le « contrôle » et beaucoup plus dans « l’ouverture ». C’est ce que j’ai vécu lorsque j’ai voyagé en Inde et au Kenya avec Spiritours.

Je rêvais de visiter l’Inde et le Taj Mahal, une des sept merveilles du monde moderne. Lors d’une journée portes-ouvertes dans les bureaux de Spiritours, j’ai assisté à une présentation sur l’Inde du nord qui m’a plu. La coordonnatrice responsable du voyage était là pour répondre à mes nombreuses questions dont celles concernant les démarches pour l’obtention de mon visa pour l’Inde.

Lors de ce voyage j’ai beaucoup apprécié que nous soyons un petit groupe, surtout lors des déplacements, car en Inde ce n’est pas toujours évident. Notre espace personnel est vite réduit puisqu’il y a beaucoup de monde, ce qui peut être très déstabilisant par moment.

Nos sens sont continuellement stimulés que ce soit l’odorat pour les différentes odeurs, l’ouïe par la cacophonie de la circulation et les gens, la vue parce qu’il a tant de choses à voir au même endroit et en même temps, le goût par la dégustation des nombreux plats de la cuisine indienne qui sont parfois épicés et le toucher des tissus qui servent à la confection des habits indiens.

J’ai senti que je perdais un peu mes repères quand nous avons assisté à une cérémonie d’Aarti dans un temple, il s’agit d’un rituel hindou très ancien qui prend la forme de chants et d’offrandes au feu sacré. C’était très beau, mais tellement différent!

L’année suivante, j’ai choisi d’aller vivre un safari au Kenya, motivée par deux raisons principales : l’accompagnateur, puisque c’était le même avec qui j’étais allée en Inde et que je l’avais bien apprécié, et la seconde est que j’avais la possibilité de voir des éléphants et d’autres animaux dans leur milieu naturel. J’avais vu quelques éléphants en Inde, mais ces animaux me fascinent et l’idée de les voir dans la savane me réjouissait.

Ma démarche pour obtenir un visa s’est bien déroulé puisque j’avais acquis de l’expérience lors de mon voyage précédent. Il ne restait plus qu’une petite visite à une clinique voyage et j’étais prête pour l’aventure. Dans la vaste étendue de la savane au milieu des animaux sauvages, on peut perdre facilement nos repères, je dois avouer que je me suis sentie toute petite, mais notre guide national d’expérience et notre chauffeur ont su nous rassurer et bien nous encadrer. Ce fut un autre voyage inoubliable qui m’a permis de me dépasser et de grandir intérieurement. Je regarde parfois les photos et je remercie la vie de m’avoir donné la chance de vivre de si belles expériences qui m’ont fait réaliser que tout est possible, il suffit d’y croire.

Par : Claire Caron

 

 

 

 

29 juin 2018 - Publié par Anne Godbout

J’ai participé à une messe spéciale pour les amis du Frère André avec une collègue de travail. Cette dernière m’a demandé, à cette même occasion, si j’aimerais l’accompagner en Terre Sainte, avec le prêtre de sa paroisse comme animateur spirituel. Elle m’a parlé du programme de ce pèlerinage qui était organisé par Spiritours, ça me semblait intéressant et j’ai dit oui.

J’ai eu la chance de visiter Jérusalem, Bethléem, Nazareth et même de faire une incursion en Jordanie; une marche dans le désert du Wadi-Rum, une visite à Pétra ainsi qu’une baignade dans la Mer Morte. Comme nous étions en pèlerinage, une messe était célébrée chaque jour dans des lieux symboliques. J’ai redécouvert les textes de la Bible lors des célébrations eucharistiques. Le fait d’être sur les lieux mêmes où certains des événements de l’Évangile se sont déroulés m’a permis de voir ma religion sous un autre angle.  

J’ai retrouvé une sérénité lors de ce voyage; c’est au Mont des Béatitudes que j’ai laissé sortir cet immense chagrin que je n’avais pas réussi à évacuer depuis la perte de mon père. Je suis donc revenue de la Terre Sainte avec une paix intérieure.

3 juin 2018 - Publié par Anne Godbout

Un nouveau récit sur le thème du pèlerinage à COMPOSTELLE vient de voir le jour: UN PÈLERIN DANS LA BOUE, de Michel Bouvrette.

« J’avais envie de vivre une expérience au-delà d’un touriste marcheur, j’ai opté pour un voyage de pèlerin afin d’apprendre plus sur ma propre vie », explique l’auteur Michel Bouvrette dans son livre autoédité Un pèlerin dans la boue. Alors qu’il avait besoin de vivre pleinement le deuil de sa mère, Michel est parti rejoindre deux amis sur le chemin de Compostelle. Des copains de longue date avec qui il a participé à de nombreuses randonnées dans le cadre d’un groupe formé pour parler de paternité. Ils ont ainsi choisi de célébrer leur dixième anniversaire de la création de cette formation en vivant un voyage en France et en Espagne.

Croyant avoir tout prévu, il s’est fait surprendre par les aléas de Dame Nature. « J’ai choisi le titre d’un pèlerin dans la boue, parce que j’ai vécu dix jours de pluie sur 14, ça m’a affecté, mais j’ai malgré tout retrouvé la lumière et mon ombre au bout de ce chemin », raconte-t-il.

Réflexions et désillusions s’entremêlent aux joies vécues au rythme du chemin. Ses amitiés ébranlées survivront-elles ? Que découvrira Michel au sommet de O Cebreiro ?

Ce magnifique récit vous fera entrer dans une profonde expérience humaine et spirituelle.

Son style à la fois prosaïque et poétique vous fera découvrir une autre facette du pèlerinage.

Pour plus d’informations: https://bouquinbec.ca/boutique/un-pelerin-dans-la-boue.html

Et pour de l’information sur les voyages à COMPOSTELLE de Spiritours (un des compagnons dans le récit est accompagnateur sur le Chemin de Compostelle avec Spiritours): http://spiritours.com/compostelle/

 

17 mai 2018 - Publié par Anne Godbout

Un sentier descend le long de la pente d’une colline, avec quelques arbustes de chaque côté; un lieu bien simple en apparence, mais nous sommes sur un versant du Mont des béatitudes ! Lieu historique ou pas, nous savons que quelque part dans ce paysage Jésus s’est livré en paroles. S’il est en effet un lieu dont on peut dire : « Le jour au jour en publie le récit et la nuit à la nuit transmet la connaissance. Non point récit, non point langage, nulle voix qu’on puisse entendre, mais pour toute la terre en ressortent les lignes et les mots jusqu’aux limites du monde (Ps 19) », c’est bien ici.

Au pied de cette colline se trouve le lac de Tibériade ou mer de Galilée ! Immense ! Et là, toute une série de pages d’Évangile se bousculent dans votre tête et dans votre cœur : la multiplication des pains, le discours sur les béatitudes, les pêches miraculeuses, la tempête apaisée, l’apparition de Jésus et bien d’autres encore. Toutes ces pages prennent une force spéciale en ce lieu, elles prennent vie! Il suffirait de fermer les yeux pour remonter le temps et se retrouver au cœur de ces scènes, s’en imprégner, saisir à la fois leur caractère très concret et humain, et je dirais même terre à terre, qui rehausse d’ailleurs leur caractère transcendant et divin.

Maintenant imaginez vous plongés dans cette expérience humaine et spirituelle et chaque jour dans un nouveau lieu : Nazareth, Cana, Bethléem, Béthanie, Mont-Thabor, Jéricho, Capharnaüm, Jourdain, Jérusalem, Gethsémani, Golgotha, et enfin le lieu de la résurrection. Le plus beau c’est que vous n’êtes pas seuls ; vous êtes avec d’autres, vous chantez, vous riez, vous méditez, vous vous émerveillés et partagez des moments inoubliables. Inutile de dire que dans un vécu aussi intense, le cœur et l’âme surpassent le cerveau en la capacité à saisir l’expérience pour la conserver précieusement dans son coeur comme Marie. Je ne pourrai donc rendre en mots ce que j’ai vécu et partagé avec d’autres jeunes. J’espère tout simplement vous avoir transmis une vue de l’âme qui a été transformée par l’expérience, une saisie d’un cœur qui s’est remis à désirer la sainteté en communion avec  mes compagnons de voyage parmi lesquels,  Mgr Christian Lépine, Archevêque de Montréal, dont nous avons découvert le cœur de père et l’attachement profond au Seigneur.

Tout ceci n’aurait bien entendu pas été possible pour moi personnellement sans Mission Jeunesse qui m’a encouragé et soutenu pour la réalisation de ce voyage, sans une grande générosité de Spiritours qui en a subventionné une partie, et sans la passion et la détermination de notre super guide Théa, qui a été plus qu’une guide mais aussi et surtout une grande sœur dans la foi, qui nous introduisait dans tous ces lieux avec une joie contagieuse tout en veillant à ce que nous puissions par des temps de méditation goûter à leur dimension spirituelle. Merci Seigneur !

Yannick Fouda

Ce pèlerinage-jeunesse en Terre Sainte a eu lieu du 25 juin au 8 juillet 2015, le groupe était composé de 11 jeunes adultes du diocèse de Montréal, ainsi que de Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, Isabel Correa, directrice du Service Mission Jeunesse diocésain et Théa Van de Kraats, coordonnatrice de Spiritours et guide-accréditée. 
Une nouvelle édition est prévu à l’été 2017! 
18 septembre 2015 - Publié par Anne Godbout

Par: Marie-Claire Landry, membre de RIAQ-VOYAGES

La raison principale pour laquelle nous avons décidé, mon conjoint et moi, d’entreprendre ce périple tient d’un hasard heureux auquel nous avons donné substance. Les stimulations engrammées tôt dans l’enfance gardent un parfum particulièrement persistant : mon prénom est Claire et, depuis ma première communion, alors que l’on m’avait offert un album illustré du récit de la vie de ma patronne, fondatrice des Clarisses,  j’étais sous le charme d’Assise, cette ville moyenâgeuse où François et Claire ont vécu une destinée qui allait bouleverser la terre des hommes.

Le mode de vie franciscaine est particulièrement intéressant en ce qu’il est truffé de paradoxes forts, rigoureux et indébusquables qui peuvent alimenter une quête de sens exigeante pour n’importe quel humain.

François, fils choyé d’une famille bourgeoise cossue d’Assise, après une jeunesse particulièrement riche en valeurs d’ « avoir », telles que compétition, possession de biens en quantité, apparences, consommation excessive, gaspillage, séduction, effectue un changement de cap à 180 degrés, pour s’engager avec la même fougue dans une vie d’ « être » au service de valeurs humaines telles qu’humilité, générosité, fraternité, égalité, liberté, confiance, écologie, respect, simplicité…

29 mai 2015 - Publié par Anne Godbout

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Ce blogue est une gracieuseté du Groupe Spiritours