Articles de la catégorie Tourisme équitable

Vers une spiritualité de la solidarité


Dès mon premier voyage au Nicaragua, il y a de cela plus de 13 ans, j’ai été charmé par ce pays de l’Amérique centrale : pays que l’on dit constitué de Lacs et de volcans.

Je me rappelle de la chaleur que nous avons éprouvée, en descendant de notre oiseau d’acier.

Après avoir laissé sa fraicheur, nous marchions sur le tarmac, ravis par le paysage et impressionnés par les chauds rayons du soleil. Sortant de l’aéroport, nous nous sommes mis en route vers une petite ville du nom de Nandaime. Là nous attendait une autre sorte de chaleur, celle de personnes qui nous accueillaient pour partager leur quotidien, leur nourriture et même leurs modestes maisons.

Cette rencontre a été un tournant dans ma vie. J’avais déjà voyagé en Europe, au Honduras. Mais ce qui fait toute la différence, au Nicaragua, a eu trait à la rencontre, le partage, l’écoute et le respect réciproque. Je décelais chez ceux qui m’accueillaient et avec qui je vivais cette grande ouverture aux autres et à la spiritualité.

12 septembre 2010 - Publié par Anne Godbout

La nature faunique du Kenya est aussi riche que l’imagination puisse le permettre. Certes, il y a les gros félins – « Attention au chat ! » me disait-il en prenant une marche ensemble dans la savane, il avait le sens de l’humour Sinkolio Mpoe – les hordes d’ongulés (gazelles, élans, gnous, zèbres, topis, etc.) les buffles qui n’ont pas le sens de l’humour, les hippopotames, les rhinos, les gracieuses girafes, les oh-très-présents éléphants et les imprenables singes. Et si l’on pouvait se passer de toute cette faune, le Kenya demeurerait le paradis des ornithologues en herbes.

Mais voilà, cette faune a aussi ses difficultés. L’assèchement pour un a vu les lacs (Naïvasha et Nakuru) baisser de quelques pieds en une seule année. Là où je prenais pirogue l’an dernier pour aller à Crescent Island, je pouvais marcher « sous » le quai cette année ; je fais 6pi 2po. Puis le sympathique guépard qui nous a boudé cette année ; semble-t-il qu’il y a un marché pour les parcs privés. Il nous est alors aisé de comprendre la difficulté éthique qu’aurait un gardien de parc devant 10 000$ pour un bébé guépard alors qu’il n’en fait que 500$ ou 600$ par année et qu’il a probablement toute une dépendance à la maison ; rien de prouvé, des rumeurs mais il n’y avait pas de guépard cette année dans les parcs. Puis, l’année dernière, cette levée de l’embargo sur la vente de l’ivoire en stock qui a redonné à certains l’espoir de fructifier rapidement – nécessité et survie obligent – ce qui a donné lieu au braconnage des cornes dans le nord : éléphants et rhinocéros encore une fois victimes du besoin essentiel de certains, de la cupidité des autres.

1 septembre 2010 - Publié par Anne Godbout

« QUAND LE VOYAGE AU LOIN DEVIENT UN VOYAGE AU FOND DE SOI »

Comme son nom le suggère, Spiritours est un voyagiste non-conventionnel, spécialisé dans l’organisation de voyages de ressourcement pour petits groupes, dans un souci de tourisme équitable. La mission de l’entreprise est de permettre à des individus de s’arrêter pour faire le point dans leur vie, se ressourcer et favoriser la croissance personnelle et spirituelle

Pour Spiritours l’objectif suggéré est simple : faire un pas de plus, peu importe où chacun est rendu dans son cheminement. Le rythme et la liberté des croyances de chacun sont respectés. Les moments de silence sont encouragés pour un ressourcement en profondeur. Ce sont des voyages thématiques qui offrent des pistes de réflexion et des outils de croissance. Les lieux visités sont choisis avec soin pour favoriser la démarche. La nature occupe une place privilégiée. Elle conduit à la contemplation et elle est souvent le reflet des paysages intérieurs. Le rythme du voyage est plus lent que les circuits traditionnels afin de prendre le temps de se déposer, de s’imprégner des lieux et de se ressourcer. L’accueil mutuel est encouragé à l’intérieur des petits groupes afin que se développent la fraternité, l’estime de soi et des autres, le partage et l’écoute.

Le tourisme est devenu une marchandise alors qu’il devrait être avant tout la RENCONTRE; rencontre d’une autre culture, rencontre de soi et rencontre de l’Autre. Le tourisme équitable et solidaire doit permettre l’épanouissement du voyageur et de l’accueillant. Ses ressources doivent encourager l’économie locale et le développement durable des populations visitées. Afin d’encourager l’économie locale, Spiritours favorise

10 juin 2010 - Publié par Anne Godbout

La spiritualité sur le camino


Nombreux sont ceux qui, partis en randonneurs, se déclarent pèlerins à l’arrivée devant la cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle. Au départ de mon périple, je n’avais que deux attentes. Je voulais me dépasser physiquement et aller le plus loin possible au fond de moi-même. J’étais habité par ce besoin du dépassement, je voulais aller au delà de mes peurs, de mes faiblesses, de mes limites. Je n’avais aucune idée comment tout ça allait se réaliser, mais je partais confiant étant assuré que les seules issues possibles seraient, d’une manière ou d’une autre, positives.

Porté par l’euphorie des premiers jours reliée à une liberté toute nouvelle, au contact avec la grande nature, à la grandeur du défi relevé, à la beauté des paysages et des personnes rencontrées, j’ai marché les premières centaines de kilomètres un peu comme un touriste, comme un randonneur, comme un sportif.

Après une dizaine de jours, j’ai commencé à sentir la graduelle descente dans mon pays intérieur. À partir de là, j’ai compris que ce n’est qu’au fil de longues journées de marche et de silence que s’amorce la descente au plus profond de soi. Il faut marcher, seul avec soi-même, plusieurs kilomètres par jour, pendant plusieurs jours pour jouir des bienfaits de la démarche entreprise.

Faire la route vers Saint-Jacques de Compostelle, c’est choisir de faire une pause dans sa vie, dans le train-train quotidien, pour prendre le gros risque d’entendre et d’écouter la vie. C’est se mettre en mode « écoute ». C’est se donner suffisamment de temps pour aller loin, très loin sur la route et au fond de soi.

La Vie nous parle toujours et partout. Peu importe où nous sommes, peu importe ce que nous faisons, la Vie nous parle. La déficience est dans notre capacité d’écoute. La vie nous charrie de plus en plus vite, dans un tourbillon de plus en plus rapide, dans un tintamarre de plus en plus fort et dans des activités de plus en plus vides de sens.

Un jour quelqu’un a écrit un livre auquel il a donné le titre : »Arrêtez la terre de tourner, je veux descendre ». Sur la route vers Compostelle, j’ai arrêté de tourner et je suis descendu.

1 mai 2010 - Publié par Anne Godbout

« Isolé du reste du monde par de verdoyantes montagnes, le Laos a la saveur, rare à notre époque, d’un pays encore vierge. »1

Ouvert à nouveau au tourisme depuis moins de vingt ans, le Laos demeure une contrée méconnue qui invite au respect et à la contemplation. Ses paysages magnifiques, sa nature bucolique, la splendeur de ses temples, ses villages pittoresques en font une destination des plus attrayantes.

Autrefois un des États les plus riches de l’Asie du sud-est, il est tombé sous la tutelle des royaumes voisins plusieurs fois, notamment le Siam et le Vietnam. Malgré les décennies de guerre qu’il a traversées, son peuple n’a pas endurci son cœur. Il demeure prudent, parfois méfiant, mais est généralement très hospitalier envers les étrangers.

Un fleuve tranquille et vivant

Une des expériences les plus inoubliables d’un voyage au Laos est sans aucun doute la descente du fleuve Mékong en bateau jusqu’à l’ancienne capitale, Luang Prabang. Il est possible de prendre un bateau au départ de Houay Xai, à la frontière de Chiang Khong au nord-est de la Thaïlande, ou encore de louer une embarcation privée avec capitaine pour les deux jours de la descente.

Des paysages de forêts tropicales, de montagnes, de plantations de riz, de bananeraies, de petits villages sur pilotis accompagnent la navigation. Le spectacle de la vie quotidienne sur les rives du Mékong égaie l’aventure : enfants qui sautent joyeusement dans le fleuve en riant, buffles d’eau qui se prélassent au soleil et pêcheurs coiffés de leurs chapeaux pointus lançant leurs filets.

10 avril 2010 - Publié par Anne Godbout

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Ce blogue est une gracieuseté du Groupe Spiritours