Articles de la catégorie voyage de marche

            C’est à 20ans que j’entrepris, suite à l’obtention de mon diplôme collégial, de partir en Europe avec un billet d’avion ouvert sur un an. Malgré mon jeune âge, j’avais besoin d’une année sabbatique pour faire le vide du quotidien et faire le plein de ce que la vie avait à m’offrir. J’aurai été partie 9 mois au total, ce qui a représenté pour moi une renaissance. J’avais planifié les premières semaines de mon périple pour ensuite me laisser porter au gré des rencontres que je ferais. C’est une semaine avant mon départ, que j’entendis parler du Chemin de Compostelle. Sans savoir pourquoi, ce Pèlerinage devait faire parti de mon voyage.

            Avant mon départ, j’avais pris soin d’inscrire dans mon carnet de voyage les motifs me portant à vouloir partir aussi loin. J’ai vite compris que c’était pour mieux me retrouver, apprendre à définir qui je suis et faire des choix pour moi-même, sans l’influence de l’autre. Ce que j’avais projeté dans mon journal s’est concrétisé bien au-delà de mes attentes. J’ai appris à être à l’écoute de ma petite voix intérieure, à suivre mes intuitions et à vivre le moment présent! 15 ans plus tard, je ne regrette en rien ce temps investi vers l’inconnu, vers mon Être. J’en retiens l’importance de définir nos rêves, nos attentes, objectifs de vie, que ce soit à court – moyen – long terme. Cette mise en action m’a certes amenée à prendre des risques, mais lorsque l’on devient acteur de son bonheur au-delà d’être spectateur, je crois qu’on atteint un état de mieux-être dans un appel constant au dépassement de soi.

            Aujourd’hui, de par ma profession de travailleuse sociale, c’est ce que je tente de transmettre en partie : accompagner les gens dans l’identification de leurs besoins et dans leur capacité d’affirmation afin de faire croître leur épanouissement personnel, l’estime de soi et la reprise de pouvoir sur leur vie. Apprivoiser les événements que la vie met sur notre chemin, apprendre à faire confiance, mais surtout, rester à l’écoute de soi. Avec Compostelle qui a contribué à mon cheminement, je continue à vouloir entreprendre la vie comme un long pèlerinage, où la quête n’est pas une fin en soi mais plutôt les expériences vécues pour y parvenir qui nous transforment dans la mesure où l’on décide d’être à l’écoute de nos intuitions et en cohésion avec nous-même.

Marilyne Arpin
Accompagnatrice du voyage à Compostelle « un chemin menant vers soi »
Du 27 août au 18 septembre 2020

6 mars 2020 - Publié par Anne Godbout

Toute marche consciente est une marche spirituelle.

Par définition, dès que la respiration est engagée, on rejoint le «spirituel». De la simple matérialité à l’esprit qu’il évoque, le souffle est le premier et dernier réflexe de l’humain. Ainsi, par sa nature même, ce dernier est un être spirituel. Le voyage d’une vie est en quelque sorte de s’en rappeler. Chaque instant contient son potentiel, mais assurément la marche fait partie des fonctions naturelles qui permettent, comme on dit, de se rappeler qui on est. N’est-il pas vrai que dès les premiers mouvements, l’enfant n’a de cesse de diriger sa volonté et ses muscles vers cet ultime objectif: Marcher. Dès lors, la marche devient partie intégrante de son identité, et ce pour la vie. C’est pourquoi la déambulation contient le potentiel de nous ramener à l’essentiel, c’est-à-dire à soi, ici et maintenant.

8 mars 2019 - Publié par Anne Godbout

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Ce blogue est une gracieuseté du Groupe Spiritours