Chaîne de solidarité et d’espérance : Message de Florence.

Source : Pixabay

Comme bien d’autres, j’ai reçu la demande de confinement comme un choc. D’abord, cela confirmait la dangerosité du virus, et, faisant partie de l’âge vulnérable, ma vulnérabilité.

Comment vivre un quotidien bouleversé ? Pour combien de jours, de semaines et peut-être même de mois ? Après quelques jours de réflexion sur mes activités habituelles et de longue date que je ne pourrais plus faire, vivre le moment présent s’est imposé à moi.

Voilà qu’un réseau de solidarité et d’entraide s’est formé pour assurer mon bien-être. Cependant, il me fallait faire appel à l’humilité pour accepter des besoins que je ne pouvais plus combler seule, demeurer humble devant les personnes qui m’offraient leur aide (enfants, petits-enfants, famille agrandie, voisins, amis) avec tant de cœur et de don de soi.

Reconnaître la grande générosité et le dévouement de toutes ces personnes m’appelle à une grande reconnaissance pour le fait que même si je suis une personne qui vit seule, je ne suis pas seule car je suis bien entourée.

Après trois semaines, le corps réclame ses droits. Mes longues marches journalières me manquent. Je prends vraiment conscience qu’un corps sain est bénéfique pour les autres aspects de ma vie. Il me faut trouver d’autres exercices, m’alimenter le mieux possible afin d’échapper à ce virus qui guette en permanence une proie qui le nourrira, sans pour autant qu’il se demande si sa visite pourrait causer la mort.

Le confinement me donne du temps pour voir et essayer de comprendre ce qui se passe sur la Planète entière. Je vois tant de solitude, de souffrances physiques, psychologiques et spirituelles. Les personnes qui décèdent sans être accompagnées me touchent particulièrement.

Mais, je prends conscience aussi que la lumière de l’amour suscite l’espoir, la patience, la gratitude, l’humilité, la charité les uns envers les autres, des liens crées ou retrouvés à travers les familles, les amis, les voisins et plus encore. Nous avons tous un peu plus de temps pour la réflexion et pour la prière.

Le monde devient meilleur un peu plus chaque jour à mesure qu’avance cette grande leçon de vie que le virus traîne avec lui. Devenir meilleur et le rester.

Florence

13 h 30 min - Publié par Anne Godbout

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