LA ROUTE DE LA TRANSFORMATION INTÉRIEURE

(finaliste de notre concours 15ème anniversaire, catégorie 1; comment un voyage de Spiritours a transformé votre vie)

La manifestation des premiers signes…

Novembre 2016 — Je participe à un week-end de coaching de projets et au cours d’un partage voilà que je déclare subitement : « J’aimerais partir en voyage et me promener d’un abbaye à l’autre… ». À ce moment-là, je ne comprends pas pourquoi je dis ça, il me semble n’y avoir jamais pensé.
Décembre 2016 — La coach qui m’a entendue formuler mon souhait d’aller me ressourcer dans des abbayes m’encourage à concrétiser mon désir. Elle me met sur la piste de sites de voyages de ressourcement. Et c’est ainsi que j’ai repéré Spiritours et « La route des Monastères ». Tout de suite, au plus profond de moi, j’ai su sans aucun doute que je devais faire ce voyage.

Avec l’heureux concours de Mikaël et Ghislaine, et aussi grâce à l’écoute active et la bienveillance d’Anne Godbout, le 14 juin 2017, je partais pour la Provence.

LE VOYAGE : 14 JUIN AU 25 JUIN 2017

15 juin — Arrivée à l’Abbaye de Sénanque. Vivement, j’ai été séduite par la luminosité unique à la Provence. En effet, dès le début du voyage, la fidélité du soleil provençal m’a accompagnée et peut-être même éclairée…Et par la suite, tout doucement, je me suis laissée imprégner par l’âme des bâtiments anciens. Aussi, la toute-présence ancestrale des montagnes et de ses paysages forestiers m’a ancrée et apaisée. Également, les chants d’oiseaux, les cris des animaux sauvages de la forêt, les champs de lavande et leur parfum gracieux furent autant de joyaux qui m’ont connectée au présent, à la réalité. Partout la beauté régnait avec humilité. Une beauté bucolique, authentique et amicale à la prospection voire au recueillement. Et c’est ainsi que j’ai laissé Dieu venir à moi. Immanquablement, Il s’offrait à moi à tous les instants, à tous les détours. Impossible de m’y soustraire. Et le temps s’est quasi arrêté. J’étais, j’observais avec conscience et lucidité, sans jugement, sans égarement émotif superflu. Puis, ma participation aux offices, les chants grégoriens, les prières chantées, la lecture de textes songés de même que la présence tranquille des moines a fait le reste. La récolte s’est révélée abondante. On me servait de pleines rations de joie et d’émerveillement!

Il va de soi que ce passage à l’abbaye cistercienne de Sénanque, en douce, ouvrait la voie à ma spiritualité renouvelée. Comme un ouvrage en cours…

19 juin — Arrivée à l’Abbaye bénédictine Notre-Dame de Ganagobie. Quel bonheur! Le père hôtelier nous accueille avec chaleur, simplicité et jovialité. Nous rions de bon cœur pendant toute notre installation. À Ganagobie, j’y retrouve tout ce que j’ai nommé ci-haut mais avec un plus….!! Je me sens comme chez moi. Aux repas, la compagnie des femmes retraitantes me plaît. Sans artifice, ces femmes se livrent essentiellement sur les mobiles qui les amènent à vivre une retraite. Je les écoute attentivement, sans critique. Et malgré notre grande différence d’âge, elles m’accordent la réciproque.

Jour 3 à Ganagobie — En fin d’après-midi, je décide de me rendre à l’abbaye pour méditer. Avec légèreté, j’entre dans ce lieu majestueux et je m’assois. Habituée à la méditation, aisément, je respire profondément. Soudain, je ressens un flot incroyable d’énergie qui part de mon pied gauche jusqu’à mon oreille gauche. Ce courant est intense et mon oreille me fait presque mal. Du coup, trouvant que c’est un peu trop pour moi, je décide d’arrêter la méditation. Et je me lève pour me rendre à la salle à manger puisque l’heure du souper est presque arrivée. Pendant le repas, je réalise que lorsque la personne à ma gauche me parle, je l’entends mais seulement avec mon oreille droite. Malgré cela, je reste calme, je m’observe. Aucune place pour des scénarios dramatiques. Un brin d’inquiétude se pointe mais je me rassure en me disant qu’après une belle marche en forêt et une bonne nuit de sommeil, tout sera rentré dans l’ordre. Et au déjeuner, le lendemain, ce fut le cas. Et pour le reste du voyage, je n’ai pas médité. J’avais besoin de recul je crois. Et j’ai donc poursuivi mon voyage jusqu’à la dernière étape, soit le Sanctuaire de Notre-Dame de Laghet, et ce avec bonheur et sérénité. J’ai savouré la visite de jolis villages hauts perchés dans les montagnes de même que la gentillesse des nombreux français que j’ai croisés. Mais je n’étais pas tout à fait consciente à ce moment que je voyais leurs petits défauts mais que je ne ressentais que leur essence divine, celle-là même qui est pure bonté, pure gentillesse. Que du bon monde j’ai eu sur mon chemin et ce malgré un irritant.

26 juin 2017 — Retour à la maison

Il y a maintenant plus de 12 heures que je suis de retour au bercail. C’est l’heure du levée, le moment où j’ai coutume de méditer. Installée confortablement à ma place habituelle, après quelques respirations profondes, avec stupéfaction, je me retrouve mentalement à Ganagobie! Oui, mes mains sont de nouveau le siège d’une énergie vibrante. Je sens un flot de joie et de gratitude m’envahir. Je n’arrête pas de dire merci dans mon cœur. Et je souris malgré moi. J’ai peine à croire que je vis cela. Je veux croire que c’est mon Dieu d’amour qui me manifeste sa protection!! Mais malgré tout, une foule de questions se bouscule dans ma tête. Pourquoi ça m’arrive? Qu’est-ce que ça va changer dans ma vie? Les réponses allaient venir plus tard.

Conclusion — Août 2018

Je savais que ce voyage me conduisait vers quelque chose d’inattendu. Toutefois, ce que j’y ai trouvé m’a prise au dépourvu. Et franchement, à un moment donné, je me suis même sentie un peu dépassée par tout ça. Cela étant, je crois que tout a commencé avec le week-end de coaching, en 2016. Le travail accompli là m’a permis de formuler clairement une intention, dans le cœur et dans l’esprit. En fait, j’ai demandé et j’ai été exaucée. Je reconnais qu’à chaque intervalle du voyage, tous les contextes m’offraient l’occasion d’élever mon cœur, propice à la manifestation et à l’acceptation de la méditation à Ganagobie.

En tout cas, à présent, je suis davantage en mesure d’accueillir ce cadeau. Si depuis cet événement singulier, cette énergie m’accompagne toujours à chacune de mes méditations, je profite de relations aux autres plus vraies et même de différends rétablis. Je suis loin d’être devenue parfaite, oh non, mais je crois que ce voyage en Provence m’a permis de guérir des blessures. J’arrive maintenant à devenir cette observatrice sereine. J’expérimente vivre mes rapports humains avec les yeux du cœur, au sein de mon jardin intérieur. À titre d’aperçu, ma relation compliquée avec un membre de ma famille s’est améliorée. Tendue, quasi inexistante, cette relation déclinait depuis tellement longtemps! Et récemment des nœuds se sont déliés. Notre relation est devenue facile, franche et pleine de douceur. C’est un cadeau que je n’attendais plus!! Et déjà en Provence, mes relations aux autres me furent faciles, agréables et bienfaisantes. Et n’allez pas croire, je le répète, que je n’ai plus d’effort à faire pour m’améliorer le reste de ma vie. Je demeure une humaine faillible mais je laisse plus de place à ma spiritualité. Ceci me facilite la vie et fait en sorte d’alléger mon vécu. Au final, je crois mieux comprendre le sens profond de cette célèbre phrase : « Les desseins de Dieu sont impénétrables ». À chaque fois que l’énergie de mes mains s’anime, je me rappelle que je suis connectée à quelque chose de plus grand. Et le Dieu d’amour auquel je crois devient VIVANT. Pour en arriver-là, avec simplicité, j’ai vécu à fond le voyage en Provence : «La route des Monastères» de Spiritours.

Jo-L

15 h 21 min - Publié par Anne Godbout

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