La Nouvelle Tunisie

La « révolution tunisienne » du 14 janvier 2011 a permis à la Tunisie de se démocratiser et d’acquérir plus de liberté pour les citoyens, notamment la liberté totale d’information et la levée de l’interdiction d’activité des organisations de défense des droits de l’homme. Ce sont de très bonnes nouvelles pour le peuple tunisien! Que d’espoir pour un avenir rayonnant. Toutefois l’économie du pays souffre de la baisse du tourisme. Les tunisiens ont besoin de nos visiteurs maintenant plus que jamais! 

Une journaliste de Tourisme Plus, Anne-Marie Parent, s’est rendue sur place en décembre 2011, en compagnie de Néji Gouider, directeur pour le Canada de l’Office national du tourisme tunisien, et de deux autres journalistes dans le but de rassurer les professionnels du tourisme et les voyageurs que la destination est tout à fait sécuritaire. Nous désirons partager avec vous certaines de ses impressions:

 « Il semble que le tourisme ait repris à près de 50 % par rapport à l’an dernier. Ça remonte, mais il n’est pas encore rétabli, en raison de perceptions qu’ont les touristes potentiels… Le tourisme est assurément une des clés au redressement économique.

Afin de faire part aux professionnels du voyage et à leurs clients de la situation stable au pays, nous logeons à l’hôtel Africa, directement sur l’avenue Bourguiba, là où les manifestations ont eu lieu l’hiver dernier.

« Business as usual », diraient les Américains. Les Tunisiens sont nombreux à marcher sur la promenade de ce long boulevard; ils rigolent, parlent au téléphone cellulaire, s’arrêtent prendre un thé ou un café, se promènent avec leurs enfants dans les bras ou en poussette… Les femmes sont parfois voilées, parfois non; en fait, la plupart des jeunes ne le sont pas. Un vent d’espoir souffle chez ces Tunisiens qui ont dit non à la dictature, à la misère, à la corruption…

le pays est redevenu calme. La preuve? Nous nous sommes rendus à une manifestation pacifique devant le palais du parlement. Tout se déroulait sereinement. Le peuple veut rappeler au parti de transition au pouvoir qu’il veille au grain. Tenant vraiment à garder sa démocratie, il ne laissera pas le gouvernement provisoire ni le futur chef d’État faire reculer le pays.

… les Tunisiens sont maintenant libres de pratiquer leur religion et  prônent le respect et la tolérance des croyances d’autrui. Du temps de l’ex-président Ben Ali, la laïcité étant imposée, les femmes ne pouvaient pas porter le voile dans les lieux publics (écoles, universités, travail…) et on interdisait la barbe aux hommes. Les musulmans ne devaient pas faire la prière durant les jours de semaine, sauf le vendredi après-midi… Bref, ne soyez pas surpris de voir que les Tunisiens arborent davantage de signes religieux. Les droits des femmes ne seront pas diminués pour autant, nous a-t-on assuré. La Tunisie s’affiche comme étant un pays nouvellement démocratique et plus que jamais modéré. Les extrémistes ne sont pas les bienvenus.

Le pays demeure donc fortement recommandable auprès des touristes canadiens, québécois en particulier… En tout cas, moi je me suis sentie en sécurité et respectée partout! » 

Nous désirons préciser qu’ils ont non seulement visité la capitale Tunis, mais ils ont fait la boucle classique : Sousse-El Djem-Matmata-Douz-Kairouan…

Spiritours organise un voyage de ressourcement en Tunisie et dans le désert du Sahara du 15 au 26 mars 2012, sur le thème « Retour à l’Essentiel ». Au printemps 2011 nous avons dû annuler le circuit à cause de la situation instable, mais cette année nous souhaitons que le voyage ait lieu pour encourager et être solidaires avec les tunisiens qui ont travaillé fort pour instaurer la démocratie dans leur pays et surtout, pour faire découvrir aux voyageurs un pays magnifique avec des lieux propices au ressourcement, tels que le désert et l’île de Kerkennah. Pour plus d’information : www.spiritours.com , (866) 331-7965

22 h 43 min - Publié par Anne Godbout

Comments are closed.


Vous aimez notre site? Recommandez-le!


Ce blogue est une gracieuseté du Groupe Spiritours