Le Laos, royaume du million d’éléphants

« Isolé du reste du monde par de verdoyantes montagnes, le Laos a la saveur, rare à notre époque, d’un pays encore vierge. »1

Ouvert à nouveau au tourisme depuis moins de vingt ans, le Laos demeure une contrée méconnue qui invite au respect et à la contemplation. Ses paysages magnifiques, sa nature bucolique, la splendeur de ses temples, ses villages pittoresques en font une destination des plus attrayantes.

Autrefois un des États les plus riches de l’Asie du sud-est, il est tombé sous la tutelle des royaumes voisins plusieurs fois, notamment le Siam et le Vietnam. Malgré les décennies de guerre qu’il a traversées, son peuple n’a pas endurci son cœur. Il demeure prudent, parfois méfiant, mais est généralement très hospitalier envers les étrangers.

Un fleuve tranquille et vivant

Une des expériences les plus inoubliables d’un voyage au Laos est sans aucun doute la descente du fleuve Mékong en bateau jusqu’à l’ancienne capitale, Luang Prabang. Il est possible de prendre un bateau au départ de Houay Xai, à la frontière de Chiang Khong au nord-est de la Thaïlande, ou encore de louer une embarcation privée avec capitaine pour les deux jours de la descente.

Des paysages de forêts tropicales, de montagnes, de plantations de riz, de bananeraies, de petits villages sur pilotis accompagnent la navigation. Le spectacle de la vie quotidienne sur les rives du Mékong égaie l’aventure : enfants qui sautent joyeusement dans le fleuve en riant, buffles d’eau qui se prélassent au soleil et pêcheurs coiffés de leurs chapeaux pointus lançant leurs filets.

Villages isolés du monde

Les embarcations privées peuvent s’arrêter dans certains villages sur le bord du Mékong où vivent des ethnies minoritaires venues il y a plusieurs siècles d’autres pays tels que le Cambodge, le Tibet ou la Chine. La plupart de ces villages ne sont accessibles qu’en bateau.

Leurs habitants ont su conserver leurs mœurs, leurs croyances et leurs costumes traditionnels. Ils vivent modestement de la pêche, de la culture du riz, du commerce d’écharpes de soie tissées à la main et d’alcool de riz, produits qu’ils vendent aux quelques touristes de passage quotidiennement.

Plus grand et en voie de développement, le village de Pakbeng est relié aux grandes villes par le réseau routier. Tous les bateaux de touristes s’y arrêtent pour la nuit, ainsi les maisons d’hôtes, les hôtels et les restaurants se sont multipliés. Son petit marché coloré, au cœur du village, est des plus pittoresques et mérite une ballade. Au temple bouddhiste qui surplombe le fleuve, on peut écouter les moines psalmodier la prière du soir.

Joyau des rois d’antan

La ville de Luang Prabang, déclarée patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en 1995, est une découverte incontournable. Berceau culturel et religieux du pays, elle fut autrefois la capitale royale du Lan Xang (le royaume du million d’éléphants) de 1353 à 1946.

Au quatorzième siècle, des moines y ont apporté une précieuse statue de Bouddha en or d’origine srilankaise appelée Phra Bang. Quand la capitale du Lan Xang fut transférée à Vientiane, la ville qui s’appelait Xieng Thong Xieng Dong prit le nom de Luang Phra Bang en l’honneur de la statue sacrée considérée comme un véritable palladium national. Elle se trouve actuellement dans l’ancien palais royal qui est aujourd’hui le musée national.

Au somment du Mont Phoussi, qui domine la ville, se trouve un petit temple, accessible par un escalier de 320 marches, où les pèlerins viennent prier et porter leurs offrandes. La vue y est particulièrement belle, surtout au coucher du soleil, car elle permet d’admirer la ville entourée de collines, bâtie sur une presqu’île entre le Mékong et son affluent, la Nam Khane.

L’architecture coloniale héritée des Français à l’époque de l’Indochine contribue à sa richesse culturelle et fait l’effet d’un voyage dans le temps. L’hôtel Villa Santi, situé au cœur du quartier historique, en est un bel exemple.

Ses nombreux temples dorés, ornés de fresques colorées, racontent les croyances et l’histoire de ce peuple fier de ses racines. Quant aux nombreux monastères, qui accueillent des centaines de jeunes moines novices, ils représentent souvent la seule possibilité d’instruction pour les enfants issus de familles pauvres. Chaque matin, à l’aube, les bonzes marchent en file dans les rues de la ville, pieds nus et en silence en signe d’humilité, pour mendier leur nourriture, comme l’a fait autrefois le Bouddha.

Combinaisons d’itinéraires

Il peut être intéressant de se rendre à la capitale de Vientiane par la route et de faire une pause d’une journée ou deux à Vang Vieng pour admirer ses spectaculaires montagnes karstiques, explorer ses grottes mystérieuses et apprécier la vie paisible des paysans qui cultivent le riz selon des méthodes ancestrales.

Grand centre urbain à l’architecture étonnante, Ventiane arbore de jolies villas coloniales et quelques monuments civils historiques importants. La capitale connaît depuis peu un développement accéléré en raison de la tenue du 10e sommet de l’ASEAN en novembre 2004, celle des 25e jeux d’Asie du Sud-Est en décembre 2009 et la célébration de son 450e anniversaire en novembre 2010.

Luang Prabang et Vientiane ont des aéroports internationaux qui permettent de combiner facilement un voyage au Laos avec un voyage en Thaïlande, au Cambodge ou au Vietnam.

1. Gallimar, Laos-Cambodge, Collection Bibliothèque du voyageur

Source

Spiritours, 514 374-7965, 1 866 331-7965, www.spiritours.com

Prochain forfait Laos, Thaïlande et Cambodge en novembre 2011, sous le thème L’art de la compassion.

21 h 12 min - Publié par Anne Godbout

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