NATIVITÉ DE ST-JEAN-BAPTISTE

« Tu seras appelé prophète du Très-Haut. » (Luc 1, 76)
C’est toujours dans la splendeur de l’été que nous célébrons notre fête patronale qui nous invite à remonter jusqu’à nos origines, sous l’inspiration de ce grand personnage de Jean le Baptiste annonçant la venue du Christ, source de notre foi.
« Venus des vastes océans, par-delà l’estuaire,Ils remontaient le St-Laurent, les fjords et les rivières. »
Ces paroles de Robert Lebel renvoient les chrétiens d’ici jusqu’aux temps anciens où la foi semée en ce coin d’Amérique a longtemps défini l’identité de notre peuple. En ce jour de fête nationale, nous célébrons celui de qui Jésus a dit : « Parmi les enfants de la femme, il n’y en a pas de plus grand que Jean.» Habituellement c’est le jour de sa mort, c’est-à-dire de sa naissance à la vie éternelle, qui est choisi pour commémorer la vie d’un saint. Mais exceptionnellement, comme pour Jésus et la Vierge Marie, c’est le jour de la nativité de Jean le Baptiste que nous célébrons. Dès avant sa naissance apparaît donc le rôle unique que Dieu va lui confier dans la révélation : Annoncer le Messie, l’agneau de Dieu qui apporte le salut : « Le voici celui qui vient après moi »,
Je me souviens d’un article du « Time Magazine » rapportant une rencontre célèbre entre le pape de l’époque, Benoît XVI et le rabbin Jacob Neusner. Le journaliste écrit que ces deux grands amis qui se respectent sont d’accord même sur leurs dé-saccords. Il relate cet échange significatif où le rabbin de-mande ce que le Christ a supprimé de la loi. La réponse du pape est claire: « Nothing, rien ». Qu’est-ce qu’il a alors ajouté, reprend le rabbin? La réponse est non moins élo-quente : « Himself, Lui-même ». La personne de Jésus est le centre de notre foi. Déjà Jean le baptiste parlait et agissait ainsi : « Il faut qu’il croisse et que moi, je diminue. »
En cette fête très inspirante qui inaugure la belle sai-son, nous remontons jusqu’à nos racines chrétiennes et, pui-sant dans notre héritage, à la suite de nos ancêtres, nous de-venons à notre tour pour notre monde témoins du Christ ressus-cité et, pour reprendre les paroles d’un autre chant de Lebel, « ouvriers d’Évangile, inlassables semeurs. »
Le printemps 2020 avec sa pandémie marquera un tournant irré-versible dans l’histoire du monde et le peuple d’ici n’échap-pera pas à ces transformations profondes du mode de vie. La fête d’aujourd’hui devrait nous inspirer un renouveau spiri-tuel qui nous motive à puiser à nos racines chrétiennes et à annoncer par toute notre vie la Bonne Nouvelle du salut pro-clamée par Jean le Baptiste et incarnée dans la personne du Christ lui-même. Nos églises ouvrent bientôt leurs portes comme notre foi s’ouvre aussi sur le monde.
« En ce pays qui est le mien, je voudrais tant porter ton Nom! ». De ce même chant, ce souhait répond comme en écho à la devise d’un peuple qui peut dire encore « Je me souviens » de la foi semée un jour sur les bords du grand fleuve et qu’il veut voir fleurir dans le cœur de ses enfants.

24 Juin 2020 ; Ste-RoseClaude Brissette, ptre

12 h 51 min - Publié par Anne Godbout

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