Les premières heures du début du mois de décembre avaient à peine sonné que les chansons du temps des fêtes résonnaient. Elles avaient été devancées par les étalages des supermarchés et la nouveauté du vendredi fou. On veut profiter des super aubaines. Et j’allais oublier le souci de ne pas se tromper dans la planification des «partys» de Noël. Mais au fond, tout ceci n’a rien de nouveau.

Un prêtre prédicateur de retraite, ainé d’une famille de seize enfants, racontait qu’étant adolescent, quand on lui posait la question : comment ça va? Il répondait : On attend du nouveau!

Tandis que des pays divisés aimeraient dire : on attend du neuf… mais les sauveurs marchands d’illusions se succèdent et ne font que susciter un espoir éphémère. Pendant que des occasionnels viennent encore à l’église le 24 décembre au soir pour remuer le souvenir  de rêves d’antan qui passeront le surlendemain aux oubliettes jusqu’à l’an prochain.

Pour attendre du neuf, certains s’interrogent: et si Noël venait chercher ce qu’il y a de plus sain dans le cœur de l’humain… Voilà une démarche d’ouverture épanouissante. Toutefois, ça demande que notre pensée éclipse momentanément ce qui scintille pour aller chercher une «Grande Ourse» qui oriente, une étoile naissance que seul découvre celui qui s’adonne à l’émerveillent dont seuls sont capables les tout petits. Les Mages, qu’on disait érudits, ont été capables de cette démarche intérieure et se sont mis en marche. 

Nous retrouvons  alors ce que devait être l’état originel du paradis perdu, de ce que le Créateur avait rêvé et qu’il refait dans le Dieu fait enfant couché dans une crèche, dit la tradition. Dans leur simplicité et dans leur limpidité, nos enfants n’en sont qu’un pâle reflet. Ils nous enseignent ce que nos prétendus cœurs d’adultes hésitent à accueillir : le «… devenir comme des petits enfants –rappelait Jésus- pour entrer   dans le royaume des cieux». (Mat. 18,3)…)

Concrètement ça pourrait vouloir dire de s’initier à vivre dans l’admiration. Commençons par la nature. Comme François d’Assise elle nous mènera à approfondir le message de la crèche qui conduit à l’approfondissement du mystère de notre salut, de notre santé. Sans oublier notre vocation comme étant de à «rendre compte de notre espérance» (1 Pi. 3, 13)…thème de notre Avent 2019.

Jean-Guy Paradis ptre,
Animateur spirituel –voyage : Aux sources de la foi 2020.
Portugal-Espagne-Lourdes, 4 au 17 mai 2020,

12 décembre 2019 - Publié par Anne Godbout

“Écoute-ton coeur, il saura te guider.”
Une phrase que nous entendons si souvent lorsque nous devons prendre une décision.
Une phrase que je répète sans cesse à qui a besoin de l’entendre, incluant moi-même.
La voix du coeur, je l’écoute chaque jour davantage.
La voie du coeur, elle me guide si bien depuis que je lui laisse l’espace de s’exprimer en toute confiance.
Bien sûr, par moment, la tête, la raison, viennent freiner cet élan du coeur qui semble si fou, si irrationnel, si insécurisant ! Une pause qui m’aide à me réaligner, à écouter et à ressentir ce que mon Être tente de me communiquer.
Entre le coeur et la tête, le chemin est parfois congestionné, mais lorsque nous prenons le temps d’appuyer sur pause pour être dans le moment présent, tout redevient clair et fluide.
“Le chemin le plus long qu’un homme ait à parcourir au cours de sa vie est le chemin allant de la tête à son coeur.” Proverbe indien

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Il y a quatre ans, j’ai eu l’audace d’écouter la voix de mon coeur qui me criait si fort qu’il était temps de réaliser ce rêve de partir vivre à l’étranger pour embrasser ce qui est devenu un chemin spirituel. Avec le recul, je me rappelle que le doute venait de l’extérieur, des gens qui me transmettaient leurs insécurités, puisqu’au fond de mon être, je ressentais profondément que j’étais guidée à entreprendre ce grand changement de vie.

Ces appels du coeur ne sont pas le fruit du hasard. Que ce soit l’envie de découvrir un pays, de changer de carrière, d’entreprendre un projet pour se sentir utile, ces idées sont guidées. Les sensations de chaleur au coeur, les frissons qui remontent accompagnés d’un immense sourire au moment d’en parler, les signes de “coïncidences” qui se multiplient sont d’excellents indicateurs que nous vibrons en harmonie avec notre Être Supérieur, en harmonie avec l’Univers, en harmonie avec ce qui nous est destiné.

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Il est plus facile d’avoir le sentiment de contrôler notre vie que de laisser la magie du destin intervenir.
Nous voulons à la fois de la stabilité et du changement.
Nous disons avoir la foi tout en ayant si peur de nous tromper.
Nous cherchons à être logique tout en écoutant notre petite voix.
Nous souhaitons trouver notre propre équilibre entre persévérer et lâcher-prise.
C’est seulement quand nous faisons le premier pas nécessaire pour suivre cet élan dicté par le coeur que nous comprenons pourquoi la vie nous a guidé vers cette voie. Et c’est à ce moment que peu à peu, nous sommes davantage en mesure de s’abandonner, à se faire confiance, à faire confiance à ce qui se présente.
Les dernières années à vivre comme nomade en Asie du Sud-Est ont grandement renforci ma foi. Je suis partie sans aucun plan excepté celui d’arriver à Bali et voilà que quatre ans plus tard, j’organise des retraites spirituelles à Bali, au Népal et en Inde au cours desquelles je partage la sagesse du Yoga et des cultures de ce coin du monde qui m’inspirent tant. Ces lieux m’ont choisi et le reste a suivi.
J’ai choisi de suivre le vent de l’intuition et de laisser la magie de la synchronicité se manifester. Quand nous avons la foi, tout se met en place sans pouvoir l’expliquer.
Puisque ce n’est pas de l’expliquer qui compte, mais de le vivre, de le ressentir, de l’expérimenter pour y croire. Croire que tout est possible malgré les vagues de doutes et de peurs.

Nathalie Richard
Kerala, Inde du Sud
11 décembre 2019

11 décembre 2019 - Publié par Jessica Malbet

Récemment mon accompagnateur spirituel m’a invitée a redécouvrir les dons que j’ai reçus de Dieu. J’ai pris conscience que mon plus grand don est la foi. Il m’a alors invitée à écrire sur le thème: « la foi, qu’est-ce pour moi? » de façon spontanée, en laissant l’inspiration me guider. Il me fait plaisir de vous partager ce texte, témoignage de mon expérience personnelle.

Pour moi la foi est la confiance que Dieu existe et qu’il est amour, qu’il m’aime personnellement d’un amour profond et inconditionnel.

La foi est ce feu qui brûle en moi, l’amour de Dieu qui me fait chanter et danser de joie et que je suis appelée à partager…un feu que je désire profondément garder vivant, un feu que je veux nourrir et entretenir pour réchauffer et éclairer les cœurs par la grâce.

La foi, quand je la laisse agir en moi, me transforme et transforme la vie autour de moi. Elle purifie tout, elle chasse le péché, elle attire les hommes en quête de vérité.

La foi est cette confiance que l’Esprit-Saint me guide, qu’il marche avec moi, qu’il m’inspire, qu’il me parle à travers les personnes autour de moi ou parfois dans le secret de mon cœur quand je prends le temps de l’écouter. La foi peut bouger les montagnes de la peur. La foi peut ouvrir les yeux, le cœur et l’esprit.

La foi c’est Jésus qui me dit: « Suis-moi, maintenant, j’ai besoin de toi ». Il me tend la main pour me sortir des flots mouvementés de la peur et m’appeler à nouveau à la confiance.

La foi c’est parfois marcher sur les eaux avec Jésus, c’est garder les yeux fixés sur lui et croire que tout est possible avec lui, avec sa grâce. La foi c’est parfois faire un saut dans le vide et s’abandonner à la providence.

La foi c’est vivre dans la plénitude, la paix du cœur, la joie profonde, avec l’assurance que Dieu est là, même dans la souffrance et l’adversité.

La foi c’est parfois sentir très fort sa présence pleine d’amour, si fort qu’on tombe à genoux…. et souvent, la foi c’est avancer et croire même sans rien ressentir, dans la confiance qu’il est toujours là.

De la foi naît l’espérance, cette confiance en la bonté de Dieu, comme disait Charles de Foucauld. La foi c’est le côté lumineux de mon existence.

Merci Seigneur pour ce don précieux!

Anne Godbout,
Fondatrice de Spiritours,

2 décembre 2019 - Publié par Jessica Malbet

Fini les grandes vacances. L’été nous a permis de vivre autrement pour notre plus grand bien. Même pour celles et ceux qui n’ont pas voyagé, nous avons rechargé nos batteries.

Mais voilà que la rentrée arrive…

Les rythmes vont changer et la pression de l’efficacité au travail, à la maison, pour soi et pour les enfants refait surface.

Place au stress de la rentrée …

La reprise du travail, les transports en commun, les contraintes du quotidien, préparer la rentrée scolaire des enfants après les congés d’été, s’avèrent parfois difficiles. Et s’accompagnent souvent d’un petit coup de blues.

C’est normal. La rentrée scolaire et professionnelle est une période de transition. On passe d’un état de grande liberté à un environnement de grande contrainte. Une période d’ajustement est donc nécessaire pour changer ses habitudes, et aussi pour que cette mélancolie s’estompe.

Il est parfois difficile d’aborder la rentrée sereinement. Alors afin d’éviter le coup de blues, découvrez 10 petits trucs pour attaquer la nouvelle saison en beauté.

1/ Une fois rentrés, reposés de nos « belles » vacances, il faut déballer les valises, ranger, laver le linge … c’est la pagaille à la maison et le retour s’avère moins drôle.
On en déprimerait presque !
Pourtant, il est bien de commencer cette rentrée avec un espace de vie respirant la propreté et sans désordre. On dit que la maison est notre seconde peau. Une sorte d’extension de soi. Rangez les choses, autour de vous et dans votre esprit. Jetez (ou donnez) ce qui vous encombre mentalement et visuellement. Sentez-vous bien dans l’endroit où vous vivez. Une maison propre et rangée donne cette sensation de vie qui circule. Vous verrez, votre humeur changera du tout au tout.

2/ Ensuite, notez tout ce que vous devez faire en hiérarchisant les priorités et donnez-vous des objectifs à réaliser chaque jour (les courses, tri, répondre aux courriels, rendez-vous…). Vous serez ainsi bien organisé et satisfait de vous sentir efficace. Ne vous mettez surtout pas en situation d’être débordé, faisant tout à la dernière minute et stressé de ne pas y arriver. Essayez d’anticiper le plus possible. Si nécessaire, aidez-vous d’un agenda !

3/ Après les vacances, il y a celles qui, le teint hâlé et les traits reposés, sont remplies d’énergie, et puis il y a les autres, pour lesquelles ce n’est pas la grande forme. Un syndrome appelé le “burn-back” (littéralement « retour de flammes »), qui désigne le blues de la rentrée. Car oui, quitter la douceur estivale pour commencer une année de labeur peut quelquefois engendrer un léger manque de motivation. Pour autant, pas question de se laisser abattre. Pour lutter contre ce mal insidieux et repartir du bon pied, il vous faut mettre en place une stratégie anti-déprime. Voici quelques astuces pour reprendre du poil de la bête !

4/ Réadapter son sommeil

C’est le point le plus important pour être en forme au moment de la reprise du travail au bureau ou à l’école. L’horloge biologique s’est adaptée à un rythme plus léger. Pendant les vacances, on dort plus, on se lève plus tard, on est beaucoup plus décontracté. Au moment de la reprise, on le sait, le réveil sera plus matinal. Il est donc important de se coucher à une heure raisonnable pour conserver la même durée de sommeil. Et pour les gros dormeurs commencez à mettre un réveil plus tôt chaque jour. Le corps se réadapte tout doucement, et le lever sera nettement plus facile.

5/ On se trouve un nouveau hobby.

Pour se dynamiser à la rentrée, rien de tel que de partir à la recherche d’une nouvelle passion. Car oui, le seul fait de penser à un hobby peut vous enthousiasmer tout au long de la journée. Enfin, sachez qu’on a tous le droit d’avoir un coup de cœur tardif pour le rock finlandais, le cinéma muet ou encore la peinture du 14ème siècle !

6/ On bouge.

On se met rapidement au sport, comme l’année n’est pas encore terminée, il est encore temps d’appliquer toutes nos bonnes résolutions. À commencer par : la reprise d’une activité physique. Cours d’aquacycle, de tango, de yoga ou même de badminton, peu importe. L’essentiel est de se faire du bien !

7/ On sort entre amis parce que sortir à plusieurs c’est toujours plus rigolo, n’hésitez pas à organiser des soirées. L’idée est de se donner rendez-vous dans un endroit au cadre agréable où chacun aura l’occasion de raconter ses dernières anecdotes. Et oui, ça existe les bons moments post-vacances !

8/ On garde du temps pour soi.

Rester positif et continuer à se faire plaisir.
Le mot d’ordre : dédramatiser la rentrée. La rentrée ne sonne pas le glas de tous les plaisirs que l’on s’octroyait en vacances. Au contraire, il est important de prendre du temps pour soi, en famille ou entre amis et de ne pas faire l’impasse sur les moments de détente, surtout la semaine de reprise. Pourquoi ne pas organiser une sortie en famille ou un dernier pique-nique au soleil ?
L’idée est de ne pas s’oublier.
Les vacances ont été l’opportunité de mettre en place de nouvelles pratiques positives sur notre moral, notre santé, nos relations (sorties, visites, détente…)… Rien ne nous empêche de prolonger ces bonnes habitudes en dehors de l’été, surtout si elles nous font du bien. La rentrée ne signifie pas oublier les périodes de répit, on peut toujours s’accorder des moments de plaisir.
Même si la rentrée est propice aux changements, inutile de multiplier les objectifs. Commencez donc par vous réhabituer en douceur à ce nouveau rythme. Pour cela, rien de tel que de s’accorder donc du temps dans la semaine pour reprendre ses petits plaisirs.

9/ On garde les bonnes habitudes de l’été.

Une attitude positive, des petits plats vitaminés, des tenues décontractées…
Toutes ces sources de plaisir peuvent être prolongées durant l’année. Bref, ce n’est pas parce que les vacances sont finies qu’il faut dire adieux aux bonheurs estivaux. Et si toutefois vous déprimez encore, remémorez-vous vos vacances en attendant les prochaines !

10/ On prépare déjà ses prochaines vacances.

Selon une enquête réalisée par Trip Advisor, 75% des vacanciers souffrent du blues de la rentrée. Alors même si vos prochains congés n’arrivent que dans six mois, commencez à planifier un voyage ! Et si vous ne pouvez pas attendre, offrez-vous un week-end loin du domicile pour décompresser.
Restons donc positifs ! Et pensez aux amis, à votre entourage que vous avez hâte de retrouver et qui vous font aimer leur bonne compagnie, votre travail, votre participation à leur côté et qui donne un sens à votre vie.

Vous verrez ainsi votre stress s’envoler…

Bonne rentrée zen !

Catherine Agostini est coach/ conférencière, enseignante de méditation, fondatrice de www.latitudebienetre.org, collaboratrice et guide accompagnatrice chez Spiritours.

Inspiré de cet article de Maxime Lambert !

19 août 2019 - Publié par Jessica Malbet

Les températures sont au rendez-vous ; les jardins sont en fleurs ; les parfums titillent nos narines ; les oiseaux chantent à tue-tête. Bref, la belle saison s’installe !
Qu’allez-vous faire cet été ? Allez-vous rester à la maison, au chalet, voyager au pays ou à l’étranger durant vos vacances? Partirez-vous en solo, en famille ou en voyage organisé?

Voyager en solitaire peut paraître difficile voire même terrorisant pour certains, et pourtant, l’expérience a quelque chose de spécial ; on en revient différent, transformé, parce qu’on explore avec davantage de curiosité. On affronte de nouvelles situations tous les jours ; forcé de sortir de sa zone de confort, on devient courageux et indépendant. On s’écoute davantage et on apprend à se faire plaisir et apprécier sa propre compagnie.

24 juin 2019 - Publié par Anne Godbout

Le rangement, une étincelle de bonheur

Des surfaces épurées et propres. Des objets à leur place, que l’on trouve en un clin d’oeil. Savoir exactement ce que contiennent nos tiroirs, nos armoires. Un intérieur rangé nous apportant la sérénité.
N’est-ce pas le paradis ?

Ranger : un mode de vie sain
Le désordre dans l’imaginaire collectif est associé à des émotions et des images négatives. Quand on pense au désordre, on imagine aisément un espace confiné, sale et encombré. La cave ou le grenier sont les lieux qui incarnent le mieux le « chaos ». La poussière s’y accumule, l’humidité rongent le bois. L’imaginaire collectif a associé ces lieux à l’angoisse, la peur, le morbide… Ce sont des décors omniprésents dans les films d’horreur et les romans fantastiques.

Dans cette vision ranger engendre un mode de vie plus sain.

Ranger pour plus de bien être
Un intérieur en désordre génère également du stress. Car on pense à tout le rangement qu’on aurait dû faire et qu’on va encore reporter. Autrement dit, ranger, c’est mettre un terme à la procrastination et rompre avec le sentiment de culpabilité qui s’ensuit. En rangeant, vous obtenez un sentiment de fierté et vous alimentez votre satisfaction personnelle.

L’ordre et le rangement sont également synonymes d’harmonie, d’espace ouvert et propre, de chaleur et de joie.

 

Un intérieur rangé, dans lequel on respire, nous invite à prendre du temps de bien être pour soi. Une salle de bain rangée, remplie seulement de quelques objets nous donne envie de se prélasser dans un bon bain chaud et parfumé.

Un salon rangé, nous apaise, on est alors plus enclin à s’allonger sur le canapé avec un bon livre, une tasse de thé pendant qu’un bâton d’encens odorant se consume non loin. La simple vue d’un lit bien fait, d’une chambre désencombrée dégage sérénité et invite au sommeil réparateur. C’est d’abord une question empirique : qui n’a jamais ressenti une certaine satisfaction à la vue d’un lit bien fait ? Vous rentrez le soir, vous êtes fatigué(e), rien n’a été comme prévu, mais vous avez la satisfaction de voir votre intérieur rangé, propre… et votre lit a été fait le matin même !

« Si vous voulez changer le monde, commencez par faire votre lit » proclame William McRaven

Les foyers harmonieux, c’est-à-dire rangés et fonctionnels, sont sources de bien-être car ils sont à votre service. Tandis que les endroits désordonnés ne sont que contraintes et désarroi.

« Organiser, ce n’est pas mettre de l’ordre, c’est donner de la vie. » Jean René Fourto

Ranger pour gagner du temps
Ranger, c’est avant tout contrôler le temps.
Des surfaces rangées se nettoient plus vite. Des placards qui ne contiennent que le strict minimum sont plus pratiques, plus accessibles. Des objets ayant une place idéale sont trouvés facilement. Notre intérieur, nos objets remplissent enfin leur mission : celle de nous faciliter le quotidien, de nous faire gagner du temps.
Malheureusement, la réalité est souvent toute autre. Notre quotidien déborde d’objets en tout genre : le courrier, les stylos, les magazines, les tickets de caisse, la vaisselle, les vêtements… ils sont partout ! Ils envahissent nos plans de travail, nos étagères, tiroirs et armoires, petit à petit. Notre routine finit par tourner autour de divers recherches : « Où est-ce que j’ai mis mes clés déjà ?»

Quelle perte de temps ! Quelle source de stress ! On ne sait même plus ce qu’on a et pire on ne sait même plus ce qu’on aime…

Conclusion : la vraie tâche chronophage, ce n’est donc pas le rangement, mais le « fouillis ». Tout le temps dépensé pour le rangement, vous ne le perdrez plus en recherches futiles. Vous saurez exactement où se trouve chaque vêtement, livre, objet, document et souvenir… autant d’éléments qui comptent vraiment pour vous !

Tout le temps que vous ne passez pas à chercher un objet, vous le dédiez à quelque chose de plus épanouissant ou de plus utile. Par exemple au lieu de chercher vos lunettes partout dans la maison, vous pourrez commencer à lire.

Maintenir l’ordre ou gérer l’urgence du désordre, telle est la question.

Ranger, c’est s’alléger
La méthode Marie Kondo, « le bonheur est dans le peu », nous invite à « conservez uniquement les objets qui vous procurent de la joie »

Ranger, c’est avant tout trier. Donner, jeter, vendre.
Ranger, c’est surtout s’alléger.

Transformer un foyer en un lieu respirant clarifie les idées .
Ranger vous permet aussi de vous sentir plus au clair, plus détendu, et d’avoir l’impression que tout est prêt pour commencer un nouveau projet, une nouvelle tâche. Ranger, ça permet aussi, en quelque sorte, de faire le ménage dans son cerveau. Le tri et le rangement ne sont pas réservés au logis. Vous pouvez aussi appliquer le principe du minimalisme à vos projets professionnels et personnels : faites le tri dans vos projets, commencez par mener à bien l’essentiel et mettez le reste de côté. On n’est efficace que quand on se focalise et qu’on libère son esprit des distractions.

Devenir Maître et acteur de notre intérieur
« Je ne suis plus maître dans ma propre maison ! » Sigmund Freud parlait en ces termes de notre esprit (et de notre inconscient)
Pris au sens littéral, cela s’applique parfaitement au désordre qui règne chez nous et qui nous rappelle chaque jour que la maison n’en fait qu’à sa guise. Ranger, c’est devenir acteur et non victime de son intérieur. C’est retrouver des pièces fonctionnelles et un mode de vie pratique et allégé.
Ranger son chez soi, c’est contrôler la situation. Prendre soin de lui et le garder propre nous rend fier de nous. On a la sensation d’avoir une maitrise sur notre environnement. C’est une composante essentielle au bonheur. On a le sentiment d’être responsable et acteur de notre vie.
Ranger n’est plus une simple tâche redondante et chronophage, sinon l’occasion de repenser son chez soi et de créer un lieu de vie à son image. Le sentiment d’accomplissement que vous éprouverez alors ne pourra être que bénéfique.
Le rangement est un nouveau départ !

Ranger pour mieux se connaitre
D’après Marie Kondo dans son livre « La magie du rangement », ranger se fait en deux étapes :
1ère étape : Faire le tri. D’un coté, les objets qu’on aime, les objets qui nous apportent de la joie puis tous les autres. Notons qu’on ne parle pas d’utilité. Seulement des sentiments qu’on porte aux objets.
2ème étape : Jeter tous les objets pour lesquels on ne ressent rien.

Ranger son intérieur, c’est donc une occasion rêvée pour mieux se connaitre. Une fois que l’on a autour de nous que des objets que l’on aime, on se rend compte de nos goûts.

Ranger pour être plus heureux
Et si le rangement devait occuper une place de choix dans nos vies ?
Et si ranger n’était plus vécu comme une corvée que l’on reporte à la semaine suivante, mais l’occasion de se sentir mieux… vraiment mieux!

Imaginons avoir une plus grande confiance en soi, se sentir plus fier de nous, de ce que l’on fait pour nous. Imaginons avoir plus de temps pour faire des choses que l’on aime.
Ne serait-ce pas le meilleur moyen de nous sentir plus heureux ?
De nous sentir reconnaissant envers la vie et nous-même ?

« La propreté est l’image de la netteté de l’âme » Charles de Montesquieu.

Catherine Agostini-Salembier est coach/ conférencière, enseignante de Méditation, Ethno thérapeute, fondatrice de Latitude bien-Être et guide-accompagnatrice chez Spiritours.

14 juin 2019 - Publié par Anne Godbout

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