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CompostellePar: Marilyne Arpin, accompagnatrice sur le Chemin de Compostelle avec Spiritours

À 20 ans, je prenais un billet d’avion ouvert un an pour l’Europe dans le but de me découvrir. Cinq jours avant mon départ, quelqu’un me parla du Chemin de Compostelle et je décidai que ce pèlerinage ferait parti de mon aventure.

Par ce témoignage, je n’ai pas la prétention de vous dire que faire le Chemin est LA route à suivre, mais plutôt, je viens vous livrer mon expérience, de comment il a su me transformer. Pourquoi ce besoin d’aller chercher au loin ce que nous pouvons trouver dans notre salon? Lorsque nous enjambons cette route conduisant à Jacques, nous ne sommes plus M./ Mme untel, exerçant telle profession, mais devenons un homme/ femme, marchant vers un but encore lointain, ne laissant pour choix d’autres conditions que celle de pèlerin. Cette soif inexplicable d’entreprendre le long chemin menant à Santiago, chacun a certes ses raisons de marcher et suivre cet appel vers l’apôtre.  Isolé de toutes distractions de la vie quotidienne, Compostelle nous permet de renouer avec soi et de faire le vide du tourbillon de la vie en permettant de se remplir du silence qu’offre le Chemin.

Les ampoules ont accompagné mes premiers jours de marche, et j’ai appris que vouloir, ce n’est pas toujours pouvoir. Mais, j’avais le choix; prendre le premier train et rebrousser chemin, ou encore, repousser mes limites et apprendre à me surpasser. J’y ai découvert la force de croire et de faire confiance que le Camino m’offrirait ce dont j’avais besoin, que ce soit d’un lit une fois arrivée à bon port ou quelque chose me mettre sous la dent chemin faisant.

Selon moi, Le Chemin commence une fois qu’on le croit terminé. Ce que l’on ressent, les leçons de vie que l’on apprend, ne sont pas tangibles; toutefois, elles demeurent en nous et les expériences vécues contribuent à changer notre perception de la vie. Aujourd’hui encore, je reste à l’écoute de ma voie intérieure, avec qui j’ai dialogué sur les sentiers et qui m’a indiquée les flèches à suivre, pour poursuivre mes projets du quotidien. À vous, chez lecteurs, je vous le demande à mon tour : en quoi  êtes-vous à l’écoute des signes qui vous entourent afin de parcourir votre propre Pèlerinage?

14 juillet 2011 - Publié par Anne Godbout

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