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La douceur de vivre qui règne à l’Ermitage Saint-Antoine de Lac-Bouchette agit sur le pèlerin comme le ferait un centre où l’on se refait une santé, tant spirituelle que corporelle. La totale!

Par Lucette Bernier, LeBelÂge.ca

L’Ermitage Saint-Antoine, situé à Lac-Bouchette, au sud-ouest du lac Saint-Jean, est un lieu de pèlerinage, de retraite et de prière. Érigé en bordure du lac Ouiatchouan, serti au coeur d’une nature généreuse, le site a su conserver sa vocation première de lieu de retraite et de villégiature. En effet, lorsque l’abbé Elzéar DeLamarre acquiert, en 1906, une propriété de 10 lots face au lac Ouiatchouan, il le fait en souhaitant fuir les bruits de la ville et se reposer…


La petite histoire

En moins de 10 ans, le refuge privé de l’abbé DeLamarre devient un lieu de pèlerinage. Les gens aiment venir pour y prier, et l’abbé fait construire une seconde chapelle au côté de la première. Un jour, au cours de l’une de ses promenades méditatives, l’abbé découvre une grotte qui lui rappelle celle de Lourdes. Dès lors, à la dévotion à Saint-Antoine de Padoue, il ajoute celle dédiée à Notre-Dame de Lourdes.

La ferveur pour l’Ermitage Saint-Antoine prend son essor en 1912 avec l’annonce de la guérison miraculeuse d’un homme atteint d’un cancer, après qu’il eut prié près de la grotte de Lourdes. «Tant pis pour la quiétude!», s’est probablement dit l’abbé DeLamarre, et il décide de faire construire des résidences pour accueillir les pèlerins qui affluent. Après l’érection de l’Hôtellerie de la Grotte, du monastère des pères capucins et de l’Accueil Notre-Dame, ça a été au tour du centre culturel et, plus récemment, des pavillons d’hébergement Béthanie, Nazareth et Emmaüs. Les lieux de culte voient aussi le jour. En plus des chapelles Notre-Dame de Lourdes et celle de Saint-Antoine, il y a la chapelle Mariale, la chapelle en plein air, qui peut accueillir jusqu’à 1 000 personnes, et celle de la Fraternité des capucins.

Distribués sur l’ensemble du site, d’autres lieux de recueillement, plus intimes, sont érigés, comme la grotte de Lourdes, la Scala Santa qui rappelle l’escalier gravi par Jésus lors de la comparution devant Pilate, le chemin de croix et le calvaire, sculpté dans le bois par Louis Jobin.

Ce sont les pères capucins qui poursuivent, depuis l’été 1925, l’oeuvre pastorale de l’Ermitage. Ils sont venus s’y installer à la demande de l’abbé DeLamarre dont les capacités physiques allaient en diminuant à cette époque. Aujourd’hui, une dizaine de capucins, dont plusieurs têtes grisonnantes, tiennent le phare, bien secondés par des religieuses de la communauté des soeurs antoniennes de Marie, et par les employés, qui font un travail remarquable.

 

N.B. Spiritours organise chaque été un voyage organisé à l’Ermitage de Saint-Antoine au Lac Bouchette, pour plus d’information, cliquez ici.

4 avril 2013 - Publié par Anne Godbout

Au cours du synode sur la nouvelle évangélisation tenu à Rome en octobre dernier, le Patriarche de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, a dit: “Un pèlerinage dans les Lieux saints est un excellent moyen de raviver sa foi.  Il permet de mieux connaitre le cadre historique, culturel et géographique où sont nés les Mystères auxquels nous croyons.¨

Il y a 27 ans que j’accompagne et guide des pèlerins en Terre sainte (Israël, Palestine et Jordanie) et j’abonde exactement dans le même sens: la visite des Lieux saints confirme et renforce la foi de ceux et celles qui viennent les découvrir !

À l’agence de voyages Spiritours où je travaille, il nous importe, après une solide préparation et un intense pèlerinage, de faire un retour en groupe sur ce que les gens ont vécu.  Et ce qui me frappe, c’est que beaucoup de personnes affirment découvrir, approfondir et même retrouver le goût de lire la Bible.  Ils n’entendent plus ce qu’ils lisent personnellement ou écoutent aux célébrations de la même façon, et ce, autant pour l’Ancien que le Nouveau Testament.  Ils ont dorénavant des images, des émotions, un vécu à l’intérieur de plusieurs des textes.  Aussi les messes prennent un tout autre sens, plus profond, plus expérienciel.

Pour la plupart des pèlerins, ce voyage devient le début ou l’approfondissement très fort d’un parcours spirituel et ils deviennent des ¨porteurs¨ d’une Bonne Nouvelle qu’ils ont reçue et partagée pendant quelques jours auprès

18 janvier 2013 - Publié par Anne Godbout

L’ Église que nous formons en a traversé des crises de foi depuis ses 2000 ans d’existence! Et il semble qu’à tous les 500 ans, il en arrive une majeure : à la chute de l’Empire romain, après l’An mille, à la Renaissance… et maintenant! C’était de grands bouleversements dans les sociétés et cela s’est accompagné d’indifférence religieuse, comme si on n’avait plus besoin de Dieu, comme si la foi théologale n’était plus importante. On mettait tout au rencart. Mais lorsque venait le temps favorable, lorsque les mentalités étaient prêtes et qu’on voyait bien que ça ne pouvait plus continuer, l’Esprit Saint a soufflé et il y a eu des personnes qui se sont levées pour ramener le coeur des hommes à la foi en Dieu et à la vie de l’Évangile: les moines aux VIe et VIIe siècles; les Ordres mendiants aux XIIe et XIIIe siècles; les communautés religieuses aux XVIe et XVIIe siècles… Tous ces grands mouvements d’évangélisation qui montrent bien que le monde change, mais que Dieu veille et que lorsque les champs sont prêts, Il peut enfin semer sa Parole avec abondance, et tout recommence.

Nous sommes parvenus à un autre cycle de 500 ans…

12 novembre 2012 - Publié par Anne Godbout

Par Yves Guézou, TOURISME PLUS.com (le portail des professionnels du voyage)

Spiritours aura 10 ans en 2013. Ce voyagiste non conventionnel présentait hier soir (2 octobre) sa nouvelle brochure à l’Auberge de l’Oratoire Saint Joseph. Au programme, des voyages de ressourcement thématiques et une rencontre avec soi-même!

C’est donc sous le thème Ouvrez vos yeux, votre cœur et votre esprit que Spiritours et sa directrice Anne Godbout ont présenté leurs voyages de ressourcement pour petits groupes, voyages dans lesquels la spiritualité tient une place importante.

« Les voyages de ressourcement et les pèlerinages ne sont pas toujours ce que les gens en pensent, expliquait Théa Van de Kraats, guide accompagnatrice. Bien sûr, nous privilégions la spiritualité et il se peut que nous célébrions une messe le matin. Mais nous allons la célébrer dans un champ ou une grotte! Nous organisons des voyages de plaisir qu’accompagne la foi. »

Parmi les voyages proposés par Spiritours, on retrouve bien sûr des destinations classiques telles que la Terre Sainte ou la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, mais le voyagiste offre également des destinations et des activités inattendues. Laisser être, tel est donc le thème d’un voyage de 7 jours proposé dans les Bahamas : une rencontre avec les dauphins!

« Les dauphins sont des enseignants extraordinaires, affirme le docteur Christine Angelard, accompagnatrice pour ce séjour. Ils ont…

3 octobre 2012 - Publié par Anne Godbout

Publié le 26 Septembre 2012
Hélène Ruel, La Nouvelle UnionJamais, l’abbé Gérard Marier n’aurait pensé qu’un jour il se dirait si «fier» de lui.

Jamais, l’abbé Gérard Marier n’aurait pensé qu’un jour il se dirait si «fier» de lui. Et pour cause! À 82 ans, il arrive tout juste… et toujours aussi droit, d’une longue marche de 300 kilomètres sur le caillouteux chemin de Compostelle. «Dans ma vie, j’ai beaucoup appris par les livres. Je ne pensais pas qu’on pouvait en apprendre autant par les pieds, par ce mouvement si simple et répétitif des pieds!», dit-il.

Parti le 31 août avec un groupe de la Communauté du Désert, il a marché, trois semaines durant, à raison d’une vingtaine de kilomètres par jour, de Burgos en Espagne jusqu’à la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Au dernier jour de son pèlerinage, le 19 septembre, au terme d’une longue marche de 6 heures et demie, l’abbé Marier dit avoir pleuré devant la cathédrale. Bouleversé de reconnaissance.

«J’ai fait quelque chose par la grâce de Dieu», dit-il. Tout au long de sa randonnée, l’abbé Marier, parfois à l’écart du groupe, priait Dieu. Lui demandant le souffle, la puissance et l’énergie selon qu’il devait monter, descendre ou avancer sur des plateaux de chemin graveleux.

«J’ai déployé beaucoup d’énergie avec la carte de crédit de Dieu», dit encore l’abbé Marier.

On peut s’attendre, tel qu’on le connaît, à ce qu’il se mette à l’écriture, au récit de ce pèlerinage, tant il en a été renversé. «J’ai le sentiment qu’en septembre, je suis passé de l’automne à l’été. Comme si tout mon paysage intérieur avait changé.»

1 octobre 2012 - Publié par Anne Godbout

Lorsque j’annonce à mes proches que je pars pour un pèlerinage en Terre Sainte les gens me souhaitent bonne vacances ou bien me disent : reposez-vous M. le curé, profitez-en bien!

Tout cela me touche mais en même temps me fait réfléchir sur le sens que je donne à accompagner des groupes pour leur faire vivre des pèlerinages. Cela m’amène toujours à me poser la question : pourquoi j’organise ce genre d’expérience?

Pour moi un pèlerinage c’est une grande aventure qui m’amène à méditer sur le sens même de ma vie et comment ma foi en est le fondement.

Nous portons tous de grands questionnements à l’intérieur de nous. En ce sens nous sommes tous dans la même barque, le même bateau, celui de la vie. Où va notre vie, dans quel sens le vent nous entraine-t-il? La vie va vite comme on dit souvent. Le temps passe à une vitesse vertigineuse et nous sommes souvent étourdis, pressé par ce temps. Nous n’avons pas le temps de comprendre où nous mène le temps. Voilà pourquoi un pèlerinage devient une source extraordinaire pour s’arrêter, pour prendre du bon temps. Un peu comme Jésus disait à ses amis : Venez à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu. (Marc 6, 30-33)

Un pèlerinage c’est un temps que je me donne pour aller à l’écart, pour prendre

28 février 2012 - Publié par Anne Godbout

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Ce blogue est une gracieuseté du Groupe Spiritours