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L’émission C’est ça la vie a présenté le tourisme spirituel comme une tendance, vendredi 11 mars dernier à l’antenne de Radio-Canada. (photo ci-dessus: l’animatrice Marcia Pilote avec Anne Godbout, directrice générale de Spiritours).

Vous pouvez visionner l’émission en ligne : www.tou.tv/c-est-ca-la-vie/S2010E120

Résumé de l’émission:

Le tour du monde à pied avec Jean Béliveau
Le 18 août 2000, jour de son 45e anniversaire, Jean Béliveau a entamé un tour du monde à pied. Vivant une déprime aiguë, il a entrepris ce voyage pour trouver un sens à sa vie. Depuis son départ, il a marché près de 75 000 km, pendant 4000 jours, dans 64 pays… et usé une cinquantaine de paires de souliers! Il témoigne aujourd’hui de ce périple un peu fou, mais riche en découvertes, sur le plan tant humain que culturel.

Le tourisme spirituel
Vous connaissez probablement des gens dans votre entourage qui ont fait le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle ou tout autre type de marche spirituelle. Le tourisme spirituel est en vogue et, avec l’influence du yoga et de la méditation, les gens se rendent de plus en plus loin pour se recueillir. Notre reporter Evelyne Asselin a rencontré trois résidents d’Edmonton qui se sont rendus au printemps dernier à Bangkok, en Thaïlande, pour une retraite de méditation. Une expérience de partage loin des cloisons religieuses.

Une agence pour voyages spirituels
Les agences de voyages ne s’y trompent pas en offrant de nouveaux produits, notamment des voyages spirituels ou de ressourcement, qui sont de plus en plus populaires auprès des voyageurs. Nous accueillons aujourd’hui Anne Godbout, fondatrice de Spiritours, une agence basée à Montréal qui offre de nombreux pèlerinages. Du yoga en Inde ou en Californie à la méditation en Thaïlande, d’une visite de sites toltèques en Amérique latine à des séjours en Terre sainte, là où la religion occupe une place centrale, nous vous invitons à sortir des sentiers battus!

14 mars 2011 - Publié par Anne Godbout

Nous ne nous en rendons pas toujours compte mais nous sommes profondément marqués par l’idéologie dans laquelle nous baignons, celle du capitalisme.  Nous prenons en achetant ce qu’on nous fait désirer par la publicité; nous exigeons puisque nous payons; et nous voulons tout, tout de suite  Il en va de même en voyage : nous exigeons et prenons les services que nous avons choisis et pour lesquels nous avons payés.  C’est ce qu’on appelle le «tourisme» capitaliste.

Mais ce n’est pas la seule façon de voyager.  On peut choisir de partir dans un tout autre esprit : celui de recevoir.  Au lieu d’exiger, de prendre, de tout planifier, de nous méfier de tout et de tous, …  nous pouvons au contraire aller avec un esprit qui attend, qui patiente, qui espère, qui cherche à rencontrer soi-même, les autres et aussi Dieu; un esprit qui croit que tout est possible même quand cela paraît improbable !  C’est un tout autre esprit, c’est l’esprit du véritable «pèlerinage» dans la communion.

Et cet Esprit nous vient du Seigneur Jésus lui-même.  Lorsque nous contemplons sa vie à travers la Parole, les Évangiles particulièrement, nous constatons que jamais le Seigneur ne demande ni n’exige pour lui; au contraire, il attend tout de son Père et des autres.  Jésus n’a pas été un «touriste» sur la terre mais l’authentique «Pèlerin».

Un pèlerinage dans l’esprit chrétien, peu importe où nous allons (Charlevoix, monastère, désert, Compostelle, Terre sainte, etc…), c’est essentiellement un moment reçu pour redécouvrir ou approfondir la spiritualité avec le Christ : vivre comme lui, nous «recevant» tout entier de son Père, chacun dans les nécessités de son état de vie.  Après cette expérience de dépaysement, c’est notre vie de tous les jours qui peut, en contradiction avec le monde, devenir pèlerinage !  Bonne route…


Christian Bourgault, ptre

- Publié par Anne Godbout

De plus en plus de voyageurs se lassent des formules tout inclus et désirent voyager autrement. Les voyages de ressourcement et les voyages initiatiques sont de plus en plus tendance et répondent au besoin vital de prendre un temps d’arrêt, vu le train de vie effréné des temps modernes. Peut-on faire confiance aux organismes qui les offre ? Qu’est ce qui défini ce type de voyages ? Anne Godbout, directrice de Spiritours, nous donne son avis sur ces différentes questions d’actualités.

Voyages initiatiques ? De quoi parle-t-on au juste?

« Le principe du voyage initiatique est d’apporter « un plus » à celui qui le vît. Ce « plus » peut se situer à de nombreux niveaux et dans de nombreux domaines, le principal étant de permettre à l’initié de gravir un échelon dans la connaissance des autres, du monde et surtout de soi, de lui. L’expression « les voyages forment la jeunesse » en est la parfaite illustration, car il n’y a rien de mieux que de voyager pour découvrir, comparer, relativiser ce que nous sommes, où et comment nous vivons. Il s’agit d’un principe philosophique dont le but ultime est d’arriver à la connaissance de la vérité absolue (la philosophie est entre autres une méthode permettant normalement d’atteindre aussi ce but), ainsi qu’à la sagesse. » (texte de Lionel Dupuy à propos du tour du monde en 80 jours de Jules Verne). Par définition, tout voyage peut donc être initiatique, encore faut-il être prêt à le vivre comme tel… on peut croire que c’est le but poursuivi qui va le plus souvent distinguer un voyage initiatique d’un autre type de voyage, mais c’est peut-être davantage les rencontres et l’ouverture aux imprévus qui vont permettre une découverte intérieure, un « éveil », une expérience mystique ou tout simplement une meilleure connaissance de soi.

Quand le voyage au loin devient un voyage au fond de soi.

Ce qui caractérise principalement les voyages organisés de type initiatique est le fait qu’il y a un thème, des ateliers, des enseignements ou des méditations pour susciter la réflexion, favoriser l’ouverture du cœur et de l’esprit et donner des outils de croissance personnelle. Pour Spiritours l’objectif suggéré est simple : faire un pas de plus, peu importe où chacun est rendu dans son cheminement. Le pas de plus peut être simplement de prendre conscience de ses limites… L’accompagnateur doit être très respectueux du rythme et de la liberté de croyance de chacun et ne rien imposer. Les moments de silence et même de solitude sont encouragés pour reprendre contact avec soi-même et avec le Soi. Les lieux visités sont choisis avec soin pour favoriser la démarche. La nature occupe une place privilégiée, car elle favorise la contemplation, la paix intérieure et elle est souvent le reflet des paysages intérieurs. Le rythme du voyage sera plus lent que les circuits traditionnels afin de prendre le temps de se déposer, de s’imprégner des lieux et de se ressourcer. On ne cherchera plus à voir le plus de choses possibles à la course et superficiellement, on va se concentrer sur les lieux les plus importants pour aller plus en profondeur et rencontrer la population locale.

On a fait du tourisme une marchandise alors que cela devrait être une occasion de rencontrer l’autre, de connaître une autre culture et de s’enrichir mutuellement de nos différences. Il serait incohérent pour Spiritours de faire des voyages qui ont pour objectif d’aider les individus à devenir de meilleurs êtres humains tout en encourageant un tourisme de masse dominé par les multinationales, qui ne respecte pas l’environnement ni les populations locales. La réponse à cette préoccupation fut trouvé dans le tourisme équitable, qui cherche à encourager l’économie locale et le développement durable des populations visitées. « Le voyage est un moyen privilégié de lien et de compréhension entre les peuples. Il doit permettre l’épanouissement du voyageur et de l’accueillant sur les plans personnels, culturels et économiques. » (Chartre du tourisme équitable, www.world-tourism.org).

12 septembre 2010 - Publié par Anne Godbout

La nature faunique du Kenya est aussi riche que l’imagination puisse le permettre. Certes, il y a les gros félins – « Attention au chat ! » me disait-il en prenant une marche ensemble dans la savane, il avait le sens de l’humour Sinkolio Mpoe – les hordes d’ongulés (gazelles, élans, gnous, zèbres, topis, etc.) les buffles qui n’ont pas le sens de l’humour, les hippopotames, les rhinos, les gracieuses girafes, les oh-très-présents éléphants et les imprenables singes. Et si l’on pouvait se passer de toute cette faune, le Kenya demeurerait le paradis des ornithologues en herbes.

Mais voilà, cette faune a aussi ses difficultés. L’assèchement pour un a vu les lacs (Naïvasha et Nakuru) baisser de quelques pieds en une seule année. Là où je prenais pirogue l’an dernier pour aller à Crescent Island, je pouvais marcher « sous » le quai cette année ; je fais 6pi 2po. Puis le sympathique guépard qui nous a boudé cette année ; semble-t-il qu’il y a un marché pour les parcs privés. Il nous est alors aisé de comprendre la difficulté éthique qu’aurait un gardien de parc devant 10 000$ pour un bébé guépard alors qu’il n’en fait que 500$ ou 600$ par année et qu’il a probablement toute une dépendance à la maison ; rien de prouvé, des rumeurs mais il n’y avait pas de guépard cette année dans les parcs. Puis, l’année dernière, cette levée de l’embargo sur la vente de l’ivoire en stock qui a redonné à certains l’espoir de fructifier rapidement – nécessité et survie obligent – ce qui a donné lieu au braconnage des cornes dans le nord : éléphants et rhinocéros encore une fois victimes du besoin essentiel de certains, de la cupidité des autres.

1 septembre 2010 - Publié par Anne Godbout

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Ce blogue est une gracieuseté du Groupe Spiritours